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Artur Beterbiev n’a pas Canelo Alvarez en tête

L'entraîneur Luc-Vincent Ouellet aide Artur Beterbiev a enfiler ses protections.

L'entraîneur Luc-Vincent Ouellet aide Artur Beterbiev a enfiler ses protections.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Chabot

Jean-François Chabot

Alors qu’il prépare la défense de ses ceintures de l'IBF et du WBC des mi-lourds, Artur Beterbiev a répété qu’il ne s’en faisait pas avec un affrontement face à Saul « Canelo » Alvarez que les amateurs souhaitent, mais que le Mexicain semble vouloir éviter.

Profitant de sa première séance d’entraînement médiatique en présentiel en près de deux ans, tenue mercredi à l’Académie Marc Ramsay, le boxeur tchétchène basé à Montréal a laissé entendre qu’il avait ses propres plans pour la suite des choses advenant une victoire sur l’Américain Marcus Browne, le 17 décembre, au Centre Bell.

Oui, je veux unifier les ceintures (chez les 175 lb), mais ne le dites à personne, a lâché Beterbiev, blagueur.

Quant à l’éventualité d’un duel face au champion incontesté des super-mi-moyens, il se contente de dire qu’il n’a pas de boule de cristal. On sait que Canelo Alvarez (57-1-2, 39 K.-O.) envisage plutôt un combat chez les lourds-légers (200 lb) contre le champion du WBC, le Congolais Ilunga Junior Makabu (28-2, 25 K.-O.).

Ils ont leurs propres plans. J’ai les miens. On tente d’accomplir quelque chose au sein de ma catégorie. Je n’ai pas besoin de penser à lui. S’ils m’offrent un combat, je vais l’accepter. Mais je ne prédis pas l’avenir. Je ne suis qu’un boxeur et j’essaie d’être prêt pour divers scénarios, a poursuivi Beterbiev, qui en serait à un dernier combat selon le contrat qui le lie avec Top Rank. Il n’a d’ailleurs pas voulu en dire plus à ce sujet.

Gros défi

En attendant, Beterbiev (16-0, 16 K.-O.) doit relever ce que bien des observateurs décrivent comme le plus important défi de sa carrière. Marcus Browne (24-1, 16 K.-O.) n’est apparemment pas un client commode.

Avant de se laisser surprendre par Jean Pascal dans le dernier round de leur affrontement du mois d’août 2019, le gaucher avait largement dominé le combat.

Marcus Browne est sous-estimé à cause du combat avec Jean Pascal. Les rounds où Browne n’allait pas au plancher étaient difficiles pour Jean. Il est habile et brillant sur le ring. Il va être bien préparé parce qu’il ne vient pas ici pour l’argent, a soutenu le promoteur Yvon Michel en précisant que la bourse de l’Américain se limitait à 200 000 $.

Quand on lui demande d’expliquer de quelle manière il aborde ce nouveau défi, Beterbiev refuse bien évidemment de dévoiler sa stratégie.

« On verra ça le 17 décembre. On se prépare pour Marcus Browne et Marcus Browne se prépare pour moi. Pour être un bon boxeur, vous ne pouvez pas simplement foncer tête baissée. Il faut y aller de différentes façons. Il faut parfois se replier pour mieux contre-attaquer. »

— Une citation de  Artur Beterbiev, champion de l'IBF et du WBC des mi-lourds

L’entraîneur Marc Ramsay est lui aussi très élogieux envers Browne qu’il décrit comme l’un des boxeurs les plus rapides et agiles de la catégorie.

Tant et aussi longtemps que tu ne lui fais pas mal, ça risque d’être très compliqué, tant à cause de sa vitesse qu’à cause de ses qualités techniques. Un peu comme on l’avait vu face à (Oleksandr) Govzdyk. Ça va être un marathon. Il va falloir être patient. On devra nous aussi se présenter avec de bonnes dispositions techniques, a expliqué Ramsay.

Il s'entraîne sur un ring.

Artur Beterbiev

Photo : Radio-Canada / Jean-François Chabot

Il a ajouté que tous les signes étaient au vert pour son protégé qui a, selon lui, rempli tous les objectifs stratégiques et techniques établis avant le début du camp il y a huit semaines, et tout en évitant les blessures.

Interrogé sur le degré de popularité encore latent de Beterbiev, Ramsay a vite reconnu les éléments qui freinent encore la montée de son protégé vers le statut de vedette.

« Il y a plein de facteurs. Il y a la langue et le fait qu'il n'est pas originaire d'ici. Règle générale, les Québécois ont envie de voir un gars qui s'appelle Bouchard, Caron ou Durand. C'est normal. C'est comme ça dans toutes les régions du monde. Nous sommes allés chercher des gens qui sont des fans de boxe, peu importe qui on leur présente. Mais Artur Beterbiev est de loin le meilleur boxeur à s'être illustré ici, au Canada. »

— Une citation de  Marc Ramsay, entraîneur de boxe

Enfin, Yvon Michel a laissé entendre que la vente des billets allait bon train pour la soirée qui mettra aussi en vedette Marie-Eve Dicaire (17-1) dans sa quête pour reconquérir le titre de l'IBF des super-mi-moyennes face à la Mexicaine Cynthia Lozano (9-0, 7 K.-O.).

Les tables du parterre et la majorité des sièges dans les sections rouges ont déjà trouvé preneurs. Selon la configuration théâtre en vigueur, environ 7000 spectateurs pourront assister à l'événement.

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