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Les Wizards gâchent la rentrée des Raptors à Toronto

Bradley Beal tente un lancer sous le regard de plusieurs joueurs des Raptors.

Les Wizards ont été trop forts pour les Raptors en lever de rideau de la saison.

Photo : La Presse canadienne / Evan Buhler

Les Wizards de Washington ont gâché le retour très attendu des Raptors à Toronto mercredi soir. L'équipe de la Ville Reine s'est inclinée par la marque de 98-83 devant ses partisans après une absence de 600 jours de l’aréna Banque Scotia.

L’instant des cérémonies d’avant-match et de quelques minutes de jeu, la normalité, celle du monde prépandémique, semblait avoir retrouvé l'amphithéâtre torontois qui a fait salle comble. Les joueurs ont été chaudement accueillis, Fred VanVleet a marqué les premiers points du match et une faute technique a été décernée à l’entraîneur-chef Nick Nurse pour avoir réprimandé un officiel.

Dès l'entame du deuxième quart, il est cependant devenu clair que l’équipe torontoise avait beaucoup changé ces 20 derniers mois.

Les Wizards ont exposé au grand jour les faiblesses de l'effectif de Nick Nurse. Maladroits, désorganisés et en manque d'adresse au tir, les Raptors ont vu Washington rentrer au vestiaire avec une avance de 20 points à la mi-temps, la plus importante jamais accordée par Toronto en 26 matchs d'ouverture.

La suite n'a pas été forcément mieux pour les Raptors, qui n'ont réussi que 30 de leurs 97 tentatives de panier.

Nous n’avons pas bien géré la situation, a laissé tomber d'emblée Nick Nurse après le match.

Nous n'avons vraiment pas réussi à exécuter quoi que ce soit à chaque extrémité (du terrain). Quand il y avait des jeux à faire, nous n'arrivions pas à les terminer. Il n'y avait pas beaucoup de rythme. Nous étions souvent en mode réflexion, a-t-il dit. Il y aura beaucoup d'apprentissages demain, c'est certain!

L'entraîneur-chef a aussi souligné en point de presse qu'il avait trouvé particulièrement inquiétant que certains joueurs aient montré qu'ils n'avaient pas de chimie entre eux sur le terrain.

Le vétéran Fred VanVleet a mené la charge pour les Raptors avec un maigre total de 12 points, à égalité avec la recrue Scottie Barnes, qui disputait son premier match dans la NBA.

Il y aura des matchs comme celui-là. C'est ce que c'est. On ne peut rien y faire. On a essayé des choses, beaucoup de choses, mais rien ne nous a réussi. On va retourner à la table à dessin demain pour trouver des solutions, a analysé VanVleet.

« On a laissé tomber la foule. Elle était extraordinaire. Les amateurs ont fait leur part. On n'a simplement pas assez bien joué, mais bon, c'est le premier match. »

— Une citation de  Fred VanVleet, meneur de jeu des Raptors

Du côté des Wizards, le joueur vedette Bradley Beal et le pivot Montrezl Harrell ont fait le plus gros du travail avec 23 et 22 points, respectivement.

Un second souffle grâce à Dalano Banton

Ses Raptors en retard par 24 points et face à l'éventualité de la défaite, l'entraîneur-chef Nick Nurse a envoyé la recrue Dalano Banton dans la mêlée avec quelques secondes à faire au troisième quart. Le Torontois, premier Canadien de l'histoire repêché par les Raptors, a fait son entrée sous un tonnerre d'applaudissements.

Le fier représentant du quartier Rexdale, au nord-ouest de Toronto, n'a d'ailleurs pas mis de temps à se signaler. Il a inscrit ses premiers points dans la NBA sur un tir du milieu du terrain et au son de la sirène en plus!

Banton lui-même avait du mal à croire que son tir soit rentré dans le panier. Je suis ravi qu'il soit passé et content que ce soit le premier panier de ma carrière, a-t-il lâché avec un large sourire.

Le Torontois de 21 ans a montré la même témérité au quatrième quart. Il n'a pas quitté le terrain, étant employé en majeure partie avec les Montréalais Chris Boucher et Khem Birch. Ensemble, ils sont d'ailleurs devenus les trois premiers Canadiens à jouer en même temps pour les Raptors.

Grâce à l'apport offensif de Banton, entre autres, les Raptors se sont approchés à 10 points des Wizards au tableau indicateur, mais c'était trop peu, trop tard.

Malgré toute l'adversité dans ce match, on n'a jamais senti que les partisans nous ont laissé tomber. Leur appui constant, c'est un peu ce qui nous a tenus en vie au quatrième quart. Ç'a été extraordinaire de jouer devant eux et j'apprécie tous les partisans qui m'ont aimé et accueilli à bras ouverts, a résumé Banton.

Toujours privés des services de Pascal Siakam, qui se remet d’une opération à une épaule, les Raptors affronteront les Celtics, vendredi, à Boston. Ils reviendront ensuite à Toronto pour y disputer quatre matchs de suite.

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