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La cérémonie d’ouverture des Jeux de Paris au cœur d’intenses négociations

Une piste d'athlétisme est installée sur la Seine, non loin d'un bateau qui se dirige vers un pont.

Les Jeux olympiques de Paris se dérouleront du 26 juillet au 11 août 2024.

Photo : Getty Images / AFP Contributor

Agence France-Presse

Rien n'est encore tranché. La cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris en 2024, qui pourrait se dérouler sur la Seine, continue d'alimenter des négociations serrées entre les organisateurs et les forces de l'ordre.

Le sujet a été évoqué entre le patron du Comité d'organisation des Jeux de 2024 (COJO), Tony Estanguet, et les représentants du Comité international olympique (CIO), arrivés mardi pour passer deux jours dans la capitale française et faire le point sur le niveau d'avancement des préparatifs.

Une réunion est d'ailleurs prévue mercredi après-midi avec le délégué interministériel aux JO, Michel Cadot, a fait savoir le membre du CIO et président de la commission de coordination des JO de Paris, Pierre-Olivier Beckers, en visitant le chantier du village des athlètes.

On ne peut pas prendre le moindre risque, mais jusqu'à présent, tout ce qu'on entend nous permet de croire que cette cérémonie peut se tenir, ce qui serait une grande première, dit-il à quelques journalistes.

La cérémonie d'ouverture, un point à l'ordre du jour au prochain conseil d'administration du COJO, le 13 décembre, est un temps fort de chaque rendez-vous olympique, peut-être plus encore cette fois-ci avec cet ambitieux projet de sortir du stade.

L'idée de faire défiler les délégations sur des embarcations sur la Seine dans la capitale, avec le public sur les quais, soulève de nombreuses questions sur le plan de la sécurité, résume auprès de l'AFP un cadre de la police parisienne.

D'un côté, les organisateurs des Jeux olympiques et la mairie de Paris, soutenus dans leur projet par Emmanuel Macron, qui souhaitent marquer les esprits avec une fête populaire, selon les mots d'Anne Hidalgo, en rassemblant le plus de monde possible, autour de deux millions dans le projet initial, rappelle une source proche de la mairie.

De l'autre, la police parisienne, maître d'œuvre de la sécurité de l'événement, qui plaide pour une limitation du public, loin des ambitions des organisateurs.

Des points de vue jusqu'ici irréconciliables.

Il y a quelque mois, la police parisienne a fait part de ses réserves lors d'une réunion avec Anne Hidalgo, Tony Estanguet et Michel Cadot, en expliquant vouloir limiter le public à 250 000 personnes, selon une source proche des négociations.

Une estimation qui n'a pas été du tout au goût de la mairesse parisienne, qui a relevé que lors des festivités du 14 juillet, la capitale accueillait près d'un million de personnes, selon cette source.

Il y a un mois, à Beauvau, un comité interministériel se penchant sur le sujet n'a pas débouché sur une ligne claire, même si un conseiller ministériel avait qualifié la réunion de constructive.

Le premier ministre Jean Castex a demandé au ministre de l'Intérieur des propositions sur la sécurisation de la cérémonie d'ici la fin de l'année.

Si les positions étaient assez éloignées il y a plusieurs semaines, c'est en train de se rapprocher, assure toutefois cette source proche de la mairie de Paris.

Honnêtement, l'ambition qui était de rassembler le plus de monde possible, que ce soit un million ou 50 000 personnes, est toujours là. Mais cela se fera évidemment en prenant en compte les conditions de sécurité. Et si on doit revoir à la baisse, on le fera, assure cette source.

Techniquement, les quais les plus bas, les plus près du niveau de la Seine, pourraient être aménagés avec des tribunes pour permettre au public de s'asseoir et de profiter de la cérémonie. Une zone où pourraient a priori être installés notamment les officiels et les personnalités de marque, avec des parties à billetterie payante, selon la source ayant connaissance des négociations.

Le souci, ce sont les quais hauts, qui pourraient accueillir le public sans billet. C'est là où les points de vue divergent sur ce qu'il faudrait faire, dit le cadre de la police. Il faut qu'on puisse filtrer. Imaginez qu'un terroriste s'infiltre dans la foule, il faut pouvoir prévenir ce genre de scénario.

Les policiers plaident pour établir une zone tampon de plus de 1,5 m, pour éviter que des personnes ne tombent, mais qui ne permettrait pas au public d'apercevoir les bateaux défilant sur la Seine. Le projet n'est pas remis en cause, malgré les réserves des forces de l'ordre.

Mais les choses peuvent vite changer vous savez, tempère la source proche des négociations. Il suffit qu'Emmanuel Macron ne soit pas réélu dans quatre mois et que le ou la nouvelle présidente change d'avis sur le sujet.

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