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Bev Priestman se méfie du « facteur X » des Mexicaines

L'entraîneuse-chef voit aussi Stephanie Labbé remporter un honneur individuel prestigieux.

En veston noir, l'entraîneuse-chef montre du doigt à une joueuse où elle doit se placer.

Bev Priestman, pendant un match du Canada contre le Japon aux Jeux olympiques de Tokyo.

Photo : Associated Press / Silvia Izquierdo

Pierre-Yves Robert

À 72 heures d'un premier de deux affrontements en trois jours face au Mexique à Mexico, l'entraîneuse-chef de l'équipe nationale de soccer féminin, Bev Priestman, se méfie d'une équipe mexicaine « agressive » qui possède un « facteur X  » taillé sur mesure pour les matchs à haute intensité dans un stade à une altitude élevée.

C'est une équipe tenace, un peu comme la Suède, que le Canada a vaincue en finale olympique à Tokyo pour remporter la première médaille d'or de son histoire, explique Bev Priestman. Si nous ne restons pas prudentes dans notre façon de jouer, les Mexicaines peuvent regagner la possession du ballon rapidement. Leur agressivité, c'est leur facteur X.

De ces deux matchs amicaux, elle s'attend à une équipe du Mexique affamée qui ouvrira le jeu vers l'avant, en quête de buts. Classée 28e à la FIFA, l'équipe mexicaine n'a pas battu le Canada (no 6) en 14 matchs. Le dernier revers des Canadiennes dans ce duel nord-américain remonte à mars 2004, et les cinq dernières rencontres ont toutes abouti en victoires des représentantes de l'unifolié.

Une situation que le Mexique voudra changer à domicile, d'autant plus que le Canada devra faire sans Adriana Leon, Janine Beckie, Stephanie Labbé, Ashley Lawrence et Shelina Zadorsky.

Deux d'entre elles, Labbé et Lawrence, sont coéquipières au Paris Saint-Germain, en D1 Arkema, où deux joueuses ont reçu un résultat positif à la COVID-19 dimanche dernier. Priestman a confirmé que la gardienne de but étoile et deux de ses arrières droites de premier choix sont indisponibles pour ce voyage au Mexique, alors qu'on savait déjà les attaquantes Leon et Becki absentes en raison de blessures subies en club.

Labbé et Lawrence n'ont pas reçu le feu vert des médecins et ne peuvent être du voyage, a révélé Priestman, sans préciser si ce diagnostic avait à voir avec la COVID-19 ou un besoin de quarantaine. Ces absences ouvrent la porte pour accueillir de nouvelles joueuses.

« Dans le soccer moderne, le poste de latéral est celui qui peut avoir le plus grand impact sur un match. Et celui à droite est à prendre en ce moment. Je vais faire appel à des nouveaux visages et offrir des premières sélections à de nouvelles joueuses. »

— Une citation de  Bev Priestman

Question de mentalité

Elle prévient que les résultats de ces deux matchs amicaux en trois jours raconteront une histoire plus large que le score final, compte tenu des absences de taille dans le groupe et des conditions difficiles dans lesquelles les rencontres seront disputées.

Ce sera un véritable test pour nous. Deux matchs en trois jours, l'altitude du stade... Les joueuses pouvaient déjà sentir l'impact du manque d'oxygène dans leurs poumons aujourd'hui à l'entraînement, a dit Priestman.

Malgré les apparences, l'entraîneuse-chef croit que ces deux matchs représentent l'occasion parfaite de bâtir la mentalité qui permettra au Canada de continuer à régner sur le soccer féminin mondial. Une certitude qu'elle ressent chaque fois qu'elle retrouve les joueuses en équipe nationale.

L'ambiance, l'énergie à l'entraînement, le désir de s'améliorer... Ce groupe veut accomplir encore beaucoup de choses. Ce voyage au Mexique, c'est l'occasion de remporter deux victoires, mais surtout d'apprendre à gagner, peu importe les contraintes, que ce soit l'altitude, les blessures ou la fatigue. Cette équipe, lorsque présentée à un défi, sait braver la tempête, a-t-elle ajouté.

L'équipe nationale a joué à deux reprises depuis sa victoire olympique, en août : deux victoires face à la Nouvelle-Zélande, dans des matchs de gala à Montréal (1-0) et à Ottawa (5-1) pour célébrer, devant les partisans canadiens, leur médaille d'or.

Une vraie chance de trophée pour Labbé

Priestman s'est aussi exprimée sur les chances de voir Stephanie Labbé et Christine Sinclair remporter des honneurs individuels.

Les deux joueuses ont respectivement été nommées cette semaine dans les listes de gardienne de l'année et de joueuse de l'année, après leurs saisons exceptionnelles. Quant à Bev Priestman, elle est en nomination au titre d'entraîneuse de l'année.

La gardienne de but réussit un arrêt.

Stephanie Labbé

Photo : Getty Images / Koki Nagahama

Labbé n'a subi aucun revers du tournoi olympique, en plus de réaliser quatre arrêts sur des tirs de barrage lorsque l'équipe faisait face à l'élimination. Sinclair a quant à elle été capitaine de l'équipe qui a remporté l'or, en plus de mener le Thorns FC de Portland en demi-finale de la NWSL.

Steph, avec sa performance remarquable à Tokyo, a de véritables chances de remporter ce prix prestigieux, croit Priestman. Christine, qui a mené l'équipe championne olympique en tant que capitaine, et avec sa saison pleine de succès en club comme en sélection nationale, peut aussi être fière de sa nomination. Honnêtement, elle a des chances elle aussi, car je crois qu'elle n'a pas toujours eu la reconnaissance qu'elle mérite au long de sa carrière. Le temps est peut-être venu.

« Je sais que c'est toute une équipe qui rend possibles les distinctions individuelles, mais je suis très fière de Steph et de Christine, et elles peuvent l'être aussi. »

— Une citation de  Bev Priestman

La remise des prix de la FIFA se tiendra le 17 janvier, à Zurich, en Suisse. L'année dernière, c'est la Britannique Lucy Bronze qui a été élu joueuse de l'année après l'Américaine Megan Rapinoe, tandis que la Française Sarah Bouhaddi a mis la main sur le trophée de meilleure gardienne.

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