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Deux personnes arrêtées à Athènes pour avoir manifesté contre les JO de Pékin

Un homme court avec la flamme olympique.

Ioannis Antoniou avec la flamme olympique, sous haute surveillance

Photo : Reuters / ALKIS KONSTANTINIDIS

Radio-Canada

Deux manifestantes ont été interceptées à l'Acropole d'Athènes alors qu'elles tentaient de hisser une bannière pour rappeler que les droits de la personne sont bafoués en Chine, à la veille de l'allumage de la flamme olympique des Jeux de Pékin, prévu lundi.

Les militantes, Tsela Zoksang, une étudiante tibétaine de 18 ans et Joey Siu, activiste hongkongaise exilée de 22 ans, toutes deux citoyennes américaines et membres de la campagne Pas de Pékin 2022, ont été arrêtées par la police grecque dimanche.

Les deux manifestantes et une troisième personne sont entrées dans le site archéologique comme clientes payantes, puis Zoksang et Siu ont grimpé quelques échafaudages, d'où elles ont tenté de déployer la bannière.

Un agent de sécurité s'est précipité vers elles et a emporté la banderole. Les deux femmes sont restées sur l'échafaudage et ont déployé un drapeau tibétain et une plus petite banderole proclamant Révolution libre de Hong Kong. Elles ont également scandé des slogans tels que Libérez le Tibet, Boycottez Pékin 2022 et Pas de liberté, pas de Jeux. La police est arrivée 10 minutes plus tard et a arrêté les deux manifestantes.

Maintenant, il est temps que la communauté internationale et tous les peuples de conscience, prendre position et boycotter Pékin 2022; n'importe quoi moins sera une approbation claire du régime génocidaire de la Chine, a déclaré Zoksang.

Le CIO envoie le monde un message qu'il est normal de fermer les yeux sur le génocide et crimes contre l'humanité à Hong Kong, au Tibet, au Turkestan oriental et le sud de la Mongolie, a ajouté Siu.

De nombreuses voix se sont élevées pour critiquer le traitement réservé par le gouvernement chinois aux Ouïghours dans la province de Xinjiang, dans le nord-ouest de la Chine. Selon plusieurs groupes de défense des droits de la personne, la situation s'apparente à un génocide, sans parler de la violente répression des manifestants à Hong Kong et des politiques coercitives envers le Tibet et Taïwan.

Le Comité international olympique a cependant déclaré que la feuille de route de la Chine en matière de droits de la personne à l'aube des Jeux olympiques d'hiver de 2022 n'est pas de notre responsabilité.

La flamme sera allumée sans spectateurs

La flamme olympique sera allumée dans un stade antique d'Olympie désespérément vide lundi pour les Jeux d'hiver de Pékin, comme pour ceux de Tokyo, en raison du contexte épidémiologique.

C'est seulement la deuxième fois, et d'affilée, en trois décennies que la cérémonie traditionnelle dans le berceau de l'olympisme se tiendra en l'absence de spectateurs, a annoncé le Comité olympique hellénique.

Une femme tient la flamme olympique.

Photo prise lors de la répétition générale au stade antique d'Olympie

Photo : Reuters / COSTAS BALTAS

À cause de la situation liée à la pandémie de COVID-19, la cérémonie d'allumage se tiendra dans un respect strict du protocole sanitaire local, a prévenu le Comité grec, qui reconduit ainsi les mesures drastiques prises en mars 2020 en vue des JO de Tokyo.

Dans l'histoire des Jeux de l'ère moderne, la flamme n'avait été allumée à huis clos qu'en 1984, quand les organisateurs grecs avaient voulu protester contre le caractère commercial des Jeux olympiques de Los Angeles.

La cérémonie se tiendra devant un parterre limité aux membres du Comité international olympique (CIO) et des comités grec et chinois, en présence de la présidente de la République hellénique Katerina Sakellaropoulou et du président du CIO Thomas Bach.

Thomas Bach

Thomas Bach

Photo : Getty Images / Buda Mendes

Conformément aux mesures drastiques prises à Pékin, sans spectateurs étrangers, le Comité grec a encore renforcé les précautions sanitaires pour ces seconds Jeux sous coronavirus après Tokyo, en décidant que le relais de la flamme serait plus court que dans un passé récent.

La flamme des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver sera amenée en un temps record jusqu'à Athènes, avant de s'envoler vers Pékin.

Elle doit être allumée lundi au stade antique d'Olympie, sur la péninsule du Péloponnèse, et remise aux organisateurs chinois dès le lendemain au stade panathénaïque à Athènes, après une nuit à l'ombre de l'Acropole.

Traditionnellement, la flamme parcourt des centaines de kilomètres en plusieurs jours, traverse une cinquantaine de villes et sites archéologiques de Grèce, relayée par des artistes et des sportifs du monde entier.

Mais en mars 2020, avec les premiers cas de coronavirus en Grèce, les spectateurs autorisés à assister au relais de la flamme avaient afflué sans précaution, pour acclamer des personnalités étrangères, forçant les organisateurs à arrêter la course.

Cette fois, fait sans précédent dans le passé récent, la flamme olympique ne sera portée que par deux relayeurs en moins de 24 heures jusqu'au stade panathénaïque, où elle sera remise au comité d'organisation des Jeux de Pékin, également en l'absence de public.

Comme traditionnellement, la flamme doit être allumée lundi par les rayons du soleil sur les ruines du temple d'Héra à Olympie, siège des Jeux de l'Antiquité en Grèce.

Comme un soleil radieux est annoncé, par un ciel clair et une température de 20 degrés, sur le temple antique d'Olympie, les rayons du soleil devraient traverser sans encombre le miroir parabolique et enflammer la torche brandie par la prêtresse Xanthi Georgiou, avant d'être emportée par le premier relayeur, le skieur grec Giannis Antoniou.

Dimanche, jour de répétition générale, coïncide avec le centième anniversaire de la création du bureau exécutif du Comité international olympique.

Une cérémonie doit se tenir devant le monument Pierre de Coubertin sur le site antique d'Olympie, suivie de l'inauguration de nouveaux bâtiments de l'Académie internationale olympique.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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