•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Nouveau directeur général du Canadien, Kent Hughes brise la glace au Centre Bell

Un homme en conférence de presse

Kent Hughes, DG du Canadien

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Kent Hughes a tenu mercredi, au Centre Bell, son premier point de presse à titre de directeur général du Canadien de Montréal, après avoir été nommé à ce poste la veille. Il était accompagné du président et propriétaire de l’équipe, Geoff Molson, ainsi que du vice-président des opérations hockey, Jeff Gorton.

C’est sous le signe de la prudence sur la patinoire du Centre Bell qu'il a fait ses premiers pas dans son nouveau poste.

L’ex-agent de joueurs de 51 ans a répondu avec aplomb, tant en français qu’en anglais, aux questions des nombreux journalistes.

Pour un gars d'ici, devenir le directeur général du Canadien, c'est l'occasion d'une vie, a-t-il confié.

« C'est en quelque sorte un retour à la maison avec l'équipe de mon enfance. »

— Une citation de  Kent Hughes, directeur général du Canadien de Montréal

S’il a d’abord remercié Geoff Molson et Jeff Gorton pour leur confiance, ainsi que les partisans et les médias pour leur soutien des derniers jours, c’est à la fin du point de presse que Hughes a laissé paraître les émotions qu’il vivait dans l’instant présent.

Je suis tellement fier. Ce sont des moments… Je suis excité de les partager avec ma famille. Je ne peux pas vous dire le nombre de mes clients qui m’ont appelé même au milieu des négociations. Des gars comme Kris Letang, pour me dire qu’ils étaient fiers de moi. C’est émotif et c’est spécial, a-t-il reconnu.

Grosse commande

Tout en réitérant à de nombreuses reprises qu’il allait discuter de tous les aspects de la gestion de l’équipe avec Gorton, Hughes a quand même indiqué quelles seraient ses priorités des prochaines semaines.

La première démarche pour moi, c’est d’aller rejoindre l’équipe à Vegas pour prendre le temps de connaître les joueurs, comme joueur et comme personne. On va aussi aller à la rencontre des gens qui travaillent dans les différents départements, comme le dépistage, les statistiques avancées et le développement des joueurs. Troisièmement, ce sera de se préparer pour la période des échanges, a ajouté le 18e directeur général de l’histoire de l'équipe.

Le reportage de Normand Grondin

Sans surprise, il a ajouté qu’il était encore trop tôt pour qu’il donne des précisions quant au sort qui sera réservé aux membres de l’édition actuelle du Tricolore.

Il veut bien sûr s’accorder le temps d’analyser le personnel dont il a hérité de son prédécesseur, Marc Bergevin, qui a été congédié en novembre. C'est pour ça qu'il n'a évoqué aucun échéancier non plus pour la renaissance de la tradition gagnante au sein de l'équipe qui l'a vu grandir.

Pour sa part, Gorton a réitéré sa volonté de travailler en collégialité afin de permettre à son subalterne de mettre en place les bases de son projet de relance.

Il a tenu à souligner qu’il n’y avait pas eu de favoritisme dans le processus d’embauche et que, contrairement à ce qui avait circulé récemment, il n’avait pas embauché son meilleur ami.

« Venant de Boston, je ne pense pas qu’aucun de mes amis ne voudrait se retrouver à diriger le Canadien de Montréal (rires). Oui, j’ai pensé à Kent, mais je ne savais pas s’il allait considérer la proposition. Nous avons rencontré d’excellents candidats. Je ne le connaissais qu'à partir des relations directeur général-agent que nous avions eues. Mais plus j’échangeais avec lui, plus j’étais convaincu qu’il était fait pour le poste. »

— Une citation de  Jeff Gorton, vice-président, opérations hockey du Canadien de Montréal

Je ne serais pas ici si je ne croyais pas en mes capacités d’occuper le poste, a renchéri Hughes. Si je n’avais pas été le meilleur candidat, je n’aurais pas été retenu. Les autres candidats ont eu l’occasion de se faire valoir dans le processus.

Gros plan d'un homme de profil en conférence de presse

Kent Hughes

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Geoff Molson a précisé que 11 candidats avaient été interviewés pour le poste, et que la liste a été réduite à 3 pour la deuxième entrevue. La nomination de Kent Hughes est l'aboutissement d'un processus efficace et complet, estime le propriétaire.

Il est convaincu d’avoir mis la main sur un duo capable de redorer le blason d’une équipe qui en a bien besoin.

« Il n’y avait pas de favori quand nous avons commencé le processus. Deux autres membres du comité de sélection nous ont aidés avec les entrevues des 11 candidats et candidates. Quand le comité a réduit la liste à trois personnes, encore une fois, il n’y avait pas de préférence.  »

— Une citation de  Geoff Molson, propriétaire et président du Canadien de Montréal

Kent Hughes est diplômé en droit. Avant d’accepter de devenir le DG du CH, ce Montréalais représentait plus de 20 joueurs de la Ligue nationale de hockey (LNH), dont Patrice Bergeron (Bruins de Boston) et Kristopher Letang (Penguins de Pittsburgh).

Il travaillera de concert avec Jeff Gorton dans une nouvelle structure à deux têtes au sein des opérations hockey, qui a été mise en place par Geoff Molson.

À son entrée en poste, en décembre, Jeff Gorton avait révélé qu'il cherchait un candidat avec une vision différente de la sienne et qu'il n'hésiterait pas à considérer pour le poste un agent, ce que le Tricolore a fait.

En l’absence des joueurs actuels de l'équipe, qui poursuit un long périple de 7 matchs en 16 jours en sol américain, plusieurs anciens du Canadien avaient été invités à la présentation du nouveau directeur général, une tradition qui avait été abandonnée au cours des récentes années.

Un bandeau annonçant le balado de Radio-Canada Sports : Tellement hockey
Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !