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L’Agence mondiale antidopage veut mettre l’accent sur la recherche

L'Agence mondiale antidopage (AMA) à Montréal

Des bureaux de l'Agence mondiale antidopage (AMA) à Montréal

Photo : afp via getty images / ERIC THOMAS

Agence France-Presse

Le directeur général de l'Agence mondiale antidopage (AMA) croit qu'avec la normalisation des relations avec les États-Unis, l'organisation basée à Montréal pourra investir plus dans un secteur négligé depuis plusieurs années : la recherche.

La réalité de la lutte contre le dopage, c'est qu'il y a beaucoup de choses qui se sont développé ces dernières années, explique Oliver Niggli à l'agence AFP, les enquêtes, l'éducation, notamment. Il y a eu beaucoup d'autres priorités. Finalement, la recherche scientifique s'est réduite petit à petit.

« Si on n'investit pas aujourd'hui dans la recherche, on va payer le prix dans les années qui viennent.  »

— Une citation de  Olivier Niggli, directeur général de l'AMA

Le directeur général de l'AMA précise le budget que l'organisation devrait investir dans la recherche.

Il faudrait qu'on ait au moins 4 millions de dollars (US) par année à investir dans la recherche scientifique, estime-t-il. Aujourd'hui on a 1,9 million en propre et des fonds externes de 4 millions, ce qui fait 6 millions.

L'idée c'est qu'on ait 4 millions de notre propre budget. Tous les programmes ont grignoté sur la recherche. Maintenant, il faut dire aux parties prenantes : "On ne peut pas tout faire avec la même enveloppe, il va falloir faire des choix".

Le directeur général de l'Agence mondiale antidopage (AMA) Olivier Niggli

Le directeur général de l'Agence mondiale antidopage (AMA) Olivier Niggli

Photo : Getty Images / ADRIAN DENNIS/AFP

L'Agence mondiale antidopage dit avoir consacré, depuis 2001, 83 millions de dollars à la recherche.

Parmi les parties prenantes, il y a les États-Unis. Le changement de gouvernement a mené à un apaisement des relations avec les Américains.

Les Américains semblent soutenir les réformes au sein de l'organisation, notamment d'inviter à la table athlètes et agences nationales antidopage.

Pendant longtemps, les gouvernements ont dit non, ils ont accepté, précise Olivier Niggli. Les Américains ont été assez positifs. Il y a eu un changement de gouvernement. Je serais surpris qu'ils ne versent pas la contribution.

Selon le site Inside the games, les États-Unis doivent encore verser 1,3 million de leur contribution prévue de 2,9 millions. Le versement de ce montant est conditionnel aux réformes proposées par l'AMA.

Politiquement, c'est un signal extrêmement fort, estime-t-il. À partir du mois de mai, on va commencer à reparler d'antidopage. Il est temps d'arrêter de parler de gouvernance.

Mais avant le mois de mai, il y a quand même un rendez-vous important : les Jeux olympiques d'hiver présentés en février.

Un technicien manipule des échantillons d'urine.

Échantillons dans un laboratoire antidopage accrédité par l'AMA

Photo : Getty Images / AFP/Franck Fife

Le directeur général de l'AMA se veut rassurant, malgré des contraintes bien réelles.

La préparation de Pékin est en cours, cela se passe plutôt bien, affirme Olivier Niggli. D'ici les JO, on a besoin de contrôler la gestion (audit) du laboratoire, or les règles d'entrée en Chine sont très contraignantes, donc c'est très compliqué. Et les experts qui seront là pendant les JO, ils seront dans une bulle, ils devront faire leur travail dans une bulle, et à Tokyo, ça n'a pas été facile.

Le financement de l'AMA par les gouvernements est à hauteur de 50 %. Répartition du budget pour les cinq régions olympiques :

  • Afrique: 0,5 %
  • Amériques: 29 %
  • Asie: 20,46 %
  • Europe: 47,5 %
  • Océanie: 2,54 %

(Source : AMA)

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