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Bien reposés, les Carabins attendent la venue des Huskies à la Coupe Uteck

Des joueurs de football entrent sur le terrain, l'un d'entre eux pointe un doigt en l'air.

Champions du Réseau du sport étudiant du Québec, les Carabins ont l'avantage du terrain cette année pour le match de la Coupe Uteck, tenu au CEPSUM.

Photo : Carabins de l'Université de Montréal / James Hajjar

Au repos après avoir conservé leur titre de la Coupe Dunsmore, les Carabins de l'Université de Montréal (UdeM) ont profité d'une semaine de congé inhabituelle pour soigner les blessures et recharger les batteries avant de croiser les Huskies de l'Université de la Saskatchewan à la Coupe Uteck.

La poussière est retombée et les confettis ramassés sur le terrain du CEPSUM, hôte de la seconde demi-finale canadienne au football universitaire samedi après-midi.

Le coup de balai asséné au Rouge et Or de l'Université Laval est déjà un lointain souvenir pour l'équipe de l'entraîneur-chef Marco Iadeluca.

C'est sûr que gagner contre le Rouge et Or donne une certaine confiance, mais on ne s'arrête pas avec la victoire à la Coupe Dunsmore. On a quand même d'autres matchs à jouer. Notre but ultime est de se rendre au Championnat national. Ça apporte une certaine confiance, mais ce sera totalement une autre équipe, ce sont d'autres joueurs, d'autres gabarits, dit le joueur de ligne défensive Tommy Mercier, bien au fait des mensurations de l'imposant quintette offensif des Huskies.

La pause a été salutaire et fort utile afin d'étudier un rival méconnu. Le pilote des Carabins ne craint pas que ses ouailles aient perdu le rythme qu'ils s'étaient construit dans la dernière ligne droite du calendrier.

Ça aide certainement en ce qui concerne les blessures. Le fait qu'on n'ait pas joué la semaine dernière, ça peut être quelque chose à gérer. Par contre, on a eu deux semaines de repos cette saison, donc ce n'est pas notre première expérience. C'est la troisième fois qu'on le vivra. Je pense que de ce côté, on est assez bien préparés, déclare Marco Iadeluca.

Un homme jette un regard sérieux.

La première saison de Marco Iadeluca à la barre des Carabins de l'UdeM est un franc succès.

Photo : Carabins de l'Université de Montréal / James Hajjar

En action samedi dernier à la Coupe Hardy, les Huskies ont pulvérisé les Bisons de l'Université du Manitoba par la voie terrestre pour enregistrer une convaincante victoire de 45-17.

Fidèle à son habitude, le champ arrière a dicté l'allure du match avec une invraisemblable récolte de 391 verges, dont 223 proviennent d'Adam Machart, auteur de trois touchés. Accompagné des porteurs de ballon Josh Ewanchyna et Ryler Frank, le trio constitue le fer de lance de l'unité offensive des Huskies et permet d'ouvrir le jeu aérien.

Une confrontation à la hauteur du front défensif des Carabins, très peu permissif au sol, encore moins depuis un mois. Empêcher l'attaque terrestre adverse de s'installer est l'une des clés qui permettraient aux Bleus de freiner les champions de l'Ouest canadien.

Plus facile à dire qu'à faire puisque les visiteurs se présenteront dans la métropole québécoise armés d'un robuste quintette offensif pour ouvrir le chemin au monstre à trois têtes derrière le quart-arrière Mason Nyhus. Un aspect qui plaît certainement à l'entraîneur-chef Scott Flory, lui-même un joueur de ligne à l'attaque émérite bien connu à Montréal.

On a fait de la vidéo et vu que c'était une ligne offensive assez grosse, très bonne d'ailleurs, et physique. Notre ligne défensive misera vraiment sur nos qualités athlétiques pour essayer de faire des jeux, indique Tommy Mercier, l'un de ceux qui batailleront avec ces mastodontes.

« En attaque, je dirais que c'est une équipe un peu comme nous, c'est-à-dire qu'ils sont capables de courir autant que lancer le ballon. Ils sont bien équilibrés. Ça rend toujours la vie plus difficile à une défense lorsque l'attaque peut exceller des deux côtés, c'est l'une de leurs forces. Évidemment, ils ont une très grosse ligne offensive sur laquelle ils s'appuient beaucoup. »

— Une citation de  Marco Iadeluca, entraîneur-chef des Carabins de l'UdeM

Les similitudes notées par le pilote des Bleus ne s'arrêtent pas là. Il a louangé le front défensif des Huskies, et spécialement la ligne, qui agit comme moteur de cette unité en exerçant une pression constante et suffocante avec seulement quatre joueurs. Deux éléments ayant largement contribué aux succès montréalais.

Les Huskies surfent sur une séquence heureuse de sept victoires. Outre un revers en lever de rideau contre les Dinos de l'Université de Calgary, étonnamment écartés des éliminatoires, ils ont tout renversé sur leur passage avec plusieurs nettes dominations.

Se préparer contre des équipes qu'on ne connaît pas, qu'on a juste en vidéo, c'est évident que ça apporte certains défis parce qu'il y a des choses qu'on ne peut pas reproduire, dont la physicalité et la vitesse, souligne Marco Iadeluca.

C'est dur à évaluer sur vidéo parce qu'on ne connaît pas leurs adversaires non plus. On n'a pas d'unités de mesure, donc ça représente un défi intéressant. La bonne nouvelle, c'est que c'est la même chose pour les deux équipes, ajoute-t-il.

Quelques heures avant le duel au CEPSUM, la Coupe Mitchell opposera les X-Men de l'Université Saint-Francis-Xavier aux Mustangs de l'Université Western, à London. Les vainqueurs des demi-finales canadiennes ont rendez-vous à la Coupe Vanier le 4 décembre, au stade Telus, à Québec.

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