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Un gala du 17 décembre à la sauce mexicaine

Ils sont déposés sur un ring.

Des gants de boxe rouges

Photo : Getty Images

Jean-François Chabot

En consultant le menu proposé par Top Rank et le Groupe Yvon Michel pour leur soirée du 17 décembre, on constate que le Mexique fournit des boxeurs pour six des huit combats confirmés pour l’événement.

En plus de l'adversaire de Marie-Eve Dicaire pour son combat de championnat du monde, cinq autres pugilistes mexicains s’amèneront pour meubler la sous-carte. Le combat de championnat que devait livrer Kim Clavel (titre des mi-mouches du WBC), annulé à cause d'une blessure qu'a subie la Québécoise, comprenait aussi une Mexicaine, Yesenia Gomez.

Ainsi, la filière du Mexique jouera un rôle essentiel dans cette soirée. Plusieurs d’entre eux en seront à une première prestation hors des frontières de leur pays.

Le Longueuillois Mazlum Akdeniz (14-0, 7 K.-O.) combattra pour une quatrième fois en 2021. Deux ont eu lieu en Colombie, l'autre au parc Jarry au mois d'août.

Akdeniz livrera cette fois bataille à Arturo Bustamante (9-4, 5 K.-O.) dans un duel de huit rounds chez les super-légers (140 lb). Bustamante, 32 ans, n’a affronté que quatre adversaires avec des fiches positives depuis ses débuts professionnels.

Le Granbyen Yan Pellerin (12-1, 5 K.-O.) aura en face de lui Francisco Rivas (15-2, 5 K.-O.) dans un combat pour le titre NABO des lourds-légers. Rivas en sera à une deuxième visite à Montréal. Il avait subi une défaite par K.-O. contre le Russe Artur Ziiatnidov en octobre 2018.

En dépit de sa fiche respectable, Rivas ne s’est pas battu en près d’un an. De plus, il n’a affronté que six rivaux avec des fiches gagnantes, y compris un certain Roberto Garza qui n’avait combattu qu'une fois chez les pros quand il s’est retrouvé devant lui en janvier 2019.

Le Vancouvérois Eric Basran fera ses débuts professionnels chez les super-légers face à Brian Axel Mora Munoz (1-1-1), lequel a subi une première défaite par décision majoritaire le 22 octobre.

Contraintes et compromis

En y regardant de plus près, on constate que le Groupe Yvon Michel doit faire la part belle à son copromoteur Bob Arum, président de Top Rank, et à ses nouveaux partenaires de la firme Probellum, sans qui l'événement et la présence du réseau ESPN n'auraient pas été possibles.

Cela explique en grande partie pourquoi il n'a pas été possible d'inscrire davantage de boxeurs locaux sur cette carte. GYM promet toutefois un début d'année palpitant, notamment du côté de Trois-Rivières avec la participation de Mikaël Zewski et de Marie-Pier Houle.

Représentant de GYM lors de la visioconférence tenue jeudi matin, Bernard Barré, vice-président des opérations et du recrutement, a d'abord vanté les qualités de style et de résilience des Mexicains et les nombreux contacts avec les promoteurs locaux pour expliquer l'importance du contingent annoncé.

Les fiches des Mexicains sont intéressantes. Mais effectivement, on ne sait pas tout. On a beau regarder, des fois, on n'a que des petits bouts de vidéos, et notre matchmaker travaille pour que ça soit compétitif sur le ring, a d'abord affirmé Barré.

« C'est certain qu'on pourrait donner des challenges à tous nos boxeurs, mais on serait les premiers sur la Terre à faire ça parce que je ne connais pas un promoteur qui va s'arranger pour faire du trouble à tous ses boxeurs. On le sait, l'industrie fonctionne comme ça. »

— Une citation de  Bernard Barré, vice-président des opérations et du recrutement, Groupe Yvon Michel

Il a ajouté que le promoteur veut que son protégé acquière de l'expérience en sélectionnant pour eux des adversaires compétitifs.

Ça se peut qu'on se trompe. C'est déjà arrivé. On a aussi parfois de belles surprises. Il faut faire attention, mais on fait avec ce que l'on a. Sincèrement, je ne suis pas déçu du programme que l'on affiche, a-t-il insisté.

Un homme en chandail gris et bleu sourit.

Bernard Barré

Photo : Radio-Canada / Jean-François Vachon

Selon lui, il est aussi clair que la pandémie de COVID-19 modifie de façon importante le bassin de boxeurs disponibles étant donné les exigences de la santé publique en ce qui concerne la vaccination et la quarantaine à imposer aux athlètes venus de l'extérieur du Canada.

C'est certain que la pandémie complique les choses. Nos options sont pas mal moins grandes. On aimait aussi aller piger en Europe, mais c'est encore très compliqué, a conclu Barré.

Plus tard en après-midi, Yvon Michel a fourni des détails importants pour justifier la présence d'autant de pugilistes mexicains pour son gala. Il a notamment indiqué que ceux-ci étaient, pour la vaste majorité, entièrement vaccinés, ce qui selon lui ne serait pas le cas chez nos voisins des États-Unis.

« Même Marcus Browne est allé chercher sa deuxième dose seulement parce que c'était la seule manière qu'il pouvait venir se battre en championnat du monde, à Montréal. »

— Une citation de  Yvon Michel, président du Groupe Yvon Michel

Et pour appuyer les dires de Bernard Barré concernant la rareté des adversaires, Michel a laissé entendre que la planète entière comptait un peu moins de 19 000 boxeurs professionnels licenciés. Environ 3000 de ceux-ci sont Mexicains, 3110 sont Américains, tandis que le Canada n'en compte qu'une centaine.

Au moment d'écrire ces lignes, le responsable des sports de combat à la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ), Marco Bergeron, n'avait pas rappelé Radio-Canada Sports concernant le processus d'approbation entourant les boxeurs pour un combat donné.

Parmi les combats les plus prometteurs de la sous-carte, on retrouve celui qui opposera le Torontois Steve Rolls (20-1, 11 K.-O.) à l'Américain Christopher Brooker (16-8, 6 K.-O.). Rolls a subi son unique revers par K.-O. face à Gennady Golovkin (41-1-1, 36 K.-O.) en juin 2019.

De son côté, Brooker s'est incliné devant André Dirrell par mise hors de combat technique en juillet dernier. Depuis 2017, il a en fait perdu cinq de ses neuf derniers combats.

Enfin, l'Américain Troy Isley, qui a participé aux Jeux olympiques de Rio en 2016, attend toujours de connaître l'identité de son adversaire.

Autres combats :

Super-légers – 8 rounds

  • Artur Biyarslanov, Toronto, (8-0, 6 K.-O.) c. Alan Ayala Crisosto, Mexique, (9-2, 5 K.-O.)

Lourds

  • Brendan Moore, Floride, USA, (10-0, 6 K.-O.) c. Jorge Sevilla Acosta, Mexique, (3-2, 2 K.-O.)

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