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Une « saison de rêve » pour Guillaume Boivin, meilleur Canadien aux mondiaux

Il roule dans un peloton.

Guillaume Boivin

Photo : Gracieuseté : Canadian Cycliste

Pierre-Yves Robert

Quelques heures après avoir pris la 17e place de la course sur route aux Championnats du monde, le Québécois Guillaume Boivin avoue vivre une saison de rêve qui se poursuivra dès dimanche prochain avec son évènement préféré : la classique Paris-Roubaix, exceptionnellement tenue en octobre cette année.

Honnêtement, je n'ai jamais été à ce niveau-là de ma carrière, estime le cycliste de 32 ans, lorsque joint par Radio-Canada Sports.

J'ai vraiment gagné en confiance. Je pense que de faire le Tour de France cette année [il y a pris part pour la première fois cet été, NDLR] m'a beaucoup apporté, ça m'a donné une petite coche de plus au niveau du plaisir et ça va vraiment bien mentalement aussi.

Je suis heureux, j'ai de la confiance et j'apprécie vraiment de faire les courses de vélo en ce moment. Ça fait une grosse différence.

Une citation de :Guillaume Boivin

Cela s'est manifesté dimanche, en Belgique, lors du parcours de 268,3 km entre Anvers et Louvain. Une course dans laquelle Boivin a fini à 5 min 25 s du vainqueur, le Français Julian Alaphilippe, un coureur avec beaucoup de classe et de respect pour tout le monde et un beau champion du monde pour notre sport, aux dires du Québécois.

Sa 17e place demeure un résultat d'exception, puisque Boivin visait même une place parmi les 10 premiers, un objectif peut-être ambitieux, mais réaliste parce que le cycliste québécois arrivait dans une grande forme physique.

Honnêtement, je n'étais pas trop loin. Je prends beaucoup de confiance sur la journée d'aujourd'hui et c'est agréable d'avoir les jambes pour compétitionner à ce niveau-là, a-t-il ajouté.

Ils roulent en peloton.

Des cyclistes

Photo : belga/afp via getty images / ERIC LALMAND

On avait un plan, c'était moi le leader pour la journée et les gars ont vraiment tous fait leur possible pour me soutenir. Il salue le travail de son compatriote Antoine Duchesne, qu'il remercie pour l'effort effectué en course, mais aussi celui de tous ses coéquipiers.

Les grands rendez-vous de la saison, c'est vraiment un autre niveau pour les courses. C'était le fun de voir les gars se rallier autour de moi et de vraiment donner leur maximum pour pouvoir m'aider. C'est un sport d'équipe et, sans eux, je n'aurais pas fait la course que j'ai faite. Je suis plutôt fier d'eux, a mentionné Boivin.

Pier-André Côté, Benjamin Perry, Hugo Houle, Antoine Duchesne et Nickolas Zukowsky étaient les autres Canadiens en lice.

L'apport d'un absent

Du lot, un nom brille par son absence : notre Mike Woods national, l'un des plus grands coureurs et l'une des raisons des succès actuels de Guillaume Boivin, selon ce dernier.

J'en dois beaucoup à Mike et à l'équipe d'avoir réussi à me faire croire en moi. Je pense que c'était ça mon plus grand défi.

Une citation de :Guillaume Boivin

Il estime que de côtoyer au quotidien un champion comme Woods lui a apporté énormément de confiance, parce que quand tu as un gars comme lui qui croit en toi, qui te dis : "heille le gros, t'es capable, tu peux être là dans les grandes courses", il t'entraîne dans sa spirale et te tire vraiment vers le haut.

Malgré la fatigue visible sur son visage, il continue de pédaler.

Michael Woods

Photo : Reuters / BENOIT TESSIER

C'est à l'entraînement où l'apport de Woods s'est le plus révélé, notamment par sa discipline de travail et sa volonté à toujours se dépasser. Il m'a poussé à des limites que je ne connaissais pas parce que quand Mike pèse sur les pédales, ça y va fort!, dit Boivin.

Au final, je trouve qu'on fait probablement l'une des meilleures saisons en tant que groupe et que le cyclisme canadien est en santé.

Une citation de :Guillaume Boivin

La saison de cyclisme continuera dès dimanche prochain avec le mythique relais Paris-Roubaix, un des cinq Monuments, qui représente rien de moins que la plus belle course au monde aux yeux de Guillaume Boivin. Annulée en 2020 en raison de la crise sanitaire, elle est finalement prévue le 3 octobre, après un an et demi de retard, sur un parcours de 259 km truffé de pavés.

Il regarde la caméra en souriant.

Guillaume Boivin

Photo : Toni Vilches/Israel Start-Up Nation

À peine sorti de sa course, Boivin a donc déjà les yeux rivés vers l'Hexagone, où il espère que cette saison de rêve continuera de le faire atteindre de nouveaux sommets. Surtout que Sep Vanmarcke, auteur de plusieurs podiums sur la distance, agira à titre de meneur de l'équipe Israel Start-Up Nation, pour laquelle Boivin compétitionne.

On va se reposer du mieux qu'on peut cette semaine et on va essayer de profiter le plus possible de la fin de la saison, conclut Boivin, qui se sent plus en jambes que jamais. La confiance, c'est comme pour un joueur de hockey : quand tu commences à scorer, tu scores encore plus, et c'est un peu le même phénomène que je ressens en ce moment.

Un phénomène mental, essentiel aux succès de ce phénomène québécois du cyclisme canadien.

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