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Le Toronto FC voudra jouer les trouble-fête, prévient Wilfried Nancy

Il pointe devant lui en donnant des instructions.

Wilfried Nancy et le CF Montréal occupent le 6e rang de l'Est dans la MLS.

Photo : Associated Press / Mark Humphrey

Olivier Tremblay

C’est encore sans son attaquant Romell Quioto que le CF Montréal poursuivra sa course aux éliminatoires, samedi, en rendant visite à son grand rival torontois au BMO Field.

Quioto, auteur de 8 buts et 6 passes décisives en 17 rencontres de la MLS cette saison, n’a plus joué depuis son doublé contre Atlanta, le 2 octobre dernier. Il est blessé à une jambe.

L’entraîneur-chef Wilfried Nancy espère cependant pouvoir compter sur quelques renforts ce week-end, comme le milieu offensif Ahmed Hamdi, dont l’option de transfert permanent vient d’être levée.

Ce qui m’intéresse, c’est mettre une équipe qui soit fraîche mentalement pour jouer contre Toronto, a souligné Nancy en point de presse virtuel, jeudi. Je pourrais avoir quelques retours, mais pour l’instant, je dois voir ce qui se passera demain. On va voir.

Les Torontois, justement, pourront rafraîchir leur formation, samedi, pour le 47e choc entre les deux clubs depuis l’entrée de l’Impact en MLS.

Le TFC a subi une lourde défaite de 3-0, mercredi, à Miami, mais il avait fait tourner l’effectif. Jonathan Osorio n’a passé qu’une trentaine de minutes sur la pelouse en fin de match. Richie Laryea en a joué plus de 50 uniquement parce qu’il a dû remplacer Yeferson Soteldo, blessé en cours de première période. Jozy Altidore, toujours en remise en forme, n’a participé qu’à la deuxième mi-temps.

Tout cela a fait dire à l’entraîneur Wilfried Nancy que la rivalité Toronto-Montréal demeure bien pertinente. Elle ne se vivra pas en éliminatoires puisque le TFC est exclu de la course depuis sa défaite du week-end dernier. Elle ne se vivra pas pleinement dans les tribunes du BMO Field, car les Montréalais sont interdits de déplacement à Toronto ce week-end. Mais elle est là.

Il court vers les supporteurs après avoir marqué pendant qu'un adversaire regarde devant lui, les mains sur les hanches.

Le CF Montréal a gagné ses deux matchs contre le Toronto FC cette saison, avec notamment deux buts de Romell Quioto (à droite).

Photo : Eric Bolte-USA TODAY Sports

Après une décennie au sein du club montréalais, Nancy sent d’ailleurs la responsabilité de tout faire pour que la rivalité se perpétue, pour que les joueurs recrutés en saisissent la pleine mesure. Une tâche compliquée par les destins sportifs des deux entités, qui s’obstinent à prendre des chemins différents en MLS.

Depuis le fameux automne 2016 et cette somptueuse finale de l’Est, les deux équipes n’ont jamais affiché le même degré de compétitivité – quand elles se sont de nouveau toutes deux qualifiées pour les éliminatoires, en 2020, près de 20 points les séparaient. Cette saison ne fait pas exception.

Cette année, c’est un peu l’inverse des années précédentes où Toronto était hyper dominant et était toujours dans les séries en fin d’année pendant que nous, on voulait gâcher leurs plans quand on n’en faisait pas partie, a souligné l’international canadien Samuel Piette. Cette année, c’est Toronto qui va essayer qu’on ne fasse pas les séries. Je sais qu’ils veulent faire en sorte qu’on n’accumule pas de points.

Compte tenu de cette course serrée, avec huit équipes séparées par huit points, les joueurs montréalais ne se feront pas prier pour acquiescer lorsque l’entraîneur leur demandera d’y mettre toute la gomme contre Toronto. Et visiblement, les messages de Wilfried Nancy se transmettent à merveille au sein de l’effectif cette saison.

À titre d’exemple, après le match nul de 1-1 des Montréalais contre Orlando, mercredi, Djordje Mihailovic a conclu une réponse en laissant tomber qu’il devrait peut-être tirer un peu plus. Le meneur de jeu américain rappelait ainsi les propos de son entraîneur, qui indiquait deux jours plus tôt que Mihailovic, auteur de 4 buts et 15 passes décisives en 2021, ne devait pas oublier de marquer quand il en a l’occasion.

Nancy, jeudi, s’est réjoui que son groupe lui permette d’aller en profondeur dans les discussions.

Je veux faire émerger les problèmes qu’ils ont pour les améliorer, a ajouté Nancy. En l’occurrence, Djordje, c’étaient les tirs. Il y a encore des choses à travailler, parce que [mercredi], il a pris certaines décisions pour tirer qui n’étaient pas les bonnes, mais encore une fois, c’est un processus. Moi, ce qui m’intéresse, c’est que les joueurs soient convaincus que, quand on leur reproche quelque chose ou qu’on essaie de les emmener sur quelque chose, c’est pour les aider. S’ils prennent conscience de ça, c’est plus facile pour eux de s’améliorer. Tant mieux si Djordje et d’autres joueurs sont en accord avec moi sur ce que je leur demande.

Si Nancy ne l’a pas dit explicitement, cette ouverture d’esprit des joueurs et leur capacité à décoder les messages ne peuvent que lui donner un brin de confiance de plus lorsqu’il s’agit d’apporter certains ajustements tactiques.

Demander à Mathieu Choinière de modifier son positionnement comme piston, par exemple. Ou encore déployer un système sans attaquant en l’absence de Quioto, avec Matko Miljevic et Djordje Mihailovic comme joueurs les plus hauts placés dans l’axe.

Mihailovic s’était justement promis, avant le début de la saison, qu’il marquerait cinq buts. S’il fallait que le cinquième vienne contre l’ennemi juré…

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