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Terres non cédées : les libéraux appuient le Canadien, mais pas le PQ

Un avant-match du Canadien au Centre Bell.

Le Canadien présentera un message de reconnaissance territoriale avant chaque match à domicile cette saison.

Photo : Getty Images / Minas Panagiotakis

La Presse canadienne

Les libéraux ont salué la décision du Canadien d'affirmer que Montréal est un territoire autochtone non cédé, mardi, tandis que le Parti québécois est loin d'être d'accord.

Beaucoup d'historiens attestent que ce territoire n'a jamais appartenu aux Mohawks, mais la cheffe de l'opposition officielle Dominique Anglade a néanmoins appuyé la décision du Canadien.

L'équipe montréalaise annonce désormais avant le début des matchs que son organisation reconnaît la nation mohawk pour son hospitalité sur son territoire traditionnel et non cédé.

En conférence de presse à l'Assemblée nationale en matinée, Dominique Anglade a dit saluer l'initiative du Canadien, même si la recherche historique est loin d'être catégorique sur cet enjeu.

En conférence de presse à l'Assemblée nationale la cheffe libérale Dominique Anglade.

En conférence de presse à l'Assemblée nationale la cheffe libérale Dominique Anglade a dit saluer l'initiative du Canadien.

Photo : Geneviève Tardif

« La véracité de tout ça est importante, mais le message aussi est important et doit être véhiculé [...] S'il y a des faits qui doivent être vérifiés, qu'ils les vérifient. »

— Une citation de  Dominique Anglade, cheffe du Parti libéral du Québec

Les faits et la vérité importent, a riposté, en total désaccord, le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon peu après la conférence de presse.

Le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon à sa conférence de presse à l'Assemblée nationale.

Le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon en conférence de presse à l'Assemblée nationale.

Photo : Geneviève Tardif

« J'ai été sidéré d'entendre Dominique Anglade, comme quoi il y a la vérité, mais il y a aussi le message, comme si la vérité était facultative. »

— Une citation de  Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois

Il se demande aussi pourquoi une équipe sportive décide de se prononcer sur une question historique.

Le chef parlementaire de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, dit aussi laisser le débat aux historiens et ne veut pas lancer la pierre au Canadien, même s'il rappelle que c'est une entreprise qui songe d'abord à faire des profits lorsqu'elle se positionne.

Tant que l'État québécois ne mettra pas au clair la question des droits ancestraux, des controverses comme celle-là vont se produire, où des entreprises privées vont s'avancer sur des enjeux qui sont super complexes, a réagi Gabriel Nadeau-Dubois.

Gabriel Nadeau-Dubois donne son point de vue à l'Assemblée nationale.

Gabriel Nadeau-Dubois laisse les débats historiques aux historiens.

Photo : Geneviève Tardif

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