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Des mesures sanitaires très strictes en Chine en vue des JO d’hiver

Des ouvriers installent une enseigne des JO d'hiver de 2022

Installation d'une enseigne des JO d'hiver de 2022

Photo : Reuters

Agence France-Presse

Les épreuves-tests olympiques en vue des Jeux d'hiver de 2022 en Chine donnent un avant-goût des mesures anti-COVID-19.

Patinage de vitesse le week-end du 8 octobre, patinage artistique cette semaine, luge en novembre, sessions d'entraînements : au total, une quinzaine d'événements sont prévus sur les différents sites des prochains Jeux olympiques d'ici la fin de l'année.

Deux hommes pellettent et balaie une piste de bobsleigh.

Des travailleurs nettoient la piste qui accueillera les épreuves de luge et de bobsleigh lors des Jeux d'hiver de Pékin en 2022.

Photo : Getty Images / Kevin Frayer

Elles sont destinées à évaluer les sites olympiques et la logistique et permettent aussi de roder les organisateurs avant le rendez-vous de février.

Ces épreuves tests sont en temps normal programmées un an avant le coup d'envoi des Jeux, mais elles n'ont pas pu avoir lieu l'hiver dernier, annulées tout comme des étapes de la Coupe du monde de ski alpin, de ski de fond, de saut à ski.

Les Championnats du monde de ski acrobatique et de planche à neige ont aussi été annulés en raison de la pandémie planétaire et des restrictions de voyage.

Les Jeux d'hiver de 2022 seront probablement l'événement sportif avec les règles anti-COVID-19 les plus strictes depuis le début de la pandémie.

Les participants (athlètes et officiels) resteront dans une bulle hermétique qui les maintiendra séparés du public et du monde extérieur pendant toute la durée des Jeux.

Les athlètes auront le choix : soit être totalement vaccinés, soit subir une quarantaine de 21 jours à leur arrivée. Il n'y avait aucune obligation vaccinale aux JO de Tokyo.

Toutes les personnes présentes dans la bulle devront passer des tests COVID-19 quotidiens.

Comme à Tokyo, les athlètes devront porter un masque la plupart du temps, sauf lorsqu'ils participent aux épreuves ou s'ils veulent faire une rapide photo sur le podium.

La Chine limite drastiquement l'arrivée d'étrangers sur son sol depuis le début de l'épidémie, mais environ 2000 athlètes, entraîneurs et officiels devraient participer aux épreuves-tests.

Les athlètes qui participent actuellement à ces compétitions semblent se faire à ces nouvelles règles.

La façon dont est gérée la politique de prévention de l'épidémie lors de cette compétition offre une grande protection aux athlètes, a expliqué la patineuse de vitesse néerlandaise Sophie Kraaijeveld, citée par les médias chinois.

Ces mesures me permettent de me sentir en sécurité, a de son côté dit sa compatriote Isabel Grevelt, médaillée d'or aux Jeux olympiques de la jeunesse.

Pour la planchiste chinoise Cai Xuetong, médaillée d'argent olympique en 2018 (demi-lune), la principale difficulté a trait à sa préparation. Car les autorités sportives nationales interdisent aux athlètes chinois de participer à des compétitions à l'étranger en raison du coronavirus.

Normalement, on voyage dans différents pays, on participe à beaucoup de compétition. Mais la saison dernière a été totalement différente, a-t-elle précisé récemment à l'agence AFP.

À la différence des Jeux de Tokyo, les Jeux d'hiver de 2022 se dérouleront en présence du public. Les billets ne seront toutefois vendus qu'aux personnes habitant en Chine.

Si les épreuves-tests n'ont pas encore attiré les foules, les journalistes ont dû présenter un test négatif au coronavirus datant de moins de 48 heures et prouver leurs récents déplacements afin de rentrer dans les enceintes.

Une fois à l'intérieur, ils devaient porter un masque N95, plus couvrant qu'un simple masque chirurgical, et ne pouvaient interviewer les athlètes que via une liaison vidéo.

 Gros-plan d'un masque N95, avec deux boîtes derrière

Masque de type N95

Photo : Getty Images / Justin Sullivan

Une situation différente de celle de Tokyo, où la presse pouvait interroger les athlètes en face à face, à une certaine distance toutefois. Ces règles peuvent évidemment changer d'ici à février.

Pour les organisateurs, ces mesures sont l'unique moyen d'organiser des Jeux olympiques sûrs. Mais ils admettent qu'ils seront soumis à une grande pression pour éviter toute contamination.

Si un athlète est déclaré positif au coronavirus, il sera acheminé par ambulance dans un centre médical spécialisé COVID-19 pour y être soigné, a expliqué Chengfang Zhao, directeur adjoint de la prévention de la COVID-19 au Palais omnisports de la capitale à Pékin.

Cette enceinte située au centre-ville, qui accueillera notamment des épreuves de patinage, mobilisera une équipe de 100 personnes prêtes à intervenir en cas d'urgence.

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