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L’Ukraine congédie deux de ses dirigeants antidopage

Un échantillon sanguin entre les mains d'un technicien de laboratoire avec des gants bleus.

L'AMA a accusé l'agence ukrainienne d'avoir prévenu des sportifs de contrôles aléatoires hors compétition.

Photo : Radio-Canada

Agence France-Presse

Le gouvernement ukrainien a annoncé mercredi le départ de deux responsables de son agence antidopage après des accusations de manipulations émises par l'Agence mondiale antidopage (AMA), qui évoque un système « audacieux » remontant à près de 10 ans.

L'Agence antidopage de l'Ukraine (ONAD) a violé les standards de tests internationaux, a déploré dans un communiqué le ministère des Jeunesses et du Sport. Le directeur de l'agence ukrainienne, Ivan Kourlichtchouk, et son adjoint Iaroslav Kroutchek ont démissionné, précise le communiqué.

Nous ne permettons à personne de violer les règles antidopage, a-t-il assuré sans plus de détails.

Stratagème d’alerte

Mardi, l'AMA a accusé l'agence ukrainienne d'avoir depuis 2012 prévenu des sportifs de contrôles aléatoires hors compétition, à l'issue d'une enquête ouverte en 2019.

L'ONAD téléphonait à des sportifs ou les joignait par l'intermédiaire de leurs entraîneurs pour les convoquer le lendemain, en vue d'un contrôle, a détaillé le directeur du département Renseignement et enquêtes de l'AMA, Gunter Younger.

L'agence ukrainienne s'est souvent prêtée à cette pratique avant d'importantes compétitions internationales et, parfois, toute l'équipe nationale d'une discipline précise pouvait être présente dans ses locaux pour un contrôle, selon la même source.

Cette année, 20 sportifs, dont trois Ukrainiens, ont été interdits de participer aux Jeux olympiques de Tokyo pour ne pas avoir satisfait les standards des contrôles antidopage hors compétition.

Ces sportifs font partie des pays classés par l'Unité d'intégrité de l'athlétisme (AIU) dans la catégorie A, dite à haut risque, dont les représentants doivent se soumettre à trois tests dans les 10 mois précédant un grand championnat.

Les autres pays touchés étaient le Nigeria (10 sportifs), le Bélarus (3), le Kenya (2), l'Éthiopie (1) et le Maroc (1).

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