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Des retrouvailles réussies pour les championnes olympiques de soccer

Adriana Leon inscrit un but contre la gardienne adverse, sous le regard attentif de trois joueuses.

Adriana Leon a été la seule joueuse des deux camps à toucher la cible au stade Saputo.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Christine Roger

Même si les conditions n'étaient pas optimales pour la présentation d’un match de soccer, mardi soir à Montréal, les partisans ont répondu à l’appel et sont venus en grand nombre célébrer la médaille d’or de l’équipe canadienne féminine.

Plus de 11 000 spectateurs ont bravé le froid et la pluie, un soir de semaine, pour assister au match entre le Canada et la Nouvelle-Zélande qui s'est déroulé au stade Saputo. Les joueuses canadiennes ont été impressionnées de l’accueil reçu à Montréal pour cette rencontre, qu’elles ont remportée par la marque de 1-0.

Ça fait vraiment chaud au cœur de voir que même dans le mauvais temps, autant de personnes se sont déplacées. Elles ont amené tellement d’énergie au match. C’était vraiment une ambiance très cool, a affirmé Gabrielle Carle au terme de la rencontre.

L’ambiance était vraiment très bonne, a confirmé Évelyne Viens. Sur le banc, après deux minutes, nous nous sommes dit que la foule était là pour nous encourager. C’était plaisant avec la vague, les tambours, l’engagement de la foule...

La sélection canadienne était de retour à Montréal pour la première fois depuis la Coupe du monde en 2015. Si cette tournée lui a permis de renouer avec ses partisans, cette médaille d’or a vraisemblablement permis de conquérir le cœur de nouveaux amateurs canadiens.

Nous avons senti la chaleur de la foule. Nous avons reçu beaucoup d’amour. J’ai regardé la foule et j’ai vu beaucoup de jeunes joueurs de l’académie (du CF Montréal). J’espère qu’ils appuient l’équipe. C’est fantastique, a indiqué l'entraîneuse Bev Priestman.

Même si cette dernière prône habituellement la constance, il était primordial, lors de ces deux matchs de la tournée de célébration présentés à Ottawa et à Montréal, de permettre à toutes les joueuses d’obtenir du temps de jeu. Évelyne Viens et Gabrielle Carle ont donc pu jouer devant leurs parents et amis, au Québec, pour la première fois de leur carrière.

C’était excitant. C’était une première pour moi. Je n’ai jamais joué à la maison, je n’ai jamais joué à Montréal avec le maillot canadien, alors c’est certain que c’est une expérience que je vais chérir pour le reste de ma vie, a affirmé Gabrielle Carle, qui fera ses débuts chez les professionnelles en 2022.

« Je ne me souvenais plus du sentiment ressenti lorsque nous jouons devant notre famille et nos amis. Ç’a fait vraiment du bien de les voir et de leur donner un câlin. »

— Une citation de  Évelyne Viens
Adriana Leon inscrit un but contre la gardienne adverse, sous le regard attentif de trois joueuses.

Adriana Leon a été la seule joueuse des deux camps à toucher la cible au stade Saputo.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Le Canada amorce donc cette tournée de célébration avec deux victoires. Adriana Leon, qui évolue en Angleterre, a particulièrement brillé alors qu'elle a inscrit trois des six buts marqués par son équipe lors des deux rencontres. Bev Priestman espérait cependant un meilleur résultat qu'une victoire de 1-0 à Montréal.

Ce que j’ai aimé est le jeu blanc. Nous ne voulions pas concéder de but. Ce n’était pas une grande performance. C’était un peu attendu, avec le nombre de changements effectués, a-t-elle expliqué.

Ces deux matchs auront tout de même permis de voir à l'œuvre Christine Sinclair, mais aussi plusieurs jeunes joueuses extrêmement talentueuses.

On n’a qu’à penser à Jessie Fleming, joueuse de 23 ans évoluant avec le club de Chelsea, en Angleterre, qui a disputé les 90 minutes de jeu à Montréal. Elle a démontré pourquoi elle se retrouve candidate au titre de Ballon d’Or avec ses compatriotes canadiennes Christine Sinclair et Ashley Lawrence.

Le Canada pourra aussi compter pendant longtemps sur le talent de Jordyn Huitema, une attaquante de seulement 20 ans qui porte les couleurs du Paris Saint-Germain.

Au cours des derniers jours, Bev Priestman a aussi vanté les mérites de Janine Beckie, de Manchester City. La polyvalence de cette athlète pouvant évoluer autant au poste d’attaquante que celui d’arrière latérale fait d’elle un atout incroyable pour l’équipe canadienne.

Vanessa Gilles, Kadeisha Buchanan, Évelyne Viens, Gabrielle Carle, Deanne Rose et Jayde Riviere sont toutes âgées de 25 ans ou moins et représentent l'avenir de la sélection.

Pour l'équipe canadienne, le défi sera maintenant de faire preuve de constance afin de parvenir à cumuler les succès. S’il est difficile aujourd’hui de savoir quel sera le visage de la sélection à la Coupe du monde 2023, on peut dire sans hésitation que l’avenir s’annonce très prometteur.

En attendant, Canada Soccer peaufine actuellement les détails en vue de poursuivre la tournée de célébration à Vancouver, à la fin du mois de novembre.

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