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Ivanie Blondin est prête pour un chapitre olympique plus heureux

La patineuse salue la foule après une course

Ivanie Blondin

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Michel Chabot

Les essais nationaux de patinage de vitesse sur longue piste commenceront mercredi prochain à Calgary dans le but de former la délégation qui représentera le Canada en Coupe du monde. Il s'agira des premières courses sur l'anneau albertain depuis février 2020. Et Ivanie Blondin a hâte de se mettre en marche.

Après sa déconvenue aux Jeux de Pyeongchang en 2018, Blondin veut repartir sur des bases solides et oublier le passé. Et elle se dit très heureuse de l’été d’entraînement qu’elle vient de connaître.

Je suis vraiment contente en ce moment, a dit l’athlète d’Ottawa. Hors glace, j’ai des chiffres que je n’avais jamais atteints dans le passé. On ne sait jamais ce que ça va donner sur la glace, mais les chiffres reflètent quand même ce qui se passe à l’entraînement et comment ça ira sur l’ovale mais le potentiel est là. Avec les performances que j’ai faites dans les années précédentes, je suis très enthousiaste de voir ce que ça va donner cette année.

Quatrième à la poursuite par équipe, 5e au 5000 m et 6e au 3000 m lors des derniers Jeux d’hiver, Blondin n’avait pas été en mesure de patiner à la hauteur de son potentiel, elle qui avait également été incapable d’accéder à la finale de la course au départ groupé. Dans les mois précédant Pyeongchang, elle avait pourtant engrangé plusieurs médailles.

Les mois qui ont suivi ont été sombres pour la patineuse de 31 ans qui dit avoir la carapace maintenant plus épaisse.

L’année après les Jeux, je suis tombée en dépression et il a fallu que je m’en remette. Dans une année olympique, il faut focaliser sur le processus. Pour moi, c’est vraiment important. C’est ça qui m’a permis de faire de bonnes performances dans le passé. Je me concentre sur le présent pour mieux performer dans le futur. Ça m’enlève du stress.

Une citation de :Ivanie Blondin

Si je pense trop aux Olympiques tous les jours, ça va me stresser encore plus et je ne vais pas être capable de fonctionner, a-t-elle ajouté. Si j’ai un congé, je vais aller marcher avec mon chien près de la rivière. C’est relax et c’est comme ça que je me garde dans le présent.

La résilience d'Evan Dunfee

Blondin a été grandement inspirée par son compatriote Evan Dunfee qui a récemment remporté la médaille de bronze à Tokyo à la marche de 50 km.

Ça m’a vraiment touchée, a-t-elle raconté. Je me vois un peu dans sa situation. Il avait une chance de médaille à Rio et il a fini 4e. Cinq ans plus tard, il est revenu avec une médaille. C’est sûr qu’avec une médaille, je serais vraiment contente. Ma meilleure chance, ce sera dans la poursuite par équipes.

En compagnie d’Isabelle Weidemann et Valérie Maltais, Ivanie Blondin a monté sur la plus haute marche du podium dans cette épreuve à Heerenveen en mars dernier. Cette victoire les a surprises et enchantées.

On ne s’est pas entraînées ensemble de l’été l’an passé à cause de la COVID-19. Je suis partie en Europe, Val était au Québec et Isabelle en Ontario. On s’est rassemblées aux Pays-Bas, on s’est entrainé pendant une semaine et tout d’un coup, médaille d’or!

Une citation de :Ivanie Blondin

Ç’a été une révélation pour nous de voir que même si on ne patine pas ensemble, nous sommes capables d’atteindre la première marche du podium, a poursuivi l'athlète originaire de Gloucester en Ontario. Qu’est-ce que ça va donner en 2022,? J'ai hâte de voir. Les Japonaises vont être de retour sur le circuit mais on verra.

Un programme chargé

N'allez pas croire qu’elle ne caresse aucune autre ambition. Sur son programme cette année, la vice-championne des mondiaux toutes distances en 2020 a l’intention de courir sur 1500, 3000 et 5000 mètres en plus de participer aux courses avec départ groupé, là où elle excelle.

Je garde mes cartes ouvertes, a-t-elle dit. Je sais que c’est beaucoup, mais les compétitions olympiques sont réparties sur deux semaines et j’ai prouvé dans le passé que j’ai été capable de faire de bonnes performances sur une telle période en Coupe du monde quand j’ai remporté toutes mes médailles d’or. J’espère recréer cette situation-là aux JO.

C’est humainement possible, mais n'est pas Cindy Klassen qui veut. La reine des Jeux de 2006 avait d’ailleurs remporté des médailles dans cinq disciplines à Turin. Mais la tendance de nos jours est davantage à la spécialisation.

On voit de plus en plus que les filles se spécialisent dans une ou deux distances. Ça ne se voit pas aussi souvent que dans le passé de faire toutes ces distances. Mais avec ma forme actuelle, c’est possible d’y arriver.

Ivanie Blondin se garde bien d'anticiper aussi loin, comme elle l’a répété quelques fois durant l’entrevue. Les quelques semaines qui viennent lui suffisent amplement. Après les sélections de la semaine prochaine, elle accompagnera l’équipe du Canada pour un camp en Espagne, où le vélo remplacera le patin.

Nous étions allés à Gérone en 2019 entre les 2e et 3e coupes du monde pour un genre de pause d’une semaine, s’est-elle souvenue. Ça s’était bien déroulé et lors des deux coupes du monde suivantes, j’avais eu plusieurs médailles d’or. Pour moi, faire du vélo, ça fait changement comme entraînement. Et se changer les idées, c’est vraiment important. Donc, j’ai hâte de voir si ça aura le même effet cette année.

La saison de la Coupe du monde s'amorcera en Pologne le 12 novembre.

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