•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’équipe canadienne de soccer féminin vient célébrer l’or, mais en veut davantage

Avec deux coéquipières, elles montrent leur médaille d'or.

Évelyne Viens (deuxième à partir de la gauche) et Vanessa Gilles (à droite) joueront devant leurs partisans locaux, samedi et mardi.

Photo : Getty Images / Naomi Baker

Olivier Tremblay

Les championnes olympiques de soccer sont de retour au Canada dans un contexte bien particulier. Elles fêteront leur conquête de la médaille d’or samedi, à Ottawa, et mardi, à Montréal, mais la ligue dans laquelle bon nombre d’entre elles jouent, la NWSL, est dans la tourmente.

Les Canadiennes viennent cependant communier avec un public qui les appuie sans réserve, sur le terrain et en dehors. Même si elles ont joué devant des gradins vides à Tokyo, elles disent avoir senti le soutien de leurs compatriotes à distance.

Et lorsqu’elles doivent aborder certains enjeux sociaux comme la sécurité des joueuses, un enjeu mis à l’avant-plan ces dernières semaines avec le congédiement d’un entraîneur et la démission de la commissaire, elles ont tout autant l’impression que le public est derrière elles, selon l’attaquante Évelyne Viens, du Gotham FC.

On a reçu un soutien incroyable, a souligné Viens en point de presse virtuel, mardi. On en parlait aujourd’hui, il y a des joueuses qui sont en Europe et qui savent ce qui se passe en NWSL. On est vraiment chanceuses d’avoir le soutien du public dans un moment difficile en NWSL, tant sur le terrain que dans les bureaux. On est très chanceuses. On a une plateforme à utiliser pour aller vers l’avant.

« Dans notre ligue comme dans toutes les ligues au monde, il faut protéger les femmes du milieu sportif. »

— Une citation de  Évelyne Viens, attaquante, Gotham FC et équipe nationale du Canada

La situation évolue constamment pour la NWSL, qui a annoncé lundi l’embauche d’une cheffe de la direction par intérim, Marla Messing, pour gérer les activités de la ligue. Viens s’en remet à son association des joueuses pour juger de la pertinence de la nomination, mais elle croit que la ligue a déjà fait un pas dans la bonne direction.

Au Canada, les fidèles du ballon rond verraient aussi d’un bon œil que la ligue s’installe au nord de la frontière. C’est une requête qui se répète constamment, et les joueuses n’ont pas manqué de souligner, depuis qu’elles ont gagné l’or, que cette victoire était encore plus remarquable quand on tenait compte de l’absence d’une ligue professionnelle au pays.

La défenseuse Vanessa Gilles a raconté comment, lorsqu’elle a consulté son téléphone après la cérémonie de remise des médailles, les messages affluaient de partout – et surtout de gens qu’elle ne connaissait pas, elle qui s’attendait simplement à discuter quelques minutes au téléphone avec son frère.

Ryan Reynolds envoyait des messages à l’équipe! C’est le moment où je me suis dit qu’on était suivies, que le peuple du Canada nous suit, qu’ils veulent plus de soccer au Canada, a soutenu Gilles. Pour moi, c’était un déclic pour dire qu’on était prêtes pour une ligue, pour quelque chose au Canada, un futur, une infrastructure. Pour moi, c’est le plus important. C’est bien, les messages, mais il faut faire quelque chose avec. Pour moi, ça commence par une ligue.

Une équipe de la NWSL, ce serait une belle première étape, a-t-elle ajouté. Avec tout ce qu’on voit dans la NWSL en ce moment, ce serait phénoménal d’avoir une ligue menée par les joueuses. Ça part des joueuses, et ça prend des investisseurs, bien sûr, car l’argent mène le monde.

Pour ce programme double contre la Nouvelle-Zélande, Gilles jouera pour son public d’Ottawa samedi, à la Place TD, tandis que la Québécoise Viens sera à l’honneur mardi, au stade Saputo, elle qui jouera pour la première fois devant ses proches depuis qu’elle a fait ses débuts professionnels en pleine pandémie, à l’été 2020.

Deux autres Québécoises font également partie du groupe : Marie Levasseur, joueuse invitée qui n’était pas aux Jeux de Tokyo, et Gabrielle Carle.

Gilles et Viens ont souligné mardi à quel point les passages de l’équipe nationale chez elles, lorsqu’elles étaient plus jeunes, les avaient motivées à atteindre leurs rêves.

Les joueuses s'enlacent pour célébrer leur victoire en finale.

L'équipe canadienne de soccer féminin a battu la Suède en tirs de barrage pour gagner la médaille d'or olympique à Tokyo.

Photo : Getty Images / Atsushi Tomura

Elles espèrent donner aux suivantes devant une marée de chandails rouges. Mais elles savent que l’inspiration passe aussi par les victoires. Et si le succès a été au rendez-vous ces dernières années aux Jeux olympiques avec trois podiums, le scénario est tout autre lors des Coupes du monde.

Le meilleur résultat canadien est une 4e place au tournoi de 2003, aux États-Unis. Quelque 20 ans plus tard, en 2023, les représentantes de l’unifolié visent un podium en Australie et en Nouvelle-Zélande.

C’est une célébration ici, mais on regarde aussi la Coupe du monde, dans deux ans, puis les prochains Jeux olympiques, a reconnu Évelyne Viens. C’est un travail de tous les instants. Ça donne la piqûre. Quand tu touches à la médaille d’or, tu veux aller gagner une Coupe du monde et une autre médaille d’or ensuite.

C’est un peu comme quand tu manges un gâteau, a ajouté Vanessa Gilles. Tu manges une part, mais tu en veux toujours d’autres.

La préparation commence dès samedi, contre l’une des deux équipes hôtesses.

Bandeau consultez Tellement soccer

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !