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Les grands moments sportifs canadiens de 2021

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Stéphanie Labbé et l'équipe canadienne féminine de soccer ont gagné l'or aux Jeux olympiques de Tokyo.

Photo : Getty Images / Koki Nagahama

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Jean-François Chabot

Malgré la pandémie qui a entaché l’année 2021, celle-ci a été forte en émotions pour les athlètes canadiens sur la scène internationale.

Voici une sélection de quelques-unes des réalisations qui nous ont permis de partager de grands frissons.

Honneur au soccer

Il ne fait aucun doute que le Canada a connu une année faste et une véritable renaissance dans l’univers du ballon rond.

Il suffit de songer à la sélection féminine qui a enfin mis la main sur la médaille d’or olympique aux Jeux de Tokyo 2020 après avoir dû se satisfaire du bronze à Londres, en 2012, puis à Rio, en 2016.

La finale, qui a vu la gardienne Stephanie Labbé réaliser des petits miracles contre la Suède, a été la compétition olympique la plus suivie au pays, avec plus de 4,4 millions de téléspectateurs branchés à la couverture olympique de CBC/Radio-Canada.

Du côté masculin, en plus de terminer l’année en affichant la plus importante progression au classement mondial de la FIFA, le Canada ne s’est pas retrouvé aussi près d’une qualification pour la phase finale de la Coupe du monde depuis 1986.

Les qualifications de la zone CONCACAF nous ont fourni deux points d’orgue avec les victoires de 4-1 contre le Panama, à Toronto, puis de 2-1 contre le Mexique au cœur du décor polaire du stade du Commonwealth, à Edmonton.

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Cyle Larin a enregistré un doublé pour mener la sélection unifoliée à un triomphe contre la redoutable équipe mexicaine.

Photo : La Presse canadienne / Jason Franson

On gardera en mémoire la fulgurante accélération et le but d’Alphonso Davies contre la défense panaméenne, de même que le but vainqueur de Cyle Larin contre les Mexicains, lequel a été ponctué de la célébration de Sam Adekugbe, qui s'est jeté dans un banc de neige.

Avec six matchs à disputer, le Canada est invaincu et trône au sommet de sa section continentale. Le prochain rendez-vous au Canada est prévu le 30 janvier, contre les États-Unis, à Hamilton, entre deux matchs à l'étranger.

Entre les lignes

Les représentants canadiens ont aussi fait tourner les têtes sur la scène du tennis.

Comment oublier les performances de Leylah Annie Fernandez et de Félix Auger-Aliassime, tous deux brillants aux Internationaux des États-Unis?

Âgée de 19 ans, Fernandez a baissé pavillon, en finale, devant la Britannique Emma Raducanu en deux manches de 6-4 et 6-3.

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Leylah Annie Fernandez, 19 ans, et Emma Raducanu, 18 ans

Photo : afp via getty images / TIMOTHY A. CLARY

Au-delà de son parcours qui comprenait des victoires face à la championne sortante Naomi Osaka ou à l'ancienne no 1 mondiale Angelique Kerber, on retiendra le discours qu’elle a adressé à la foule du stade Arthur-Ashe.

Elle a alors souligné la résilience des New-Yorkais en cette journée qui marquait le 20e anniversaire des attentats du 11 septembre. Arrivée dans la Grosse Pomme en tant que 73e joueuse mondiale, Fernandez a conclu l’année en 24e place au classement de la WTA.

Premier homme canadien à atteindre le carré d’as en simple à Flushing Meadows, Félix Auger-Aliassime, maintenant 10e à l’ATP, a aussi pris part aux quarts de finale à Wimbledon, en plus de disputer des finales à Stuttgart et à Melbourne.

Une piste en rouge

Les Jeux olympiques de Tokyo nous ont donné l’occasion d’applaudir les exploits de Damian Warner et d’Andre De Grasse en athlétisme.

Warner est devenu le premier Canadien à récolter la médaille d'or du décathlon, concours comprenant 10 épreuves de courses, de lancers et de sauts échelonnées sur deux jours.

Warner a de plus inscrit un record olympique avec une impressionnante récolte de 9018 points. Seulement trois autres décathloniens avaient franchi le plateau des 9000 points avant lui. Pas étonnant qu'on lui ait décerné le trophée Lou-Marsh remis à l’athlète canadien de l’année.

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Le Canadien Damian Warner est devenu champion olympique du décathlon aux Jeux de Tokyo.

Photo : afp via getty images / BEN STANSALL

Pour sa part, De Grasse a ajouté trois médailles olympiques à sa collection, qui en compte désormais six. En plus du bronze sur 100 m et au relais 4 x 100 m, l’Ontarien s'est hissé sur la plus haute marche du podium pour la première fois sur 200 m, en 19,62 s, un record canadien.

En para-athlétisme, Brent Lakatos, originaire de Dorval, a remporté une médaille d’argent avec un temps de 14,55 s sur 100 m en fauteuil roulant, l’une des quatre récompenses qu’il a récoltées parmi les six épreuves auxquelles l’homme de 41 ans était inscrit.

Comme des poissons dans l’eau

La piscine olympique a vu Penny Oleksiak devenir l’athlète canadienne la plus décorée aux Jeux. Avec ses trois médailles de Tokyo, la nageuse de 20 ans a porté son total à sept, laissant Clara Hughes et Cindy Klassen dans son sillage.

Oleksiak a ainsi largement contribué au fait que 18 des 24 médailles canadiennes ont été l’affaire des femmes.

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La nageuse canadienne Penny Oleksiak a remporté la médaille de bronze au 200 m style libre aux Jeux olympiques de Tokyo.

Photo : Getty Images / AFP / JONATHAN NACKSTRAND

Et que dire de la surprise totale sur le visage de Maggie Mac Neil à la suite de son triomphe en finale du 100 m papillon.

Sa réaction à retardement qui a rendu l’instant inoubliable était simplement due à sa myopie, qui a ralenti sa lecture du tableau indicateur. Mac Neil avait elle aussi trois médailles, une de chaque couleur, dans ses valises pour le retour à la maison.

Pour ne pas être en reste, Aurélie Rivard a donné au Canada sa première médaille d’or des Jeux paralympiques en défendant son titre avec un record du monde (58,14 s) au 100 m libre dans la catégorie S10.

L’athlète de Saint-Jean-sur-Richelieu âgée de 25 ans s'est également emparée de l’or au 400 m libre, là aussi avec une marque mondiale. Elle a rapporté cinq médailles de Tokyo.

Des arguments de poids

Sur un plateau différent, l’haltérophile rimouskoise Maude Charron a épaté la galerie avec sa conquête de la médaille d’or chez les moins de 64 kg.

À ses premiers jeux, Charron a soulevé une charge totale de 236 kg, dont 131 kg à l’épaulé-jeté. Elle est ainsi devenue la deuxième haltérophile canadienne à décrocher un titre olympique après Christine Girard, à Londres, en 2012.

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La performance de la Québécoise Maude Charron a créé un engouement cet été.

Photo : Radio-Canada / Chris Graythen

Mention honorable à la boxeuse Mandy Bujold, qui a fait reculer le Comité international olympique avec sa requête pour que soit reconnue la pause de maternité qu’elle s’est accordée pour donner naissance à sa petite Kate Olympia, en 2018.

Cette pause, jumelée à l’arrivée de la pandémie, a tenu Bujold à l’écart des épreuves qualificatives pour Tokyo. La Franco-Ontarienne a eu recours au Tribunal arbitral du sport pour faire reconnaître ses résultats précédents et se tailler une place dans le tournoi olympique.

Dans le même esprit, la basketteuse Kim Gaucher a obtenu de pouvoir voyager à Tokyo en compagnie de sa fille, qu’elle allaitait encore au moment des JO.

D'après un texte de CBC Sports

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