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Abus dans le sport : du financement supplémentaire pour l’Officier des plaintes

Plan au-dessous des genoux d'un joueur de soccer, qui a le pied sur un ballon.

Un joueur de soccer

Photo : iStock

L’Officier des plaintes n’a pas encore soufflé sa première bougie, mais est déjà assuré de continuer son travail jusqu’en 2024.

Le financement de ce mécanisme indépendant, qui reçoit et traite les plaintes d’abus dans le milieu sportif québécois, a été garanti pour les trois prochaines années par la ministre déléguée à l’Éducation, Isabelle Charest, ce qui représente une somme de 2,25 millions de dollars.

Le sport occupe une place très importante dans ma vie au même titre que les valeurs de respect, d’égalité et d'intégrité, a souligné la médaillée olympique en patinage de vitesse. La pratique d’un sport, récréative ou de haut niveau, ne devrait jamais être entachée de mauvaises expériences ou de comportements répréhensibles.

En poste depuis trois ans, son mandat a été marqué par la prise de conscience du milieu sportif et de la population en général qu’il fallait en faire davantage pour contrer les abus et la violence envers les athlètes.

« Mon plus grand souhait est de voir un réel changement durable s’opérer dans les façons de faire sur le terrain. J’ai bien l’intention de continuer de faire de ce dossier une priorité. »

— Une citation de  Isabelle Charest, ministre déléguée à l'Éducation

Pour obtenir leur financement, les fédérations sportives québécoises sont obligées de se doter d’un mécanisme indépendant pour traiter les plaintes, ou d’utiliser les services de l’Officier qui est géré par le Réseau loisir et sport du Québec.

La presque totalité des fédérations s’est tournée vers l’Officier des plaintes avec soulagement puisqu’elles ne disposaient pas des ressources ou n'avaient pas envie de traiter les dossiers délicats. La grande majorité d’entre elles affichent bien en vue sur leur site Internet le bouton Je porte plainte qui est un lien direct vers un formulaire de dénonciation de l’Officier.

Un logo rond, bleu et blanc. Il est écrit au centre Je porte plainte et autour abus, harcèlement, négligences et violences.

Capture d'écran du bouton «Je porte plainte».

Photo : RLSQ

Même si le mécanisme indépendant est encore bien jeune, la ministre croit qu’il survivra au-delà des considérations politiques.

La pérennisation du financement de l’Officier indépendant des plaintes s’inscrit exactement dans le changement de culture que je souhaite voir opérer dans le sport, a ajouté Mme Charest. Le fait que l’Officier soit enchâssé dans le règlement concernant le financement des fédérations sportives garantit la poursuite de cette mesure importante.

La dénonciation et l'éducation

En début de semaine, Hockey Québec a dévoilé avoir eu un premier dossier impliquant certains de ses membres et qui a été traité par le Comité de protection de l’intégrité de l’Officier des plaintes. Les détails de la plainte sont confidentiels, mais l’on comprend que le dossier a été réglé en médiation. Hockey Québec assure que les sanctions seront appliquées et qu’un suivi auprès des membres concernés sera fait.

Le fait qu’une des plus importantes fédérations sportives du Québec publie un communiqué pour révéler avoir eu à gérer une situation problématique ou même abusive démontre peut-être un début de changement de culture, comme souhaité par la ministre, puisque le silence est plus souvent la norme.

Hockey Québec a toutefois aussi condamné dans son communiqué que les plaignants dans ce dossier aient été victimes d’intimidation, d’ostracisme et de diffamation.

Nous exigeons donc aux gens en autorité de cesser la propagation de fausses rumeurs qui amènent un préjudice dans la vie des victimes. Chaque personne, même si elle est bénévole, doit respecter les codes d’éthique prévus par la politique (en matière de protection de l’intégrité) et ce, dans le but de préserver un milieu sportif sain et sécuritaire, ajoute la fédération.

Ce rappel à l’ordre est probablement un signe que la partie est loin d’être gagnée et que le travail de l’Officier des plaintes doit être appuyé par de l’éducation et de la sensibilisation.

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