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Vasek Pospisil mène la charge canadienne en Coupe Davis

Un joueur exulte après un point gagné.

Vasek Pospisil a maintenu des dossiers de 8-14 en simple et 4-6 en double lors de la saison 2021 sur le circuit de l'ATP.

Photo : Getty Images / Clive Brunskill

Privée de ses ténors, l'équipe canadienne de Coupe Davis a mis le pied à Madrid avec une formation dégarnie. Les finalistes en titre auront fort à faire sans les services de Félix Auger-Aliassime et de Denis Shapovalov, mais pourront compter sur Vasek Pospisil, fidèle au rendez-vous et au cœur des succès du Canada en 2019.

La nouvelle mouture de la Coupe Davis avait souri à la sélection canadienne, qui avait enregistré sa meilleure percée à cette prestigieuse compétition fondée en 1900. Auparavant, jamais le pays n'avait franchi chacune des étapes jusqu'à la finale.

Pospisil avait brillé de tous ses feux durant une semaine, l'une de ses plus prolifiques en tant que professionnel, affichant des rendements de 3-1 en simple et de 2-1 en double. La formation du capitaine Frank Dancevic avait alors vaincu les représentants de l'Italie, des États-Unis, de l'Australie et de la Russie, avant de baisser pavillon devant l'Espagne.

C’était une semaine incroyable, un parcours incroyable pour notre équipe. C’était la première fois que j’atteignais la finale, j’ai donc des souvenirs impérissables et c’est assurément l’un des moments forts de ma carrière. C’était vraiment spécial, a-t-il dit, tout sourire, espérant renouer avec cet état sur les courts espagnols.

Deux ans plus tard, le contingent mené par Vasek Pospisil, classé 133e sur l'échiquier mondial, est bien différent. Félix Auger-Aliassime (11e) n'y est pas en raison d'une blessure, pas plus que Denis Shapovalov (14e), qui a besoin de repos, ni même Milos Raonic (70e), incommodé à un mollet. Frank Dancevic ne s'en cache pas, il s'agit de trois absences notables.

Vasek jouera assurément en simple, mais je n’ai pas encore arrêté mon choix pour l'autre joueur. Nous allons déterminer ça [mercredi], a indiqué le capitaine canadien, qui devra choisir entre Brayden Schnur (234e), Steven Diez (264e) et Peter Polansky (277e) en vue du premier affrontement, jeudi, contre la Suède.

« Il nous manque le top 3 de notre équipe, ce qui rendra le tout un peu plus difficile pour nous. Mais nous avons aussi beaucoup de profondeur, notamment avec Vasek, qui a porté l’équipe en 2019 en jouant de manière incroyable au cours de la semaine. Il compte plusieurs expériences du genre. Nous avons des vétérans dans l’équipe et des joueurs qui donneront tout ce qu’ils ont, alors nous tenterons de continuer cette semaine sur l’élan entamé en 2019. »

— Une citation de  Frank Dancevic, capitaine de l'équipe canadienne de Coupe Davis

D'ailleurs, les récents retraits des jeunes raquettes canadiennes, au terme d'une saison parsemée de complications et d'obstacles entre autres liés à la crise sanitaire, n'ont guère surpris Frank Dancevic.

La dernière année et demie a été très difficile avec tout ce qui se passe dans le monde. Être un joueur de tennis en ce moment n’est pas facile, il y a beaucoup de déplacement, beaucoup d’épuisement mental chez les joueurs, en plus des pépins physiques. C’est compréhensible. Certains joueurs sont plus propices à se blesser à ce temps-ci de l’année et à subir la fatigue, donc ont besoin d’un petit repos, a souligné le meneur de troupes.

Outre Vasek Pospisil, seul Brayden Schnur a également été nommé dans les formations de 2019 et de 2021 en Coupe Davis. Il a toutefois brillé par son absence au point de presse des équipes, mardi, puisqu'il ne se sentait pas bien. Rien à voir avec la COVID-19, a assuré un membre de l'organisation, précisant que l'Ontarien avait obtenu deux résultats de test négatifs.

Dernière étape, la consécration

Un total de 18 pays, répartis en six groupes, prendront part au tournoi qui se tiendra du 25 novembre au 5 décembre. Le Canada a été jumelé à la Suède et au Kazakhstan. Il se qualifiera en quarts de finale s'il conclut en tête du groupe B ou s'il figure parmi les deux meilleures équipes repêchées.

Peu importe leur parcours, les Canadiens ne bougeront pas de Madrid pour l'ensemble de la compétition. D'autres sélections ont quant à elles atterri à Innsbruck, en Autriche, ainsi qu'à Turin, en Italie, afin de participer à la phase de groupe.

La formation de Frank Dancevic était établie comme grande favorite aux côtés des Kazakhs et des Suédois lorsqu'elle affichait dans ses rangs Félix Auger-Aliassime et Denis Shapovalov. Leur départ a changé la donne et a complètement rétréci l'écart, si bien que le groupe est désormais ouvert au trio.

« Tous les matchs ici sont difficiles. J’ai l’impression que nous avons de bonnes chances de l'emporter. C’est un match à la fois. Il s’agit de la phase finale de la Coupe Davis, il n’y a aucun match facile sur papier. Il y a évidemment des chemins plus faciles, mais tous les duels seront difficiles. »

— Une citation de  Vasek Pospisil, membre de l'équipe canadienne de Coupe Davis

Sans avoir obtenu le statut de puissance en Coupe Davis, le Canada fait maintenant partie des nations à surveiller, après des présences dans le carré d'as (2013), dans les quarts (2015) et en finale (2019) au cours des sept dernières compétitions.

Une progression vertigineuse par rapport à la sombre période 1993-2011, où la sélection unifoliée avait accédé à la phase ultime du tournoi qu'en 2004. Les temps ont changé au pays du hockey.

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