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Christian Mbilli : le Québec et le monde au menu

Il se jette sur son adversaire, coincé dans le coin du ring.

Christian Mbilli

Photo : Courtoisie Eye of the Tiger Management

Jean-François Chabot

Un an presque jour pour jour être s'être joint à Eye of the Tiger Management (EOTTM), Christian Mbilli s’apprête à vivre son baptême pugilistique en sol québécois avec son nouveau promoteur.

La pandémie est la grande responsable de cette longue attente. S’il est demeuré actif avec des combats en France, au Mexique et aux États-Unis, Mbilli (18-0, 17 K.-O.) piaffe d’impatience à l’idée de se battre dans son pays d’adoption.

Ça fait plus de trois ans que je n’ai pas combattu au Québec. C’est mon premier combat ici avec l’organisation d’Eye of the Tiger Management. C’est aussi mon grand retour au Québec, a souligné celui qui a fait ses premières armes au sein du Groupe Yvon Michel (GYM) en 2017.

Dans les faits, Mbilli, 26 ans, a livré ses huit combats précédents hors de nos frontières, le dernier en date du 22 avril, en Virginie.

Christian Mbilli nous parle de ses débuts en boxe.

Ce Camerounais, naturalisé français et résident montréalais depuis bientôt quatre ans, estime important d’avoir une nouvelle occasion d’étaler son talent devant les amateurs de boxe québécois.

Pour moi, c’est un peu revenir à domicile et combattre chez moi. C’est important de me faire davantage un nom ici. Je n’ai pas boxé ici depuis 2018. Ç’a fait en sorte que le monde n’a pas eu l’occasion de voir le spectacle (que j’offre) en personne. Il est important de satisfaire le public québécois et d’attirer plus de gens vers ce sport.

Une citation de :Christian Mbilli, boxeur

Un passage obligé

Les choses étant ce qu’elles sont en boxe professionnelle, Mbilli doit encore faire ses classes afin d’accéder au niveau supérieur.

Jeudi prochain, au Centre Vidéotron, il prendra part à la demi-finale de la soirée contre Nick Brinson (19-5-2, 9 K.-O.) pour la ceinture NABF des super-moyens (168 lb). Une victoire le mènerait dans le top 15 mondial à l'IBF.

Avec en prime la télédiffusion aux États-Unis de son combat et de la finale avec Arslanbek Makhmudov sur NBC Sports, Mbilli est conscient de la valeur de la vitrine qui s’offre à lui.

Même si son adversaire n’a fait et perdu qu’un seul combat depuis juin 2017, il ne tient rien pour acquis.

On vit une période exceptionnelle et il n’a pas combattu depuis le début de la pandémie. On devait s’affronter aux États-Unis [à West Point, en Virginie, en avril, NDLR]. Malheureusement, il a eu une blessure. Je ne le sous-estime pas. Je sais que beaucoup de boxeurs n’ont pas vu d’action durant la pandémie. Raison de plus pour qu’il soit affamé. Il doit avoir hâte de monter sur le ring, a-t-il humblement reconnu.

Même s’il se dit prêt à affronter n’importe quel boxeur de sa catégorie, y compris le solide Mexicain Saul Canelo Alvarez, le jeune homme sait qu’il devra trimer dur et se montrer patient. Pour lui, c’est une question de temps et d’occasions.

Abstraction faite des classements, je suis prêt pour affronter les gens en haut de moi. J’ai pris de la maturité. Ça fait six mois qu’on lance des défis à des adversaires mieux classés. Mais on a des problèmes à trouver des adversaires. Soit ils demandent une trop grosse part de la bourse, soit ils refusent tout simplement.

Une citation de :Christian Mbilli

Voilà pourquoi il ne s’offusque pas à l’idée de ne pas avoir accès à un raccourci et de devoir d’abord se positionner en tant qu’aspirant obligatoire. Celui qui s’entraîne déjà sous la férule de Marc Ramsay se réjouit de l’embauche de ce dernier pour encadrer les boxeurs d’EOTTM.

Je tiens à préciser que c’est un peu grâce à Marc si je me retrouve au Québec maintenant. Il m’a introduit chez Eye of the Tiger, qui font un travail extraordinaire. Je pense que le mélange des deux ne sera que bénéfique pour les boxeurs et pour la boxe au Québec, a-t-il insisté.

D'ailleurs, Christian Mbilli est convaincu de voir les performances des boxeurs d’EOTTM exploser.

Bien dans son assiette

Quand il n’est pas en gymnase en train de préparer un combat, Mbilli entretient une passion pour tout ce qui touche à la cuisine, à la restauration, à l’hôtellerie et à l’immobilier.

Aussi, l’idée d’opérer son propre établissement est présente dans son esprit quand il se prend à songer à son après-carrière sportive, lui qui n’a commencé à pratiquer la boxe qu’à 15 ans.

Comme bon Français et bon vivant que je suis, j’aime bien la restauration et j’aime bien manger et les bons restos (rires). J’apprends un peu à gauche et à droite que ce soit par les livres (de recettes), soit par les documentaires, a-t-il indiqué.

Quand on lui demande s’il a déjà développé des spécialités culinaires, il répond en disant, avec un large sourire, qu’il se débrouille.

Si je me débrouille bien, ça vient de mon beau-père (français) qui m’a adopté. Il m’a un peu donné la passion des fruits de mer, du homard et tout ça. J’ai un peu travaillé cet été à peaufiner ma recette de pâtes au homard, a ajouté celui qui a passé une partie de sa jeunesse à Pornic, une localité de bord de mer en Loire-Atlantique.

Christian Mbilli, qui a déjà représenté la France aux Jeux olympiques [quarts de finale à Rio de Janeiro en 2016, NDLR], se promet d’ailleurs une petite virée avec des amis, peut-être en Gaspésie, au lendemain de son combat du 23 septembre.

Parions qu’il se sentira, là aussi, tout à fait dans son élément.

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