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Le premier quart de saison catastrophique du Canadien en chiffres

Un but est marqué contre le Tricolore.

Match entre le Canadien et les Predators

Photo : Getty Images / Minas Panagiotakis

Alexandre Coupal

Le Canadien est bien installé dans les bas-fonds du classement de la Ligue nationale de hockey (LNH) depuis le début de la saison.

Et parce qu'il a joué trois matchs ou plus que la moitié des autres équipes, il se trouvait au 30e rang pour le pourcentage de victoires, avant les matchs de lundi soir. On ne retrouve pas l’équipe à cet échelon dans toutes les statistiques, mais l’ennui, c’est que son nom est là pour les plus importantes. Et pour mener une telle recherche, la souris est quand même souvent sollicitée pour aller en bas de page.

Au chapitre des défaites pures, le Tricolore est comeneur de toute la ligue avec les Coyotes. Les deux équipes ont perdu 13 fois cette saison, mais le CH a joué plus de matchs. À l’inverse, il est 29e pour le nombre de victoires, d'où ce glissement au 30e rang pour le taux d’efficacité.

Les Hurricanes à ,875 et les Panthers, qui sont 2es à ce chapitre avec un taux de ,806, ne pourront jamais maintenir cette cadence, alors que généralement la meilleure équipe de la ligue conclut sa saison avec un taux légèrement au-dessus de ,700. Dans toute son histoire, la pire campagne du Bleu-blanc-rouge a été celle de 1939-1940 avec un taux de ,260. L'édition actuelle est avant-dernière à son rythme actuel.

C'est plutôt élémentaire. Pour gagner des matchs, il faut marquer des buts. Le Canadien reste en queue de peloton, au 25e rang, pour le nombre de buts marqués, mais glisse au 29e rang pour la moyenne par match. Pourtant, l’équipe prend beaucoup de tirs au filet et est dans le top 10 de la ligue. Toutefois, son taux de réussite n'est que de 7,3 %, un résultat bon pour le 29e rang. Une moyenne d'efficacité de milieu de plateau se situe légèrement au-dessus de 9 %.

Si vous ne marquez pas beaucoup de buts, ce n’est pas la fin du monde, il ne vous en faut seulement qu’un de plus que votre adversaire. Il faut par contre éteindre ce dernier, et là aussi, les hommes de Dominique Ducharme n’ont pas beaucoup de succès.

En continuant de garder en tête qu’ils ont joué un peu plus de matchs que les autres, ce sont quand même eux qui ont accordé le plus de buts au total, soit 70, pour une moyenne 3,5 buts par rencontre et la troisième place dans ce classement.

On ne peut pas reprocher au Canadien son manque de constance en matière de piètres résultats statistiques cette année. Il y a cohérence entre les résultats globaux et ceux en avantage numérique. Ce n’est pas compliqué : avant que le match commence, la moyenne du Tricolore suggère que l’équipe accordera un but à court d’un homme. Il n’y a que les Canucks de Vancouver qui sont plus généreux.

Quand une équipe connaît un mauvais départ, les partisans et partisanes espèrent une remontée. Les chiffres montrent que le CH n’a pas plus l’avantage en troisième période. Non seulement l’équipe est championne des buts accordés, mais elle arrive au 30e rang pour les buts marqués dans le troisième vingt.

Si le Tricolore n’est absolument pas capable de renverser la vapeur après un faux départ, une bonne entame ne lui garantit pas non plus le succès. Lorsqu’en avance au premier entracte, il va perdre le match plus de la moitié des fois. Pourtant, 10 équipes n’ont toujours pas perdu en pareilles circonstances. Cette désolante moyenne place le CH au 29e rang.

Sur une note plus positive, 12 équipes n’ont jamais gagné lorsqu’en arrière au pointage après une période et le Canadien n'est pas du lot. Il a gagné une fois en ces circonstances, ce qui démontre timidement que le retournement de situation ne lui est pas complètement inconnu.

Un bandeau annonçant le balado de Radio-Canada Sports : Tellement hockey

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