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Panthéon des sports du Québec : 7 nouveaux immortels

Ils prennent la pose pour une photographie officielle de l'événement.

Alex Harvey et Lucian Bute ont été intronisés au cours du 30e gala du Panthéon des sports du Québec.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Vachon

Michel Chabot

Le 30e Gala du Panthéon des sports du Québec a immortalisé, mercredi soir, cinq athlètes et deux bâtisseurs qui ont marqué l’histoire sportive de la province.

Double champion du monde en ski de fond, Alex Harvey s’est dit surpris de se voir décerner pareille distinction à seulement 33 ans.

C’est toujours un honneur de se faire honorer chez soi, au Québec, a dit l'ancien athlète de Saint-Ferréol-les-Neiges. Ça fait quand même seulement deux ans que j’ai pris ma retraite. Donc d’être déjà intronisé au Panthéon des sports du Québec, pour moi, c’est un très grand honneur. De me joindre à la cohorte de cette année, ce sont vraiment de gros noms, même des idoles personnelles, quand j’étais plus jeune. C’est touchant.

Maintenant avocat en droit des affaires, Harvey ne regrette pas d’avoir mis un terme à sa carrière et il savoure pleinement sa nouvelle vie.

C’est très stimulant, ça apporte son lot de défis, a-t-il confié. C’est une stimulation plus intellectuelle que physique comme par le passé. En même temps, il y a des leçons et des apprentissages que je peux utiliser chaque jour dans ma nouvelle carrière, donc, j’adore ça.

Carbo parmi les héros

Guy Carbonneau, qui a passé 12 de ses 18 saisons dans la Ligue nationale de hockey avec le Canadien de Montréal, a aussi été récompensé.

Gagnant de trois Coupes Stanley et membre du Temple de la renommée du hockey, Carbonneau s’est dit heureux de ce nouvel honneur.

C’est encore en haut de la pyramide, a-t-il dit de façon imagée. Gagner la Coupe Stanley, avec le Canadien, avec Dallas, d’avoir connu une longue carrière, ce sont des rêves qui se réalisaient.

« Personne ne commence une carrière, quelle qu’elle soit, en se voyant aboutir au Temple de la renommée ou au Panthéon des sports du Québec. Mais ça demeure une reconnaissance extraordinaire. Le Temple de la renommée, c’était avec mes pairs, alors que le Panthéon des sports du Québec, c’est pour tous les sports confondus. C’est un autre petit velours. »

— Une citation de  Guy Carbonneau
Ils sourient devant l'objectif d'un photographe.

Guy Carbonneau, Sonia Denoncourt et Caroline Ouellette, en compagnie de la ministre Isabelle Charest

Photo : Radio-Canada / Jean-François Vachon

Un honneur mérité pour Caroline Ouellette

Toujours au hockey, Caroline Ouellette, l’une des plus importantes joueuses du Canada sur la scène internationale, fait également partie de cette cohorte.

C’est vraiment un bel honneur, je suis très émue, a-t-elle admis. J’ai tout de suite pensé aux gens qui m’ont aidée pour la carrière que j’ai eue, dont les 16 années avec l’équipe canadienne, que ce soit mes parents, mes amies, mes coéquipières et aussi les femmes que je rejoins et qui proviennent du hockey féminin : France St-Louis, Danielle Goyette et Kim St-Pierre.

Maintenant entraîneuse de la formation de l’Université Concordia, cette quadruple médaillée d’or olympique espère que le hockey professionnel féminin jouira d’une meilleure vitrine dans un avenir rapproché.

Ce qui me brise le cœur, c’est qu’encore, en 2021, nous n’avons pas de ligue professionnelle viable, a dit celle qui a disputé plus de 200 matchs internationaux. C’est ma grande déception. Je me souviens qu’après les Jeux de Vancouver, en 2010, on pensait qu’on y était.

Lucian Bute comblé

Lucian Bute, boxeur émérite, s’est aussi retrouvé parmi la cuvée 2021 du Panthéon. Champion des super-moyens de l’IBF pendant cinq ans, le Roumain d’origine était ému avant la cérémonie.

« Après toute ma carrière, d’être intronisé, c’est quelque chose d’extraordinaire. Après être devenu champion du monde en 2007, ce soir, c’est pratiquement plus important pour moi. Ça montre que Lucian Bute a fait quelque chose pour le sport au Québec, pour marquer l’histoire. C’est un honneur et je suis vraiment touché. »

— Une citation de  Lucian Bute

Père de deux enfants de 5 et de 3 ans, Bute songe à des projets dans le monde de la boxe, comme parrainer un espoir roumain, par exemple. Assurément, nul n'est mieux placé que lui pour montrer la voie à un immigrant quant à la façon de s'intégrer dans la société québécoise.

Quand je suis arrivé ici, en 2003, je ne parlais même ni français ni anglais, s'est-il souvenu. Je me suis bien intégré, le Québec m’a adopté. J’ai pu vendre 20 000 billets au Centre Bell pour chaque combat. Aujourd’hui, ma vie est ici, ma famille est avec moi, les enfants sont nés ici. Je suis vraiment comme un vrai Québécois.

Soulignons que Marie-Hélène Prémont est la cinquième athlète dont le nom s’est retrouvé sur cette liste sélecte, bien qu’elle n’ait pu assister à l’événement que de manière virtuelle. Elle avait remporté la médaille d’argent en vélo de montagne aux Jeux olympiques de 2004 et avait été championne de la Coupe du monde en 2008.

La grande carrière de Sonia Denoncourt

Chez les bâtisseurs, Sonia Denoncourt, pionnière dans le domaine de l’arbitrage au soccer, a accueilli son intronisation avec beaucoup d'humilité.

« D’être honorée parmi tous les grands, au Québec, dans tous les sports, c’est exceptionnel, même si j’ai aussi été intronisée au Temple de la renommée du soccer. Je ne peux pas me comparer avec Guy Carbonneau et tous ces gens-là, qui ont accompli tellement dans le sport, c’est un privilège. »

— Une citation de  Sonia Denoncourt

Au fil de sa longue carrière, Denoncourt aura officié durant plus de 1000 matchs, dont une centaine sur la scène internationale, en Coupe du monde et aux Jeux olympiques. Elle a même brisé une barrière en 1997 lorsqu’elle est devenue la première femme à arbitrer un match masculin de niveau senior, à l’occasion d’un championnat au Brésil.

Trente ans dans l’arbitrage, c’est énorme, a-t-elle constaté. Ça demande beaucoup de sacrifices et beaucoup trop de tests, de demandes physiques et mentales… Je n’ai rien volé. J’ai eu une belle carrière. J’ai été chanceuse aussi, ç’a bien tourné, alors je suis très reconnaissante.

Toujours chez les bâtisseurs, le Panthéon des sports du Québec a aussi admis Tom Quinn, président des Jeux du Canada et également à la tête du conseil d’administration de l’Institut national du sport.

C’est une forme de reconnaissance pour tout ce que j'ai fait dans le sport depuis 50 ans, a dit M.Quinn. C'est plaisant parce que je me retrouve avec la famille québécoise du sport. C’est très apprécié.

Enfin, les 50 ans des Jeux du Québec ont également été soulignés au cours de cette soirée.

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