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Laurent Dubreuil dans la meilleure forme de sa vie

Un patineur de vitesse en compétition.

Laurent Dubreuil a remporté la médaille d'argent au 500 m samedi.

Photo : Patinage de vitesse Canada

Radio-Canada

Laurent Dubreuil est fébrile à l’approche des premières Coupes du monde de patinage de vitesse sur longue piste. En cette saison olympique, l’athlète de Lévis se dit plus en forme que jamais et il a hâte de le démontrer au monde entier.

Ça fait cliché de dire ça, on l’entend au hockey ou dans tous les sports, après le camp d’entraînement, tel gars est dans la meilleure forme de sa carrière, a-t-il d’abord répondu en rigolant . Mais, oui, au risque de dire un cliché, les chiffres que je fais en musculation le prouvent et les temps que je réalise sur la glace en ce moment sont mes meilleurs à vie. Je pense être dans la meilleure forme de ma carrière, mais il y a encore une marge que je peux aller chercher en me reposant un peu et en patinant un peu plus. Je pense que je vais avoir une petite coche de plus dans un mois.

Son excellente condition physique, le champion du monde du 500 m l’attribue notamment aux toutes nouvelles installations de l’anneau de glace récemment inauguré à Québec. La salle de musculation y est à la fine pointe et les conseils du préparateur physique Jonathan Pelletier-Ouellet lui permettent de se surpasser.

La performance, c’est un tout, a souligné Dubreuil. Il y a l’aspect physique, l’aspect technique et l’aspect mental et les trois doivent être combinés à un très haut niveau pour espérer compétitionner avec les meilleurs au monde. Ce sont les petits détails qui font que tu gagnes ou pas, que tu es sur le podium ou non ou même que tu sois dans le groupe A en Coupe du monde. Il faut que tout soit au niveau. Juste par nous-mêmes, ce serait impossible.

Le patineur est concentré, les mains sur les hanches, en position pour faire un squat, dans un gymnase de Québec.

Laurent Dubreuil nourrit de grandes ambitions pour la prochaine saison.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cloutier

Ça nous prend des intervenants, comme Jonathan, qui en connaissent plus que nous dans ce domaine-là, a-t-il poursuivi. Je fais de la musculation, mais je n’en suis pas un pro. Lui, c’en est un. C’est ce que ça nous prend pour être à notre meilleur, et les patineurs des autres pays ont ça aussi. Nous l’avons également, nous sommes contents et nous avons confiance en nos intervenants. Les résultats parlent d’eux-mêmes, ça marche.

C’est Excellence sportive Québec-Lévis (ESQL) qui paie pour les coûts du nouveau gymnase et qui engage les professionnels chargés de guider les athlètes de pointe et ceux de la relève vers le sommet. L’apport de cet organisme qui célèbre ses 20 ans est inestimable selon le sprinteur de Lévis.

C’est vraiment important, a indiqué Dubreuil. Nous bâtissons notre forme physique en dehors de la glace. Chaque année, nous faisons trois ou quatre mois d’entraînement avant même de mettre nos patins pour la première fois. Les anciens patineurs qui sont revenus patiner pour le plaisir au centre de glace se sont rendu compte que patiner, si on n’est pas trop en forme, c’est difficile. Pour avoir une sensation de vitesse, pour bien se sentir sur la glace, même techniquement, il faut être physiquement prêt. Les entraînements en salles, encadrés par les intervenants d'ESQL, c’est crucial pour nous tout au long de l’année.

L’athlète de 29 ans participera aux essais nationaux la semaine prochaine à Calgary même s’il est assuré de sa place dans la délégation.

Je vois ça comme une préparation spécifique pour les Coupes du monde en altitude, a expliqué Dubreuil. Oui, on a une glace ici à Québec, mais c’est une glace au niveau de la mer. C’est parfait pour se préparer pour les JO en Chine, qui seront au niveau de la mer, ainsi que pour les deux premières Coupes du monde (Pologne et Norvège en novembre). Mais l’altitude, c’est un peu différent pour les sprints. La vitesse qu’on va atteindre, le petit kilomètre heure supplémentaire peut faire une grosse différence dans le dernier virage si on finit dans le couloir intérieur. Ça peut créer un peu de panique d’arriver là à une vitesse qu’on n’a jamais atteinte. Faire des courses comme celles-là va me permettre d’être à mon meilleur en altitude.

Avec les informations de Jean-Philippe Martin

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