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À quoi pourrait ressembler la prochaine cuvée du Temple de la renommée du hockey?

Des affiches de joueurs de hockey dans les fenêtres s'un vieil édifice.

Le Temple de la renommée, à Toronto

Photo : Getty Images / Bruce Bennett

Alexandre Coupal

Même si elle est officiellement intronisée en novembre, c’est au début de l’été qu'est annoncée la nouvelle classe qui fera son entrée au Temple de la renommée du hockey. Il y a chaque fois de la joie, bien sûr, pour les nommés, et de la déception pour ceux et celles qui ne sont pas appelés, et leurs admirateurs et admiratrices.

Comment pourrait-il en être autrement, dans un contexte où les critères d’admission sont libres à interprétation? Par exemple, dans le cas d’un joueur ou d’une joueuse, les habiletés, la conduite sportive, le caractère et la contribution au sport sont les points de départ de l’évaluation. Ce serait plus simple si la mesure était uniquement statistique.

Le comité de sélection compte 18 membres, dont Luc Robitaille, Igor Larionov, Cassie Campbell-Pascall, qui est la seule femme, les journalistes Marc de Foy et Michael Farber.

Il y a trois catégories de nomination. Joueurs, bâtisseurs (qui regroupent les entraîneurs, les directeurs généraux, les propriétaires et même les gens des médias) et les arbitres.

Chaque membre du comité de sélection propose seulement un nom pour chacune des catégories, et suit un débat.

La liste des absents de marque est longue, mais voici quelques exemples de candidatures pour l’année prochaine, ou une autre.


Daniel Alfredsson

Il est admissible depuis 2017 et serait le deuxième joueur des Sénateurs d'Ottawa de l’ère moderne à être élu au Temple, après Marian Hossa. Il est d’ailleurs le meneur de l'histoire de l'organisation, qui aura 30 ans la saison prochaine, pour les buts, les passes et les points, en saison et en séries.

Dans la capitale nationale, il a disputé 17 saisons, dont 13 comme capitaine, avant de jouer une dernière année avec les Red Wings de Détroit. Ses 1157 points en 1246 matchs lui confèrent le 54e rang de l’histoire des pointeurs de la LNH.

Il a été le premier capitaine européen à participer à la finale de la Coupe Stanley, en 2007, ne pouvant soulever le précieux trophée puisque la victoire est allée aux Ducks d’Anaheim. Il a remporté le trophée Calder, remis à la recrue de l’année, à l’issue de la saison 1995-1996, et il a été invité au match des étoiles à six reprises.

En décembre 2016, les Sénateurs ont retiré son numéro 11.

Un joueur de hockey patine avec la rondelle.

Daniel Alfredsson

Photo : Getty Images / Justin K. Aller


Alexander Mogilny

En 16 campagnes dans la LNH, le prolifique ailier droit a inscrit 1032 points en 990 matchs, pour une moyenne légèrement au-dessus d’un point par match. Cela le place au 42e rang de l'histoire de la ligue à ce chapitre.

Il est membre du Triple Gold Club qui n'accepte en ses rangs que les vainqueurs de la Coupe Stanley, de la médaille d’or au Championnat du monde et de l’or olympique.

Au-delà de ce palmarès sportif, il est le premier joueur russe à avoir déserté pour jouer en Amérique du Nord. Son club en Russie, le CSKA de Moscou, était affilié à l’Armée rouge, que Mogilny a quittée à ses risques, et en contravention de la loi. Son exil a mis beaucoup de pression sur le gouvernement qui, ultimement, a relaxé ses positions.

Il a connu ses succès internationaux avant sa défection et a remporté la Coupe Stanley avec les Devils en 2000.

Mogilny a pris sa retraite en 2006 et est admissible depuis 12 ans.

Un joueur de hockey en action.

Alexander Mogilny a remporté la Coupe Stanley, le Championnat du monde et les Jeux olympiques.

Photo : Getty Images / Rick Stewart


Claude Lemieux

Il y a certainement matière à plaider la cause d’une place au Temple pour Claude Lemieux, qui aurait pu être appelé dès 2012, après une carrière de 20 saisons. Certes, son nom ne figure pas avantageusement dans les différents classements, sauf peut-être les plus importants, ceux dans les séries éliminatoires.

Il est 9e pour les buts marqués en séries, entre Maurice Richard et Jean Béliveau. Lemieux a remporté quatre fois la Coupe Stanley, et fait partie d’un groupe de 10 joueurs à avoir soulevé le gros trophée avec trois équipes.

Chaque printemps, lorsqu’un joueur moins flamboyant en saison se démarque en engagement et en production de points, son nom est associé à celui de Claude Lemieux. Même si son style de jeu n'a pas fait l’unanimité, il est depuis ses beaux jours une référence pour les amateurs, et pour les joueurs.

Il fait partie d’un très petit groupe de patineurs, les gardiens sont volontairement exclus, lauréats du trophée Conn-Smythe, remis au meilleur joueur des séries, à ne pas avoir été intronisés au Temple. Les autres sont Reggie Leach, Butch Goring, Scott Stevens et Brad Richards.

Un joueur de hockey en rouge célèbre un but.

Claude Lemieux

Photo : Getty Images / Eliot J. Schechter


Mike Vernon

Des gardiens à avoir gagné le Conn-Smythe, il est celui avec la plus belle cause. Avec 77 victoires dans les séries, il se classe au 8e rang dans l’histoire de la LNH. À deux reprises, il a atteint la finale de la Coupe Stanley avec les Flames, avec à la clé une victoire en 1989. Et à deux reprises également, il a joué dans le même film avec les Red Wings de Détroit, avec une autre conquête en 1997.

C’est un contemporain important de Patrick Roy, qu’il a affronté deux fois en grande finale dans les années 80, et régulièrement dans les années 90 quand Vernon était à Détroit et Roy, au Colorado. En 17 ans de carrière, il n’a jamais gagné le trophée Vézina, mais il a reçu le Jennings avec Chris Osgood en 1996, récompense des plus objectives, que l’on remet au duo de gardiens ayant accordé le moins de buts pendant la saison.

Il a été invité au match des étoiles à cinq reprises et aurait pu faire son entrée au Temple dès 2005.

Un gardien de but de hockey en rouge suit la rondelle des yeux et se prépare à faire un arrêt.

Mike Vernon

Photo : Getty Images / Rick Stewart


Manon Rhéaume

Il y a très peu de membres du Temple de la renommée, à vrai dire il y a tout simplement très peu de gens, qui incarnent un symbole avec le même niveau d’incandescence que Manon Rhéaume. Non seulement on lui fait référence lorsqu’il s’agit de la place des femmes au hockey, mais son exemple transcende largement le sport. Et ce qu’elle a accompli est fréquemment associé à toute manifestation de l'éclatement du plafond de verre pour les femmes, dans toutes les sphères de la société.

Avec le Lightning de Tampa Bay en 1992, elle est devenue la première et la seule femme à avoir joué un match, si préparatoire soit-il, dans la Ligue nationale de hockey, ce qui n’avait jamais été vu dans tout le sport professionnel nord-américain. Elle a refait le coup l'année suivante.

Elle était la gardienne du Canada qui a participé à la finale du premier tournoi olympique féminin en 1998 à Nagano, mais s’était inclinée 3-1 devant les États-Unis. Elle a remporté le Championnat du monde en 1992 et en 1994.

Il y a 24 ans maintenant qu’elle a pris sa retraite et elle est admissible depuis 2000. Fraîchement intronisée, Kim S-Pierre n’a pas manqué de mentionner dans son discours d’acceptation l’impact que Rhéaume avait eu sur la jeune fille qu’elle était.

Une gardienne de but de hockey à l'entraînement

Manon Rheaume avec le Lightning

Photo : Getty Images / Scott Halleran


Danièle Sauvageau

Une autre dont le nom a été mentionné pendant l’allocution de St-Pierre, Danièle Sauvageau incarne le hockey féminin depuis plus de 20 ans. Comme le concept de retraite ne s’applique pas à la catégorie des bâtisseurs, elle aurait pu être appelée au Temple depuis longtemps.

Elle a été associée dans plusieurs rôles avec l’équipe canadienne pour six Jeux olympiques, et elle était l’entraîneuse de l’équipe qui a obtenu la première médaille d’or de l’histoire du programme féminin en 2002 à Salt Lake City. Elle a contribué aux victoires lors de sept Championnats du monde consécutifs. Elle a été la première femme à être entraîneuse adjointe dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, avec le défunt Rocket de Montréal en 1999. Elle a également été la première à occuper un poste d’analyste à la télévision, dans l’équipe de la défunte Soirée du hockey à Radio-Canada.

Elle a travaillé dans le comité de développement de la LHJMQ et dans celui de Hockey Canada, en plus de mettre sur pied, à partir de rien, le programme de hockey féminin de l’Université de Montréal. Une bâtisseuse au sens propre.

Une équipe de hockey féminin prend la pose avec sa médaille d'or.

Danièle Sauvageau

Photo : afp via getty images / ADRIAN DENNIS

Et Pierre Turgeon? Les jumeaux Sedin? Theoren Fleury? Sergei Gonchar? Rod Brind’Amour? Comme mentionné plus haut, ils sont nombreux à avoir une feuille de route digne du Temple de la renommée. Et ils sont encore plus nombreux, chaque année, à déterminer les absents, et à plaider pour leur cause.

Un bandeau annonçant le balado de Radio-Canada Sports : Tellement hockey

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