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L’ascension à vélo du volcan Mauna Kea, l’exploit de Charles Ouimet

Un cycliste pose devant des observatoires astronomiques.

Charles Ouimet au sommet du Mauna Kea

Photo : Charles Ouimet

Rares sont les cyclistes pouvant se targuer d’avoir réalisé l’ascension du volcan Mauna Kea, à Hawaï. Encore moins en optant pour le trajet alternatif en gravier. Charles Ouimet est récemment devenu le troisième athlète à accomplir cette prouesse, non sans avoir souffert.

Au départ, le projet n’avait rien à voir avec la folle montée de Mauna Kea, deuxième volcan en ancienneté parmi les cinq majeurs sur l’île éloignée du Pacifique. Mais au bout du compte, un long-métrage germera de cette aventure.

Il s’agissait au premier abord d’un voyage de cyclotourisme (bikepacking) en couple, organisé par Charles Ouimet et sa copine Gabrielle. L’excursion s’est déroulée comme prévu, puis l’athlète de 28 ans, compétitif dans l’âme, a profité de sa présence à Hawaï pour dompter la montagne de Wakea, vieille de près d’un million d’années.

La tête dans les nuages, au sens propre comme au figuré, après avoir franchi 110 kilomètres séparant la plage du sommet du volcan et gravi 4800 m en dénivelé, le Montréalais est catégorique : l’effort colossal d’une demi-journée laisse place à peu de répit.

Ce qui est difficile avec cette montée, c’est l’ascension constante jusqu’au sommet. Lorsqu’on fait de grosses journées de dénivelé au Québec, il y a beaucoup de up and down, donc ça permet de se reposer, explique-t-il.

Les paysages bien différents les uns des autres ont déferlé devant lui. Plus d'une fois, au cœur de l'ascension de 11 h 39 min, il s'est senti à bout de forces, si loin de l'arrivée, rendant l'accomplissement d'autant plus satisfaisant.

« La route pavée est connue comme l’une des 10 plus difficiles au monde [...] Avec la personne qui m’accompagnait, Chris, on s’est dit qu’on allait la faire par la route de gravier, question d’ajouter un niveau de complexité, de douleur, d’effort mental pour esquiver les roches, passer par-dessus des cratères. Ç’a vraiment été tout un défi. Une autre composante, c’est le manque d’oxygène dans l’air plus tu montes en altitude. »

— Une citation de  Charles Ouimet, cycliste
Un cycliste se fait pousser lors d'un passage pentu.

Charles Ouimet sur la route de gravier du Mauna Kea

Photo : Charles Ouimet

D'une pierre deux coups

Passionné de cyclisme depuis peu, Charles Ouimet a progressé à la vitesse grand V ces cinq dernières années. Avant de migrer vers le vélo, il a brillé en descente de planche à roulettes longue (longboard) sur le circuit de la Coupe du monde, décrochant plusieurs podiums au passage.

La raison pour laquelle j’ai fait la transition vers le cyclisme, c’est qu’après avoir roulé dans les Alpes, en Californie, et qu’on revient au Québec, on n’a pas les côtes ni les routes comme ailleurs. Donc, j’avais perdu un peu la passion, je n’avais pas de défi au Québec, tandis que lorsque j’ai découvert le cyclisme, j’ai réalisé qu’il y avait des courses au Québec lors de chaque week-end, même deux fois par semaine, indique-t-il.

Photographe et vidéographe de profession, l’athlète élite travaille dans le monde commercial et publicitaire depuis approximativement huit ans. Il peut désormais combiner ses passions du cyclisme et de la création de contenus pour ainsi faire fructifier ses carrières en parallèle.

Deux cyclistes pédalent dans une plaine bordée de montagnes.

Charles Ouimet et un ami en route vers le Mauna Kea

Photo : Charles Ouimet

Charles Ouimet a également démarré, en 2020, sa propre chaîne YouTube, qui compte aujourd'hui 17 600 adeptes et sur laquelle il présente son parcours atypique vers les rangs professionnels. Sa plateforme diffusera son long-métrage ayant pour titre Ocean to Heaven.

Inexpérimenté jusqu’à tout récemment en ce qui concerne la réalisation d’un film, le principal intéressé a rassemblé une petite équipe formée d’un caméraman, d’un conducteur, d’une nutritionniste et d’un guide pour l’accompagner dans sa démarche à Hawaï.

Il a néanmoins lui-même porté la grande majorité des volets dans la conception du long-métrage, une branche qu'il affectionne particulièrement et lui permet de se mettre en valeur pour attirer le regard de formations professionnelles.

La production, la préproduction, la communication avec les commanditaires, la négociation, le voyage et la postproduction du film, c’est tout moi qui l’ai géré de A à Z. Et même la distribution, dit Charles Ouimet, empli de fierté et fébrile à l'idée que son projet numérique voit le jour vendredi.

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