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Cynthia Lozano, les mains à la pâte pour un titre

La boxeuse montre ses poings et prend la pose à l'extérieur.

Cynthia « Canelita » Lozano

Photo : Gracieuseté : Tapology.com

Jean-François Chabot

Lorsqu’elle montera dans le ring le 17 décembre au Centre Bell contre Marie-Eve Dicaire pour le titre vacant des super-mi-moyennes de l'IBF, Cynthia Lozano le fera en pensant aux sacrifices que tant de ses proches auront consentis pour l’amener jusque-là.

À 35 ans, cette Mexicaine mère de trois enfants doit composer avec les nombreux aléas de la vie pour atteindre son but.

Sportive dans l’âme, elle a mis sa carrière d’athlète en veilleuse pour s’occuper de sa famille. Avec un bagage de cinq ans dans les rangs amateurs, la longue pause s’est imposée avant qu’elle puisse passer chez les professionnelles en avril 2019.

D’ailleurs, depuis qu’elle a effectué son retour, ses enfants de 6, 9 et 12 ans s’entraînent souvent avec elle à la boxe. Quand ils ne l’accompagnent pas au gymnase, Lozano utilise pleinement les périodes de la journée où les enfants sont à l’école ou au lit.

Je m’entraîne huit heures par jour. C’est ce qui m’a permis de progresser rapidement pour atteindre mon niveau actuel, a indiqué Lozano en entrevue à Radio-Canada Sports, tout en précisant qu’elle profite du soutien de sa famille afin de trouver le temps de préparer ses combats et de maintenir un cycle d’entraînement plus ou moins constant.

Sur le plan financier, la boxe professionnelle mexicaine n’est pas très lucrative. La valeur des bourses demeure assez loin des sommes versées par les promoteurs aux États-Unis ou au Canada.

C’est aussi auprès de sa mère que Cynthia Lozano trouve les minces ressources lui permettant d’assurer les frais de son entraînement et la subsistance de sa famille.

« Ma mère fait des gâteaux. Elle est pâtissière à la maison. Je travaille avec elle. La vente des produits génère un peu d’argent pour subvenir à mes besoins. »

— Une citation de  Cynthia Lozano, boxeuse professionnelle

Une première loin de chez elle

Lozano (9-0, 7 K.-O.) n’a jamais combattu hors des frontières du Mexique. Quand elle débarquera à Montréal dans une semaine, ce sera pour livrer un combat de championnat du monde.

Je suis très confiante. On se prépare depuis longtemps. J’ai hâte d’arriver au Québec. Ce sera un bon combat, j’en suis sûre, a-t-elle soutenu.

Quand on lui souligne qu’elle n’a peut-être jamais affronté une adversaire aussi expérimentée que Marie-Eve Dicaire (17-1) et qu’elle devra le faire dans ce qui sera sans l’ombre d’un doute le combat le plus difficile de sa carrière, Lozano ne semble pas préoccupée le moins du monde.

Je reste confiante malgré tout ça. Nous avons aussi consulté la fiche de Marie-Eve et je suis convaincue que je frappe plus fort qu’elle, a-t-elle dit dans une allusion directe à ses sept victoires acquises avant la limite, tandis que Dicaire n’en compte aucune.

Questionnée sur le fait qu’elle a été l’avant-dernière rivale de Jeanette Zacarias Zapata, morte trois mois plus tard, à Montréal, après un combat face à Marie-Pier Houle, Lozano dit ne pas porter en elle le fardeau de cette suite d’événements.

Ça demeure un incident très malheureux. Jeanette était très forte. Malheureusement, c’est sur elle que c’est tombé (la fatalité), a indiqué Lozano tout en ajoutant qu’on ne lui parlait pas beaucoup de cette situation chez elle au Mexique.

Invitée à adresser un message à Marie-Eve Dicaire, la Mexicaine a choisi de lui servir une mise en garde sans équivoque.

« Je suis prête. Je m’en viens à Montréal avec tous mes moyens. Ce sera un dur combat et on s'en vient chercher la ceinture. Marie-Eve devra donc faire très attention. »

— Une citation de  Cynthia Lozano

(Amélia Couturier a servi d’interprète durant cette entrevue réalisée à distance.)

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