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André Bolduc se sent prêt à remplacer Khari Jones

L'entraîneur donne des instructions à un joueur en bordure du terrain.

André Bolduc

Photo : Alouettes de Montreal / DOMINICK GRVEL

Michel Chabot

André Bolduc est prêt pour son rôle d’entraîneur-chef remplaçant en vue du match de samedi soir contre les Lions de la Colombie-Britannique au stade Percival-Molson.

Avec Khari Jones confiné chez lui depuis qu’il a contracté la COVID-19, il y a quelques jours, Bolduc vivra son baptême du feu dans la Ligue canadienne de football (LCF).

Je ne suis pas encore nerveux ni anxieux, a affirmé Bolduc en visioconférence jeudi. J’ai l’impression que samedi ça sera un peu plus long parce qu’on joue en soirée. Ce qui va m’aider, c’est que je vais aller faire un tour à la maison, à Sherbrooke, me changer les idées, m’occuper des trucs à l’extérieur et prendre la route pour arriver tôt au stade parce que c’est sûr que je veux en profiter.

Ancien entraîneur-chef du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke de 2007 à 2011, celui qui a mené les Nomades du Collège Montmorency au Bol d’or en 2005 est avec les Alouettes depuis sept ans.

D’abord responsable des porteurs de ballon, il est aussi devenu adjoint à Khari Jones il y a deux ans. Il estime donc être assez expérimenté pour relever ce défi.

Ce qui va m’aider le plus, c’est que j’ai toujours eu la chance d’être sur la ligne de côté. Je n’ai pas souvent été dans le cubicule en haut. Donc, j’ai été sur le terrain, j’ai communiqué avec les arbitres, j'ai veillé à la gestion des temps d’arrêt. Je suis assez familier avec toutes les décisions qui devront être prises.

Une citation de :André Bolduc, entraîneur-chef par intérim des Alouettes de Montréal

Comme quand j’étais joueur, je vais faire de la visualisation pour voir ce qui serait le pire scénario, ce qu’il faudra que je fasse, a ajouté l'ancien joueur des Oiseaux, de 1998 à 2001. Même sur papier, nous avons des plans établis quand c’est le temps d’aller pour deux points ou un. Quand c’est le temps de mettre un genou au sol à la fin, est-ce que l’adversaire a un temps d’arrêt? Je connais bien tout ça et j’aime ça. À la télé, quand je regarde du football, je m’imagine si j’étais l’entraîneur-chef, comment je réagirais pour gérer le temps le mieux possible.

Le natif d’Alma se dit aussi bien entouré. Jones est chez lui, mais il continue tout de même de travailler. Et les deux hommes collaborent étroitement pour préparer l’équipe adéquatement. Rien n’est laissé au hasard.

Jusqu’à maintenant, il a joué son rôle d’entraîneur des quarts, il a été de toutes les réunions sur écran géant toute la semaine, a dit Bolduc au sujet de Khari Jones. Il a fait la correction avec les receveurs et les quarts. On a fait les scripts cette semaine et on va gérer la feuille des jeux. Tous les jeux sont créés en fonction des essais, de la distance à franchir et de la position sur le terrain.

Tout est décortiqué. Nous savons ce que nous voulons choisir, ce que le quart-arrière aime, et nous connaissons le personnel à notre disposition, ajoute l'homme de 50 ans. C’est un plan assez strict, je dirais, pour les coordonnateurs quand ils décident des jeux. Ça ne sort pas d’un chapeau. C’est un jeu qui a été pensé et répété pendant la semaine, des deux côtés du terrain.

Une ligne défensive plus agressive

La ligne défensive des Alouettes est au premier rang dans la LCF avec une moyenne de 3,25 sacs par match (13 en 4 matchs). Il y a longtemps qu’on avait vu l’équipe montréalaise dominer dans cette colonne et Bolduc s’en réjouit.

En 2019, lors du match éliminatoire contre Edmonton, notre faiblesse a vraiment été exposée, c’était notre incapacité à appliquer de la pression sur le quart-arrière. De l’autre côté, ils avaient complété 23 ou 24 passes de suite. On avait essayé de cacher ça pendant la saison régulière avec beaucoup de couvertures de zone. C’était évident pour nous qu’il fallait améliorer le front défensif.

Une citation de :André Bolduc, entraîneur-chef par intérim des Alouettes de Montréal

Depuis ce temps-là, on a ajouté des gars comme Almondo Sewell, Nick Usher, et Michael Wakefield, a poursuivi Bolduc. Les deux premiers viennent d’Edmonton et Wakefield d’Ottawa. Ce sont des gars que nous avions bien évalués parce qu’on les a affrontés souvent en 2019.

Barron Miles fait un gros travail avec ces gars-là pour créer de la pression sur les quarts adverses, sans que ce soit toujours la même façon de le faire. C’est très positif jusqu’à maintenant, cette pression qui aboutit en sacs. On le sait, un sac du quart, ça place les équipes en deuxième essai long souvent ou en troisième, pour dégager. C’est vraiment important dans cette ligue-là.

D’autant plus important contre un quart de la trempe de Mike Reilly.

Le vétéran de 36 ans connaît un bon début de saison avec les Lions. Son taux de réussite de passes se chiffre à 71,4 %, au premier rang de la ligue à égalité avec Troy Harris des Elks d’Edmonton. En moyenne, il récolte 9,3 verges par passe et n’a subi qu’une seule interception, des sommets chez les quarts partants dans le circuit Ambrosie.

C’est évident, vous le connaissez Reilly, c’est un guerrier. Il n’a pas peur de tenir le ballon pour compléter la passe dont il a le goût, a indiqué André Bolduc. Prendre des coups, ça ne lui fait pas peur. Il faut vraiment ne pas prendre trop de temps pour se rendre jusqu’à lui.

Donc, ça va demander une couverture plus serrée en arrière. Il y aura beaucoup de boulot pour les demis défensifs et pour les secondeurs aussi, pour les courtes passes. On ne veut pas qu’il se débarrasse du ballon trop vite non plus. C’est un très bon défi pour notre front défensif.

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