•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

James Crawford d’attaque pour Lake Louise

Un skieur dévale une pente et négocie un virage à droite, la main droite sur la neige pour garder son équilibre.

James Crawford lors des Championnats du monde de 2021

Photo : Getty Images / Alexis Boichard/Agence Zoom

James Crawford et l'équipe canadienne de vitesse lancent leur saison de Coupe du monde ce week-end, à Lake Louise, en Alberta. L'Ontarien veut gagner en confiance avant les Jeux olympiques de février. Il en a discuté avec Radio-Canada Sports.

James Crawford a beaucoup aimé son séjour à Cortina d'Ampezzo pour les Championnats du monde en février dernier. Il a en effet terminé au 4e rang du combiné, une épreuve qui comprend le super-G, sa spécialité, et le slalom.

Ce format de course lui convient, comme en témoigne sa 6e place au super-G de Kitzbühel le 25 janvier, juste avant les mondiaux. Au classement de la spécialité, Crawford a terminé la saison 2020-2021 au 24e rang.

Fort de son expérience et de sa réussite à Cortina d'Ampezzo, où auront les Jeux olympiques de 2026, il voit venir ceux de Pékin sans appréhension.

Les Jeux ne m'angoissent pas trop, affirme-t-il. La saison dernière, on a eu les Championnats du monde, ce n’est pas de l’envergure des JO, mais ça y ressemble, parce que ce n’est pas présenté chaque année. Il se trouve que j’ai été au meilleur de ma forme à Cortina, et j’ai connu mes meilleures performances. Donc, c’est un moment de la saison où je me sens bien sur mes skis.

Il dévale la pente et négocie un virage à gauche.

James Crawford pendant les Jeux olympiques de 2018

Photo : Getty Images / Fabrice Coffrini

Aux Jeux de 2018, en Corée du Sud, il avait fini 20e du combiné, 29e du slalom géant et était sorti de piste dans le super-G.

En fait, son niveau de performance aux Jeux de 2022 dépendra essentiellement du camp d'entraînement qui précédera le voyage en Chine.

Les JO ne nous obligent pas à changer nos habitudes, il faut juste bien s’entraîner, fait remarquer l'Ontarien. Ce n’est pas tant ce qu’on peut faire maintenant, comme la saison n’est pas commencée, mais plus ce qu’on pourra faire dans les trois à quatre semaines qui précéderont les Jeux pour être dans le bon d’esprit avant de se rendre en Chine.

La saison dernière, on a fait un camp d’entraînement de 10 jours juste avant la grosse course de Kitzbühel, et c’était parfait pour nous, se souvient-il. Parfait pour que l’équipe soit au meilleur de sa forme pour Kitzbühel et pour les Championnats du monde.

Ses résultats aux mondiaux de Cortina d'Ampezzo le prouvent.

Un skieur satisfait lève les deux bras au ciel dans l'aire d'arrivée.

James Crawford lors des Championnats du monde de 2021 à Cortina d'Ampezzo

Photo : Getty Images / Alexander Hassenstein

James Crawford sait qu'il prend du temps à se mettre en route. Ses débuts de saison sont souvent timides.

La saison dernière, il est entré tout juste dans le top 30 à ses trois premières courses de super-G. Mais sur la Streif de Kitzbühel, il a raté le podium de 66 centièmes de seconde.

« J’ai montré que je pouvais aller vite, et que je pouvais inquiéter les meilleurs du monde. Mais je dois encore trouver le moyen d’être plus constant, quelles que soient les conditions de neige. »

— Une citation de  James Crawford, skieur canadien, spécialiste de la vitesse

Après sa 6e place à Kitzbühel, il a fini 19e dans la suivante à Garmisch-Partenkirchen.

Parfois, j’ai des problèmes à passer des pistes qui sont très dures et complètement gelées à des pistes qui sont un peu plus molles. Cela peut me prendre un à deux jours pour me sentir à l’aise et aller aussi vite.

Je dois réduire ce temps de transition, précise-t-il. Et, pour y arriver, je dois m’adapter aux conditions plus rapidement, surtout quand on n’a pas tout l’entraînement nécessaire avant les courses.

Cet aspect-là a fait partie de l'entraînement de l'équipe de vitesse cet été.

On a travaillé sur différents types de parcours, passant d’une discipline à l’autre, et ça m’a aidé, estime-t-il. J'ai hâte de voir si le travail paiera à Lake Louise.

Pas de tourisme en Chine

Il sait que la saison sera encore disputée sous le signe de la pandémie, même si la situation s'améliore.

On est revenus cette année à un programme plus normal. On a recommencé à faire la navette entre l’Europe et le Canada. La situation concernant la pandémie est moins stressante, peut-être parce qu’on s’y habitue.

On doit toujours porter le masque et passer les tests COVID-19, on travaille pas mal dans notre bulle, car on ne veut pas l’attraper. On ne veut pas avoir à s'isoler et perdre du temps de préparation. Je suis donc très prudent, car je veux être prêt pour le début de la saison, ajoute-t-il.

Une pancarte des Jeux olympiques de 2022 devant des pistes de ski

Le site du ski alpin dans le district de Yanqing au nord-ouest de Pékin

Photo : Getty Images / Kevin Frayer

Les équipes nationales sont maintenant habituées aux bulles de travail.

Personnellement, je ne suis pas inquiet de me rendre en Chine. Ayant vu comment ça s’est passé à Tokyo, en écoutant les responsables de Canada Alpin qui préparent notre voyage, on comprend que les bulles seront hermétiques. On ne pourra pas aller au café du coin ou faire du tourisme, précise l'Ontarien en riant.

On va rester dans notre bulle, et ce rendez-vous ressemblera à tous les autres de la Coupe du monde, croit-il. Ce sera peut-être un peu plus hermétique qu’on le souhaite, mais c’est normal, puisque toute la planète se retrouve aux Jeux.

Assis dans une pièce, il regarde son ordinateur.

James Crawford en entrevue à Radio-Canada

Photo : Société Radio-Canada

James Crawford se concentrera cette saison sur le super-G et la descente, mais il ne veut pas abandonner le slalom géant pour autant. Il n'a pas participé à celui de Sölden, en Autriche, qui lançait la saison de Coupe du monde. Il n'est pas question de se disperser avant Lake Louise.

Le rendez-vous de Lake Louise est plus tôt cette saison, d’une semaine, et de la façon dont le programme d’entraînement de l’équipe de vitesse est bâti, ce n’était pas une bonne idée d'aller à Sölden, car j’aurais dû ajouter le slalom géant à ma préparation. C’était plus simple pour moi de me concentrer sur Lake Louise.

Quant à ses objectifs, James Crawford veut faire encore mieux à Kitzbühel, le rendez-vous mythique du circuit où les Canadiens ont déjà connu le meilleur et le pire.

Il y a des endroits où je veux connaître de bonnes performances. Il y a bien sûr Lake Louise, car c’est la seule course au Canada, devant la famille et les proches. Il y a Kitzbühel et les Jeux olympiques. On ne sait pas à combien de JO on participera dans notre carrière. J’espère que j’y participerai cette année, pour représenter mon pays. On verra après pour la suite des choses.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !