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Éviter de faire entrer un éléphant dans le vestiaire

Cédric Paquette s'est dit surpris de l'offre des Hurricanes à Jesperi Kotkaniemi.

Le jeune homme dans son nouvel uniforme d'entraînement des Hurricanes

Jesperi Kotkaniemi

Photo : Gracieuseté : Hurricanes de la Caroline

Dans toute la saga entourant Jesperi Kotkaniemi, il a beaucoup été question, à juste titre, des errances du Canadien dans le développement du jeune joueur, de la part de responsabilité du Finlandais, de l’offre déraisonnable des Hurricanes, du risque que ceux-ci prenaient et de l’étau dans lequel s’est trouvé coincé Marc Bergevin. Un point a été davantage éludé.

Celui de l’éléphant. L’éléphant qui aurait fait son entrée dans la pièce à grand renfort de barrissements si le directeur général du Canadien avait égalé l’offre de Don Waddell.

Kotkaniemi aurait été soudainement le deuxième salarié de l’équipe parmi les attaquants, presque à la même hauteur que Brendan Gallagher, qui a sué sang et eau pour l’organisation pendant neuf ans et qui maintient le rythme d’un marqueur de 30 buts depuis quatre ans maintenant. Le jeune homme aurait été le quatrième joueur pour le salaire de tout le groupe en l'absence de Shea Weber.

Les gars étaient tous surpris. Plus du montant offert. Les jokes qu’ils ont faites, c’était par rapport à ça. Les gars trouvaient ça bizarre, a expliqué le nouvel employé de soutien du CH, Cédric Paquette.

Blagues il y a eu donc.

Joint au téléphone, Paquette n’a pas caché son étonnement devant le contrat démesuré – pour reprendre les mots de Bergevin – qu’a paraphé Kotkaniemi.

Paquette gravite dans le giron de l’équipe depuis le milieu de la semaine seulement. Il s’entraînait auparavant sur ses terres. Oh, pas très loin, à Mirabel. Mais après le dépôt de l’offre hostile, seule la rumeur lui était parvenue, pas l’information de première main.

Le Gaspésien de 28 ans, curieux, en a jasé depuis avec ses nouveaux coéquipiers. Je dis pas qu’on est surpris que [le Canadien] n’ait pas égalé l’offre, mais c’est quand même un bon montant pour un jeune joueur, a-t-il expliqué.

Un bandeau annonçant le balado de Radio-Canada Sports : Tellement hockey

Ç’aurait chamboulé la façon dont [Bergevin] gérait ses contrats dans les dernières années. C’est pas l’idéal d’avoir un jeune qui fait plus d’argent que tes gros joueurs, tes vedettes à l’avant. Ç’aurait été bizarre. Les gars peuvent rien dire. Tu es content pour lui qu’il aille chercher de l’argent comme ça et [les joueurs] l’aimaient comme personne aussi, mais c’est sûr que ça fait un peu bizarre dans la chambre et dans l’équipe, a ajouté Paquette.

La gestion de cet équilibre est maintenant entre les mains des Hurricanes. Kotkaniemi est devenu le troisième haut salarié de sa nouvelle équipe, devant des vétérans aguerris comme Jaccob Slavin, Jordan Staal, Vincent Trochek ou encore Teuvo Teravainen, qui a récolté 218 points en 253 matchs depuis le début de la saison 2017-2018.

Le cœur à Montréal

Paquette l’a souvent confié l’an dernier, sa dernière saison a, par moments, pris des allures de chemin de croix.

Échangé une semaine avant le début des camps d’entraînement, le Québécois quittait Tampa Bay, les champions en titre, pour une organisation alors moribonde à Ottawa. Le mariage n’a jamais été heureux et, après neuf rencontres, il s’est retrouvé en Caroline.

Mentalement, ça n’a pas été facile, a-t-il admis.

Ça va m’avoir appris beaucoup de choses. Tu veux toujours continuer à apprendre. Je mets la dernière année de côté et on en recommence une nouvelle.

Une citation de :Cédric Paquette

L’offre de contrat du Canadien, 950 000 $ pour un an, est tombée rapidement à l’ouverture du marché des joueurs autonomes. Son agent discutait avec quelques équipes sans qu’aucune d’entre elles ait affiché un intérêt marqué.

Le Tricolore était sérieux.

À partir de là, Paquette a raconté avoir eu de la misère à penser à d’autres équipes.

J’ai dit à mon agent que ça ne servait à rien de parler aux autres équipes, je vais avec eux cette année et on va voir.

L’on verra, en effet. Le vétéran est pressenti comme pivot du quatrième trio, mais pourrait bien se retrouver sur les ailes à l’occasion ou faire partie d’une rotation au centre. Le début du camp d’entraînement, le 22 septembre, nous en donnera une meilleure idée.

Cédric Paquette tenant la coupe Stanley au bout de ses bras.

Paquette a gagné la Coupe Stanley avec le Lightning en 2020.

Photo : Radio-Canada / Bruno Lelièvre

Après avoir discuté avec Bergevin et Dominique Ducharme cet été, il affirme savoir à quoi l’on s’attend de lui.

Mon rôle, c’est celui que je jouais avec Tampa les dernières années : un rôle physique. Je veux être bon défensivement et en désavantage numérique. Aider les jeunes centres aux mises au jeu, a-t-il déclaré.

Parions que Nick Suzuki aura droit à quelques séances dans le cercle avec lui. Bergevin aime dire qu’une équipe ne compte jamais sur trop de défenseurs. Le Canadien, lui, n’aura jamais trop de centres.

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