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Un rôle essentiel et un message clair pour Jake Evans

Il s'échauffe avant le quatrième match de la finale de la Coupe Stanley.

Jake Evans

Photo : Reuters / Eric Bolte

Un nouveau contrat, un patrimoine familial enrichi de plus de 5 millions de dollars, un marqueur de 30 buts à sa droite : les dernières 24 heures ont été fastes pour Jake Evans.

C’est bizarre, j’ai toujours voulu prouver aux gens qu’ils avaient tort [à mon endroit], maintenant je dois prouver qu’ils ont raison.

Voilà comment Evans a accueilli l’annonce de sa nouvelle entente de trois saisons avec le Canadien. L'Ontarien de 25 ans représente l’ultime exemple de résilience, de travail acharné et de patience dans le développement d’un joueur en qui tous ses entraîneurs ont fini par croire.

On parle ici d’un lointain choix de septième tour en 2014 qui a passé quatre années à l’Université Notre Dame aux États-Unis, qui a évolué deux saisons dans la Ligue américaine avant de faire le saut dans la LNH où, en dépit de sa maigre expérience (73 matchs en incluant les séries), il s’est établi rapidement.

Combien de joueurs sont passés entre les mailles du filet à un âge encore bien plus tendre pour n’avoir jamais eu le luxe du temps?

Parce qu’il est intelligent, foi de Dominique Ducharme, parce qu’il est studieux, parce qu’il est humble et passionné, le centre n’a jamais cessé de progresser au point où l’équipe voit en lui un contributeur essentiel dès cette saison.

Un vœu pieu davantage qu’un objectif réaliste? Le temps le dira bien assez tôt, mais les intentions du CH sont claires. Dans les dernières semaines, sur toutes les tribunes qu’on lui a offertes, Ducharme lui-même n’a eu de cesse de vanter son talent, sa vivacité d’esprit, sa progression. Avec le départ de deux joueurs de centre bien connus, le CH a décidé d’emblée de miser sur le jeune homme.

Un pari audacieux, certes. S’il existait encore un doute de ce que l’organisation pensait de son pivot, cette offre de Marc Bergevin est venue le dissiper.

Un peu comme il l’a fait avec Brendan Gallagher et Max Pacioretty à une autre époque, bien que ces trois joueurs soient très différents, le directeur général a pris les devants pour, peut-on penser, s’assurer les services d’un joueur à un prix modique (1,7 million par année) avant que ses résultats exigent un plus gros salaire.

C’est le souhait du patron, évidemment, car comme Evans l’a affirmé, il n’a pas prouvé grand-chose encore dans la LNH et s’attendait à écouler cette saison avant de renégocier.

La semaine dernière, j’avais l’intention de miser sur moi encore une fois. Quand l’offre est arrivée, ça n’avait plus d’importance. C’est quand même beaucoup d’argent. Je n’aurais jamais cru ça possible il y a quelques années. J’aime la ville, j’ai eu tellement de plaisir ces dernières années. Je suis devenu proche de mes coéquipiers qui sont comme des frères aujourd’hui. Quand j’ai reçu l’offre, je n’avais aucun doute qu’on allait s’entendre, a lancé Evans.

Au cœur de la stratégie

N’empêche, le poste de troisième centre lui est destiné. D’abord parce que personne n’est venu le défier sur ce terrain, ensuite parce que quelqu’un l’eût-il fait que Ducharme semble avoir fait son lit dans ce dossier. Du moins pour le début de la saison.

À l’entraînement lundi, Evans était flanqué de Joel Armia à gauche et de Brendan Gallagher à droite. Deux ailiers fiables en défense, un impératif pour les missions qui attendent ce trio. On y retrouve aussi, et surtout, le meilleur buteur du club des quatre dernières années.

Gallagher, depuis la saison 2017-2018, a maintenu une cadence de 31,8 buts par tranche de 82 matchs, ce qui le place parmi la fine fleur des buteurs de la ligue.

Le but avoué du Tricolore est d’ailleurs de répartir ses forces parmi ses quatre trios et d’ainsi dominer les confrontations de bas de formation. Un peu comme il l’a toujours fait, mais avec un accent encore plus marqué.

Je veux que tout le monde soit capable de jouer contre n’importe qui. C’est là qu’on veut en venir. Je fais juste coacher mon équipe. C’est comme ça que tu deviens encore plus difficile à affronter. Une fois qu’on n’a plus la rondelle, on est tous capables de jouer ensemble. C’est ça qu’on veut créer, a expliqué Ducharme après la séance d’entraînement soutenue qu’il venait de diriger.

Non pas que [Evans] passe sous le radar ou que les gens ne voient pas qu’il est bon, mais j’ai l’impression que c’est peut-être l’année où il pourrait faire écarquiller les yeux et réaliser à quel point il peut être bon.

Une citation de :Dominique Ducharme

Qu’on l’encense, Evans lui-même n’en fait pas grand cas.

Toujours sobre et mesuré, il a tout de même admis avoir triché légèrement à son premier match préparatoire à Toronto en tentant de générer trop d’attaque.

J’y pensais trop et je me suis retrouvé mal positionné parfois, a-t-il expliqué.

Maintenant entouré de buteurs, ce danger existe. Ducharme estime toutefois que son intelligence le prémunit de ce genre d’emballement. Que son long parcours pour atteindre la LNH lui permet de réaliser que le fondement de son jeu réside dans l’excellence défensive, dans son attention aux détails et dans sa capacité d’adaptation et d’assimilation rapide de l’information.

Aussi bizarre que cela puisse paraître, parce que troué par le milieu, le Canadien a probablement davantage besoin de Jake Evans qu’Evans du Canadien.

D’où ce contrat. D’où ce rôle prépondérant qu’on lui prédit. Ce sera une saison cruciale pour le numéro 71. Il pourra maintenant s’y atteler sans aucune arrière-pensée, sachant que son avenir est assuré.

En rafale

C’était un gros lundi pour l'équipe.

D’abord, petite commotion à Brossard quand on ne voyait pas trace de Carey Price sur la glace, même s'il était censé reprendre l’entraînement lundi. Il est malade, a lancé Dominique Ducharme. Trois petits mots destinés à rassurer le Québec. Cela dit, sa présence pour le début de la saison est de plus en plus incertaine.

Plus on avance comme ça, moins on a confiance qu’il soit là pour le premier match, a avoué Ducharme. On ne s’attend pas à très longtemps après si c’est pas ça. Idéalement, il aurait déjà patiné plus à ce point-ci.

Pour sa part, Cole Caufield était de retour parmi les siens après s'être blessé lors de l'échauffement du match intraéquipe le 26 septembre. Il a retrouvé sa place au sein du premier trio en compagnie de Nick Suzuki et de Tyler Toffoli.

Cole Caufield explique a Tyler Toffoli le prochain jeu sur la glace.

Cole Caufield au camp d'entraînement en compagnie de Tyler Toffoli

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Dans la catégorie des bilans médicaux, toujours pas de nouvelles non plus de Joel Edmundson pour qui la rééducation est plus lente que prévu. Il semble particulièrement ardu de mettre la main sur le test d’imagerie par résonance magnétique de Mattias Norlinder passé vendredi dernier. Ducharme a noté qu’il se sentait mieux, mais qu’il n’avait toujours pas de résultats à son sujet. Les chances de le revoir d’ici la fin du camp s’amenuisent.

Mike Hoffman, lui, devrait recommencer à patiner cette semaine. Pas de nouvelles non plus de Sami Niku (commotion cérébrale) ni de Cédric Paquette (bas du corps).

Le gardien Samuel Montembeault était rayonnant à Brossard lundi midi. Il aura une chance de se faire valoir dès mardi à Toronto. Jake Allen amorcera le dernier match préparatoire contre les Sénateurs, jeudi, à Montréal.

Par ailleurs, le Canadien a accordé un contrat de trois saisons à deux volets à Arber Xhekaj, qui avait été invité au camp des recrues, puis au camp principal.

Il a également été retranché et se rapportera aux Rangers de Kitchener dans la Ligue de l'Ontario (OHL).

Le défenseur de 20 ans, originaire de Hamilton, a disputé 51 matchs en 2019-2020 avec les Rangers et a récolté 6 buts et 11 aides en plus de purger 88 minutes de punition. Le défenseur n'a pas joué en 2020-2021 parce que la saison de l'OHL a été annulée en raison de la pandémie de COVID-19.

Il n'a jamais été repêché, ni dans la LNH ni dans l'OHL.

Le Tricolore a également indiqué que les attaquants Brandon Baddock, Jean-Sébastien Dea, Laurent Dauphin et le gardien Michael McNiven n'ont pas été réclamés au ballottage. Ils se rapporteront au camp du Rocket à Laval.

Un bandeau annonçant le balado de Radio-Canada Sports : Tellement hockey

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