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Félix Auger-Aliassime, le vieux sage de 21 ans

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Félix Auger-Aliassime

Photo : Getty Images / GEORG HOCHMUTH

Radio-Canada

Maintenant 11e raquette mondiale, Félix Auger-Aliassime souhaite attaquer la saison 2022 comme il le fait avec ses coups, avec force et contrôle.

Au-delà de son ambition, c'est son calme et sa sagesse qui ressortaient lors de son entrevue au micro de Patrick Masbourian, vendredi, à Tout un matin.

Je suis jeune, je suis à la 11e place, mais je pense qu'il y a encore beaucoup de choses que je peux mieux faire. De semaine en semaine, j'essaye de devenir un meilleur joueur de tennis, a-t-il laissé tomber candidement.

« Ce que j'aime de ce sport, c'est que c'est un ajustement constant. Il n'y a pas de limites à l'amélioration. On peut toujours faire mieux et j'ai encore une grande marge de progression. »

— Une citation de  Félix Auger-Aliassime, 11e joueur mondial

Demi-finaliste aux Internationaux des États-Unis, quart de finaliste à Wimbledon et à Cincinnati, et finaliste à Stuttgart et à Melbourne, le jeune homme de 21 ans garde les deux pieds sur terre.

Après son bon début de saison en 2021, Auger-Aliassime estime qu'il a manqué de régularité.

Il y a eu un manque de constance. Surtout sur terre battue [...] Des contre-performances notamment à Roland-Garros, qui est un tournoi important pour moi. Mais à partir du mois de juillet, avec les tournois sur gazon, et après les tournois aux États-Unis, en finissant avec le US Open, je pense que j'ai repris un très bon niveau et j'ai su rebondir.

Malgré une première moitié de saison jugée insatisfaisante, il a réussi à atteindre le top 10 mondial pour la première fois.

Quand je fais le bilan, ça reste une très belle année.

Toni Nadal, ajustement et force mentale

Après s'être séparé de son entraîneur de longue date Guillaume Marx en novembre 2020, FAA a ouvert la porte à un homme bien connu dans le circuit de l'ATP, Toni Nadal, l'oncle de Rafael.

Malgré toute l'expérience de l'entraîneur espagnol, les résultats ont tardé à se manifester.

Au début, on n'a pas eu les résultats qu'on voulait sur les tournois. Mais entre les matchs, on s'est servi de ce temps-là pour travailler sur certaines choses qui m'ont servi plus tard, qui ont payé plus tard dans la saison, a expliqué Félix Auger-Aliassime.

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Toni Nadal

Photo : Getty Images / Julian Finney

Il y a aussi une partie d'ajustement qui est normale. C'est une personne importante dans le tennis qui a fait beaucoup de choses, c'est peut-être une petite pression qui s'ajoute.

Les enseignements de Toni Nadal ont effectivement payé.

« Il a mis beaucoup l'accent sur mon jeu de jambes, mon déplacement. Évidemment, au tennis, on frappe la balle avec notre bras, mais tout se fait avant avec les jambes. »

— Une citation de  Félix Auger-Aliassime

Mieux tu vas être placé, mieux tu vas bouger. Tu vas avoir de meilleures chances d'avoir une frappe de bonne qualité, mais aussi une bonne précision.

En écoutant parler le Montréalais de 21 ans, on croit entendre un vétéran.

On travaille pour que je sois un joueur qui frappe le meilleur coup avec la balle que je reçois. C'est essentiel, on ne peut pas frapper chaque balle de la même façon. Il a travaillé pour que je sois plus élastique dans mon esprit, pour que je sois capable de m'ajuster et d'être malléable.

L'une des déceptions de Félix Auger-Aliassime en 2021 aura été d'avoir déclaré forfait pour le tournoi de la Coupe Davis. Lui et son compatriote Denis Sahpovalov ont dû tourner le dos à l'équipe canadienne.

Un choix difficile, mais inévitable, selon le principal intéressé.

C'est malheureux, je n'ai pas pu jouer la Coupe Davis, mais ça faisait quelques mois que je souffrais d'une douleur au genou que je n'arrivais pas à me débarrasser. Et là, ça va beaucoup mieux.

Je dois faire ce qui est mieux pour mon corps et mon esprit pour les années à venir, a-t-il souligné.

Le calendrier éreintant de l'ATP y est certainement pour quelque chose.

De janvier à novembre 2021, le Canadien a disputé 22 tournois.

C'est vrai que c'est beaucoup.

C'est une habitude à prendre, mais c'est aussi des choix à faire. Comme joueur, il faut avoir une vision à long terme. Si j'ai envie de jouer 10 à 15 ans à un très haut niveau, je dois faire une bonne programmation.

Malgré son horaire chargé, FAA garde le moral.

À chaque tournoi, j'arrive avec une grande motivation, un esprit positif de vouloir compétitionner, mais c'est sûr que je reste très vigilant à garder un équilibre dans tout ça, a-t-il conclu.

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