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Bianca St-Georges a fait son deuil de la médaille d’or du Canada

La défenseuse canadienne a été parmi les dernières joueuses exclues de l'effectif des championnes olympiques.

La joueuse botte un ballon près des lignes de côté.

Bianca St-Georges

Photo : Getty Images / Quality Sport Images

Olivier Tremblay

Le tir de Julia Grosso s’est écrasé dans le filet, et des années d’émotions ont été libérées. Les joueuses canadiennes, enfin médaillées d’or, se sont ruées les unes sur les autres. Bianca St-Georges, comme bon nombre de ses coéquipières, s’est mise à pleurer en songeant que ce groupe était récompensé pour ses efforts.

Puis St-Georges, qui avait travaillé si fort pour faire partie de l’équipe olympique, a fini par éteindre le téléviseur.

C’est depuis Chicago, où elle joue en NWSL pour les Red Stars, que la défenseuse québécoise a regardé les matchs du tournoi olympique. Elle avait consacré la première moitié de 2021 à sa rééducation après une déchirure du ménisque subie avant la Coupe SheBelieves, en janvier. Et elle était parvenue à convaincre la sélectionneuse Bev Priestman de la convoquer au dernier camp préparatoire en vue des JO en juin.

La joueuse croyait qu’elle irait à Tokyo. Un coup de poing en pleine figure lui aurait fait moins mal que les nouvelles qu’elle a reçues avant le départ pour le Japon.

C’était un gros retour sur terre de voir que je n’étais pas prête, raconte St-Georges. Je le savais en dedans de moi, mais j’espérais quand même qu’ils m’emmènent et que je progresse pendant qu’on se préparait pour les Jeux. C’était un mois avant, et je me disais que peut-être que, dans un mois, je serais correcte. Mais c’était trop dernière minute, et c’est compréhensible. J’ai vécu un certain deuil. C’était vraiment dur.

La tête était prête, mais le corps ne suivait pas. Le 11 juin, St-Georges faisait ses débuts avec l’équipe nationale en fin de match contre la République tchèque. Quelques jours plus tard, la veille du départ des Red Stars vers la côte ouest pour y affronter l’OL Reign, on lui apprenait qu’elle n’obtiendrait pas son billet pour Tokyo.

À Tacoma, l’entraîneur de St-Georges lui annonce qu’elle amorcera la rencontre au poste d’arrière gauche, même si elle n’a pas joué 90 minutes depuis septembre 2020.

À la 57e, l’OL Reign fait entrer en jeu Megan Rapinoe, qui se dirige à l’aile droite, directement contre St-Georges.

Je me disais que ma réaction à son jeu, c’était une bonne indication du calibre que j’allais affronter aux Jeux. C’était difficile de la suivre, reconnaît St-Georges. J’ai eu un carton rouge, avec un deuxième jaune à la fin du match. C’était un retour très difficile. Mon corps a souffert. Si je pouvais recommencer cette journée-là, je ne rejouerais pas 90 minutes, c’était trop. Encore là, ce n’était pas ma décision. Ça m’a juste montré où j’étais dans ma récupération.

La NWSL est de retour à Radio-Canada Sports!

Après une première expérience couronnée de succès lors de la Coupe Challenge 2021, Radio-Canada Sports diffusera des matchs de la première division féminine nord-américaine à partir du 25 septembre, dont les éliminatoires en entier.

Soyez au rendez-vous dès le samedi 25 septembre pour un duel entre le Gotham FC et le Courage de la Caroline du Nord, à 15 h (HAE), suivi du match entre les Red Stars de Chicago et les Thorns de Portland, à 20 h.

Cette prise de conscience n’a toutefois rien fait pour atténuer sa déception, pas plus que sa saison avec les Red Stars. Titulaire dans 8 des 11 matchs de l’équipe en 2020, St-Georges est maintenant coincée derrière Arin Wright et Casey Krueger, les arrières latérales de confiance cette saison.

Leur collègue ne se fait pas d’illusions : l’entraîneur ne va pas prendre de risque dans le dernier tiers de la saison. Il vient d’ailleurs de proposer le même XI de départ trois matchs de suite pour la première fois en 2021. Les Red Stars sont invaincues en quatre rencontres et demeurent au plus fort de la course aux éliminatoires avec cinq matchs à disputer.

On se sent dans une grosse vague d’espoir, et on veut se rendre jusqu’au match de championnat à 9 h du matin.

Une citation de :Bianca St-Georges

Même si elle n’a joué que trois matchs en NWSL et un match de la Women’s Cup cette année, St-Georges essaie de regarder son avenir avec l’équipe canadienne avec autant d’optimisme que cette pénible saison 2021 le lui permet.

Bev Priestman connaît St-Georges depuis 2013, lorsqu’elle était à la tête de l’équipe nationale U-17. Elles ont repris contact dans le mois qui a suivi l’embauche de Priestman comme sélectionneuse de l’équipe senior.

La hargne et le caractère de guerrière de St-Georges ont toujours plu à la Britannique, qui a tout de même dû faire le choix logique en vue des Jeux olympiques. La suite lui a bien sûr donné raison. Même si les minutes de jeu se font rares, l’arrière de 24 ans est convaincue que le prochain cycle, qui mènera à la Coupe du monde de 2023, lui sourira.

C’est la prochaine chose à mon agenda, souligne-t-elle. Mon prochain but, c’est la Coupe du monde. Il y a un long chemin avant d’y arriver. Mais quand on y pense, il y a les qualifications en 2022. Et on est vraiment proche de 2022. J’y pense beaucoup, mais je dois surtout penser à mon environnement chaque jour, comment je me prépare pour ça.

Pour le nouveau cycle de la Coupe du monde, je suis de retour. Et je suis prête à montrer ce qu’une Bianca en bonne santé peut faire.

Une citation de :Bianca St-Georges

Avec le Mondial féminin en 2023 et une première Gold Cup féminine en 2024 en plus des Jeux olympiques, de beaux projets attendent l’équipe nationale. Ne reste plus qu’à souhaiter que le genou de Bianca St-Georges tienne le coup.

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