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Jonathan Drouin et les autres

L'attaquant du Canadien, vêtu de blanc, ferme le poing en guise de célébration de son but, sous les regards des partisans torontois.

Jonathan Drouin a marqué le premier but de la saison du Canadien.

Photo : Reuters / Dan Hamilton

TORONTO - Durant tout le camp d’entraînement, l’une des seules, sinon la seule, histoire réjouissante du Canadien se résumait en deux mots : Jonathan Drouin. Ça s’est transposé dans le premier match de la saison.

Drouin tout feu tout flamme pour amorcer la rencontre. Drouin qui crée une chance pour Josh Anderson dès les premières minutes du match en dirigeant une rondelle au filet à travers la circulation. Drouin qui distribue cinq (!) mises en échec dans la rencontre. Et, bien sûr, Drouin qui enfile le tout premier but de la saison du Canadien quelques mois après avoir surmonté ses troubles anxieux.

Ce scénario s’écrit tout seul, sauf qu’il n’a duré qu’une dizaine de minutes. C’est peut-être un peu injuste de réduire tout ce match à la belle histoire du Québécois sincèrement heureux de retourner à sa passion, mais le CH n’a donné que peu d’autres occasions de célébrer dans cette défaite de 2-1 contre les Leafs en lever de rideau de la saison 2021-2022.

L’ensemble du travail du trio Drouin, Christian Dvorak et Josh Anderson mérite d’être souligné en fait. Il y a là une chimie évidente. Ils ont contrôlé 56 % des tentatives de tirs, ont généré cinq chances de marquer de qualité quand tout le reste de l’équipe en a obtenu trois et ont inscrit le seul filet tricolore.

L'attaquant du Canadien, vêtu de blanc, ferme le poing en guise de célébration de son but, sous les regards des partisans torontois.

Jonathan Drouin, qui d'autre!?

Photo : Reuters / Dan Hamilton

Dvorak a été le seul centre à maintenir une efficacité de plus de 50 % (54 %) dans le cercle des mises au jeu, ce qui a fait dire à Dominique Ducharme que c’est certain que quand tu pars avec la rondelle, c’est un gros avantage.

Drouin a vanté l’intelligence de son nouveau joueur de centre.

Il n’est pas en train de se promener n’importe où, il est à la bonne place. S’il doit être profondément dans son territoire, il y est. Il n’y pense pas deux fois. Il est très intelligent, a lancé le Québécois.

Dvorak lui a rendu la pareille en répétant à quel point il est facile de jouer avec Drouin et Anderson. Voilà pour les fleurs. Les pots sont plus nombreux.

Outre la tenue de Jake Allen et ses 28 arrêts, dont plusieurs inspirés, le résultat final aurait pu être bien plus sévère.

Au bout du compte, c’est peut-être le gardien du CH qui a eu la phrase la plus honnête, la plus évidente aussi, en laissant tomber que perdre Eddy (Joel Edmundson) et Webby (Shea Weber), c’est gros.

Il faudra s'y faire. Dans le cas de Weber en tout cas, et qui sait pour Edmundson, qui souffre d’une blessure dite mineure depuis près d’un mois.

Il y a encore de l’adaptation à faire en défense, ça crève les yeux. Après le dernier match préparatoire, Dominique Ducharme avait évoqué tout le chemin qu’il restait à parcourir à ses défenseurs pour être prêts pour la saison.

Mercredi matin, l’entraîneur du Canadien a estimé qu’ils avaient fait un bout du chemin en prévision de l’ouverture de la saison.

Un bout sur la glace, un bout en regardant certains détails et aussi dans notre façon de penser. On s’est attaqué à ces trois aspects et je crois qu’on est dans une bien meilleure position aujourd’hui, avait lancé Ducharme.

Ce n’était pas la catastrophe des matchs préparatoires, mais les failles étaient nombreuses. Le CH a accordé de nombreux surnombres essentiellement à partir de mauvaises lectures de jeu de ses arrières. Tout ça après un excellent départ où il a complètement dominé l’adversaire pendant une dizaine de minutes.

Après le but des Leafs en avantage numérique, Montréal a connu une séquence d’environ 17 minutes sans décocher le moindre tir au but. Empêtrée dans son territoire, l’équipe n’arrivait plus à relancer l’attaque pour profiter de la vitesse de ses avants, sa stratégie depuis plusieurs saisons maintenant.

Et il y a les unités spéciales. Le CH a accordé un but en désavantage numérique, une phase de jeu dans laquelle il excellait en séries l’année dernière, et a manqué son coup lors de ses quatre supériorités, dont 1 min 44 s à cinq contre trois en troisième période.

C’était pas le plus beau cinq contre trois qu’on va voir cette année, a admis Drouin, candide. On a eu quelques lancers, quelques chances, mais faut qu’on améliore ça. Tu es en troisième période, en arrière d’un but, tu dois au moins créer du momentum. On en a perdu pas mal. La foule était avec l’autre équipe après.

Je n’ai pas aimé notre rythme, notre intensité pour se débarrasser de la pression. C’est la différence ce soir. Quand tu perds par un but en troisième et que tu as un cinq contre trois, tu dois marquer.

Une citation de :Dominique Ducharme

La saison est bien jeune, mais on voit déjà les chantiers de l’entraîneur apparaître : la cohésion de la défense, les unités spéciales. L’on pourrait ajouter qu’il lui faudra dénicher les bonnes combinaisons de trio. Outre celui de Dvorak, les autres ont été un peu plus calmes et force est de se demander si l’abondance d’ailiers de qualité jumelée à la difficulté de leur trouver des centres qui les complètent bien – exemple Jake Evans et Brendan Gallagher – ne crée pas une crise d’identité au sein de certains trios.

Porté sur l’attaque? Essentiel pour freiner les meilleurs joueurs adverses? Rôle d’énergie? Tout cela est encore un peu flou et devra prendre forme bientôt.

Le but est d’être encore dans la course au retour de Carey Price après tout. Peu importe quand ç’aura lieu.

Je suis sûr qu’il regarde. On est tous des hommes de hockey, joueurs de hockey, amateurs de hockey. Le sang de cette équipe coule dans ses veines, s’est exclamé Allen.

En rafale

C’était un premier but depuis le 23 février pour Jonathan Drouin, lui qui a quitté l’équipe au mois d’avril pour les raisons que l’on sait. Son sourire après son but voulait tout dire.

Dvorak a affirmé que c’était incroyable de l’avoir vu marquer à son retour au jeu. Ducharme a ajouté qu’il était ravi de le voir récompenser pour tout le travail qu’il a fait.

Le buteur des Laurentides a avoué qu’il s’agissait d’un soulagement.

[Je me sens] 100 fois mieux que l’année dernière. J’ai les idées claires, je suis concentré sur mon jeu. Je n’ai pas le goût d’entrer dans les détails, mais juste être à l’aréna est une expérience complètement différente pour moi que ce que c’était dans les dernières années.

Un bandeau annonçant le balado de Radio-Canada Sports : Tellement hockey

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