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Le Canada n’a pas décidé s’il envisagera un boycottage diplomatique des JO de Pékin

Une femme en noir derrière un micro en mêlée de presse

Pascale St-Onge

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

La Presse canadienne

La ministre fédérale des Sports, Pascale St-Onge, a été plutôt évasive, mercredi, au sujet d'un éventuel boycottage diplomatique des Jeux olympiques de Pékin par le Canada.

Les États-Unis songent à un boycottage diplomatique des JO, pour manifester contre le traitement réservé à la minorité musulmane des Ouïgours par les autorités chinoises.

Questionnée à savoir si le Canada allait emboîter le pas de son voisin à son arrivée au caucus libéral en matinée, la députée fédérale de Brome-Missisquoi, au Québec, y est allé de cette réponse avant d'esquiver les journalistes :

La décision n'a pas encore été prise. On est toujours en discussions avec les alliés. Le gouvernement respecte l'indépendance des Comités olympique et paralympique canadiens. En tant que ministre des Sports, ma priorité, c'est évidemment la sécurité des athlètes et leurs succès.

C'était la première fois que Mme St-Onge commentait ce dossier depuis qu'elle a été nommée ministre des Sports. Elle est également ministre responsable de l'Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec.

L'ex-athlète olympique Adam van Koeverden, maintenant député libéral fédéral de Milton, en Ontario, a rappelé que ce genre de discussion au sujet de la Chine ne date pas d'hier.

Ça fait 13 ou 14 ans qu'on en parle – j'ai été le porte-drapeau canadien aux JO de Pékin, en 2008 – à savoir si mettre la Chine à l'avant-scène entraînerait des changements positifs, a déclaré l'ex-kayakiste. À l'époque, et encore aujourd'hui, je crois que c'est le cas. Nous avons cette discussion, car les prochains JO sont en Chine, et aussi à cause du génocide [des Ouïgours] qui est une réalité. Les JO mettent toujours en lumière des enjeux, partout sur la planète.

Mettre en lumière les enjeux en Chine n'est que la première étape d'un processus, selon moi. Quant au boycottage diplomatique, nous laisserons ça aux diplomates et à notre leadership. J'insiste, cependant, pour dire que les athlètes ne doivent pas devenir des outils de la diplomatie internationale. Il existe bien d'autres façons de faire entendre ses arguments, a poursuivi le médaillé d'or olympique, en précisant qu'il ne considère pas que les athlètes canadiens soient utilisés à des fins diplomatiques.

Mardi, les libéraux ont bloqué le dépôt d'une motion du député du Bloc québécois Alexis Brunelle-Duceppe demandant de remettre d'un an les Jeux d'hiver. Et à un peu moins de deux mois de la cérémonie d'ouverture, Ottawa n'a pas encore décidé s'il y aura un boycottage diplomatique de l'événement.

M. van Koeverden a cependant indiqué qu'il a pris une bière avec M. Brunelle-Duceppe, mardi soir, pour discuter de la situation, et a ajouté qu'il respectait sa position, même s'il ne la partageait pas.

De son côté, le chef des conservateurs, Erin O'Toole, s'est dit favorable à un boycottage diplomatique des JO de Pékin.

Comme d'habitude, le Bloc québécois était lent. Il y a un an, on a proposé de déménager les Jeux olympiques parce qu'on doit envoyer un message à la Chine. Maintenant, juste avant les Jeux, on doit avoir un boycottage diplomatique et pas une approche de boycottage pour les athlètes. On doit agir en partenariat avec nos alliés, a-t-il déclaré à sa sortie de sa réunion de caucus.

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