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Jesperi Kotkaniemi refuse d’écorcher le Canadien

Jesperi Kotkaniemi dans son nouvel uniforme d'entraînement des Hurricanes.

Jesperi Kotkaniemi

Photo : Gracieuseté : Hurricanes de la Caroline

Michel Chabot

Jesperi Kotkaniemi sera de retour au Centre Bell jeudi lorsque les Hurricanes rendront visite au Canadien. Le jeune homme de 21 ans, qui se dit heureux dans son nouvel environnement en Caroline, a refusé de parler négativement de l’organisation montréalaise, mardi.

Laissé de côté lors des deux derniers matchs de la finale de la Coupe Stanley, Kotkaniemi avait plus tard remis en question la façon dont les dirigeants du Canadien géraient son développement.

Or, un mois et demi après avoir vu le CH refuser d’égaler l’offre de contrat des Hurricanes, d’une valeur de 6,1 millions de dollars pour la prochaine saison, le Finlandais n’avait rien de mal à dire au sujet de ses anciens employeurs. Au contraire, il a même sorti le violon.

J’ai de bons souvenirs de mon temps là-bas et je suis reconnaissant qu’ils m’aient repêché et qu’ils m’aient donné une occasion de jouer, a répondu Kotkaniemi en vidéoconférence. C’était un très bon endroit où jouer pendant trois ans. Les partisans y sont bons et j’y avais de bons coéquipiers. Je n’aurais pu souhaiter une meilleure place pour amorcer ma carrière dans la LNH.

Aurait-il été déçu de poursuivre sa carrière à Montréal plutôt qu’en Caroline? Là encore, celui porte désormais le numéro 82 a refusé de tomber dans ce piège.

C’était deux bonnes options. Mais je suis très heureux ici jusqu’à maintenant, a-t-il dit.

Un accueil incertain

Quant à la réception que lui réservera la foule du Centre Bell, Kotkaniemi ne semble pas en faire de cas même s’il sait que des huées de supporteurs mécontents de son départ pourraient se faire entendre à son égard.

« Tout le monde a droit à son opinion. Je n’ai fait que ce je croyais qui était le mieux pour moi à ce moment-là. Mais les gens peuvent m’accueillir comme ils le veulent. »

— Une citation de  Jesperi Kotkaniemi, attaquant des Hurricanes de la Caroline

En ce qui concerne les retrouvailles avec ses anciens coéquipiers sur la glace montréalaise, Kotkaniemi confie les avoir repéré rapidement sur le calendrier.

C’est un match que j’avais hâte de jouer, a-t-il admis. Ce sera agréable de retrouver mes anciens coéquipiers et les partisans.

Départ modeste

Privé de points à ses deux premiers matchs, le troisième choix du repêchage de 2018 est l’un des attaquants les moins utilisés par l’entraîneur-chef Rod Brind’amour jusqu'ici.

Il n’y a pas de hiérarchie parmi les trios, a humblement déclaré Kotkaniemi. Ce sont quatre bons trios. Juste faire partie de la formation, c’est excellent. La compétition interne est intense ici. Il me faut faire de mon mieux tous les jours pour gagner ma place.

Utilisé à l’aile gauche, il y a de bonnes chances qu’on le voit patiner à Montréal en compagnie de ses talentueux compatriotes Sebastian Aho et Teuvo Teravainen.

C’est une expérience amusante, a-t-il indiqué. Jouer à l’aile est nouveau pour moi, alors ils m’aident tous les jours.

Kotkaniemi n'a pas discuté de la possibilité de jouer au centre avec Brind'amour, trop occupé, dit-il, à apprendre le système de jeu des Hurricanes.

Et la pression de devoir justifier ce gros contrat, Jesperi?

« Je ne ressens pas vraiment de pression. J’essaie simplement de m’amuser. Nous avons une bonne équipe, il y a donc beaucoup à accomplir ici. »

— Une citation de  Jesperi Kotkaniemi, attaquant des Hurricanes de la Caroline

Nick Suzuki, récent signataire d’un mirobolant contrat, a eu droit à un texto de la part de son ancien coéquipier. Sans doute préoccupé par son insatisfaisant début de saison, Suzuki a tardé à répondre à Kotkaniemi.

Il a mis cinq jours à répondre à mon message, s’est amusé celui-ci sans en faire de cas.

Loin des feux de la rampe montréalais, Kotkaniemi espère certainement pouvoir s’épanouir dans son nouvel environnement sans avoir à se justifier continuellement.

Et le temps plus clément de la Caroline du Nord lui permettra calmement de parfaire son golf. Là aussi, toutefois, il y a matière à l’amélioration.

Je travaille encore là-dessus, a-t-il rigolé.

Un bandeau annonçant le balado de Radio-Canada Sports : Tellement hockey

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