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Secret autour de la blessure de Kim Clavel

Kim Clavel

Kim Clavel

Photo : Radio-Canada

Jean-François Chabot

Si vous attendiez des précisions concernant le mal qui empêche Kim Clavel de se battre en championnat du monde le 17 décembre, vous devrez vous contenter de la version hockey : blessure au bas du corps.

À la vidéoconférence de vendredi matin tenue par Groupe Yvon Michel (GYM), le clan de la principale intéressée a refusé d’en dire plus par crainte que l’information ne parvienne aux oreilles de l’équipe de la championne du WBC des mi-mouches, la Mexicaine Yesenia Gomez.

Clavel a parlé d’une douleur suffisamment importante au point où cela a grandement entravé sa préparation, en raison des pauses et des interruptions qu’elle a dû s’imposer dans l’espoir de régler le problème.

« Je cachais à Danielle (Bouchard) et à Stéphan (Larouche) que ça me faisait mal parce que je voulais tellement me battre. J'ai pris conscience que je m’en allais en combat de championnat du monde sans avoir tous les outils. »

— Une citation de  Kim Clavel

Ce que l’on sait, c’est que pour les trois prochaines semaines, l'athlète se soumettra à des traitements divers comme la physiothérapie, tout en respectant l’inactivité complète qui lui permettra de guérir.

C’est une blessure quand même assez chronique. Ça fait quatre ans que je ressens des petits trucs de temps en temps. On a toujours bien géré, mais là le corps a dit : "T’as pas le choix, tu dois arrêter, tu dois guérir", a soutenu Clavel

Il y a eu des moments où j’ai dû être au lit pendant deux ou trois jours. Tu ne peux pas cacher quelque chose longtemps à des personnes aussi compétentes que Danielle, Stéphan ou Marie-Claude. À un moment donné, je ne peux pas aller au-delà de la douleur.

Ce n’est pas facile de prendre ces décisions-là. Tout le monde sait à quel point je veux ce combat. Je n’ai que ça en tête. J’ai passé un mauvais quart d’heure, des jours à m’apitoyer sur mon sort seule chez moi, à voir tout en noir, a-t-elle raconté avant d'afficher un certain optimiste quant à la suite des choses.

Je suis sortie de cette coquille. Je vais de l’avant. Je suis chanceuse d’être bien entourée. L’objectif reste le même. Une Kim en santé, c’est une Kim qui est dangereuse. On va se préparer. Le combat va être remis et je vais aller dégommer la Gomez, a-t-elle lâché avec la hargne et la résilience qu’on lui connaît.

Son entraîneuse principale, Danielle Bouchard, a vanté le courage et la détermination de sa protégée avant d'admettre que les manquements physiques de Clavel n'avaient pas échappé à son regard exercé.

« Elle peut cacher quelque chose, mais pas l’ampleur de la chose. Autant en préparation physique qu’à la boxe, il y a des choses que l’on voit, que l’on perçoit, qui dérangent. Mais Kim est la seule qui veut mesurer la douleur sur une échelle de 10. Elle peut en cacher une partie, mais elle ne peut pas le cacher au complet. »

— Une citation de  Danielle Bouchard, entraîneuse de Kim Clavel

Ne pas lâcher le morceau

Du côté de GYM, le promoteur Yvon Michel a indiqué qu'il avait été informé par Clavel dès lundi que les choses n'allaient pas. Il a précisé que des pourparlers étaient déjà engagés avec le clan de Gomez et le WBC afin de maintenir le projet de combat en vie.

S’il ne peut pas garantir pour le moment que Kim Clavel pourra se battre pour la ceinture du WBC, Yvon Michel parle de discussion constructive avec le clan mexicain. Il n’exclut toutefois pas la possibilité de se tourner vers une autre association si les échanges devaient achopper.

En attendant, le promoteur a précisé que le contrat pour le duel entre Clavel et Gomez avait été signé bien avant l’arrivée dans le décor de Top Rank et du réseau ESPN. Cela signifie qu’un éventuel changement de date ne modifierait pas le montant des bourses versées.

« Le contrat a été signé avec Gomez avant qu’on ne lance la Triple Couronne. On voulait aller à la Place Bell, le 10 décembre. On avait tout réglé dans un championnat unique. Quand on a eu la possibilité de présenter le combat entre Artur Beterviev et Marcus Browne, on a décidé de mettre les combats ensemble sur la carte du 17 décembre. »

— Une citation de  Yvon Michel, président du Groupe Yvon Michel

Les pourparlers qui ont cours visent à aider Gomez à couvrir les frais relatifs au camp d’entraînement qu’elle a tenu du côté de Mexico, loin de Cancun, sa ville de résidence.

Il n’y a aucune obligation contractuelle en ce sens, mais GYM espère que cela permettra de maintenir la bonne relation avec le groupe de la championne et à Kim Clavel de conserver sa place pour la ceinture mondiale que détient Gomez depuis 2018.

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