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Les stades pleins pourraient causer des hausses de cas de COVID-19 cet automne

Le président Joe Biden aimerait que les organisations sportives exigent de leurs spectateurs une preuve de vaccination.

Un joueur de football des Cardinals est acclamé par une foule lors d'un match.

Les spectateurs sont de retour en grand nombre dans les stades de la NFL.

Photo : Getty Images / Christian Petersen

Radio-Canada

Plus de 65 000 personnes étaient réunies dans un stade de Tampa, en Floride, jeudi soir, pour voir Tom Brady et les Buccaneers lancer la saison de la NFL. Mais seulement quelques heures plus tôt, le président Joe Biden annonçait une série de nouvelles mesures pour lutter contre la récente hausse de cas de COVID-19.

La plupart des gens présents au match ne portaient pas de couvre-visage. Aucune preuve de vaccination n'était requise pour entrer, même si M. Biden avait demandé aux organisations sportives de l'exiger.

Plusieurs autres équipes ont adopté des mesures tout aussi peu restrictives récemment aux États-Unis, ce qui soulève des inquiétudes chez des experts en santé publique. Ces derniers craignent notamment que ces grands événements sportifs favorisent la propagation de la COVID-19 chez les partisans non vaccinés.

Voici un tour d'horizon des risques associés à la présentation de rencontres sportives devant des salles combles.

Quels sont les risques réels dans un stade?

Il est difficile de prédire combien de cas de COVID-19 sont rapportés à la suite d'un événement particulier. Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte, dont le nombre de cas actifs dans la région et au moment du match, ainsi que le taux de vaccination.

Le variant Delta est aussi venu changer la donne. Il a déclenché une flambée d'infections cet été qui n'a commencé à s'atténuer que récemment au sud de la frontière. Selon l'Université Johns Hopkins, la moyenne mobile sur sept jours des nouveaux cas quotidiens aux États-Unis se situe à environ 150 000, alors qu'elle était à plus de 167 000 au début du mois de septembre.

Vue d'ensemble du stade avant le match. Il est écrit Super Bowl LV sur l'écran géant.

Lors du dernier Super Bowl, présenté à Tampa Bay, 22 000 personnes ont pu assister au match, en respectant certaines consignes sanitaires.

Photo : Getty Images / Patrick Smith

Avec ces chiffres, il est presque certain qu'il y aura au moins une personne infectée dans un rassemblement de plusieurs milliers de personnes, a affirmé l'épidémiologiste Ryan Demmer.

Lors de n'importe quel événement à grand déploiement, comme un match de football, il ne fait aucun doute qu'il y aura de nombreuses personnes infectées, a soutenu M. Demmer, de l'École de santé publique de l'Université du Minnesota.

Les stades à l'extérieur sont-ils complètement sûrs?

Non, même s'ils sont considérés comme plus sécuritaires que les amphithéâtres fermés, puisque l'air libre permet de réduire les risques de transmission par aérosols.

Malgré tout, il est très probable que les partisans qui ne sont pas vaccinés et qui ne portent pas de masque pourraient contracter le virus s'ils sont assis pendant environ trois heures à côté d'une personne contagieuse, selon M. Demmer.

Dans la NFL, la plupart des stades sont à ciel ouvert. Plusieurs d'entre eux peuvent accueillir 60 000 partisans ou plus.

Comment les partisans peuvent-ils se protéger?

La mesure la plus importante consiste à se faire vacciner adéquatement avec une ou deux doses, en fonction des directives du fabricant de vaccins. Les experts rappellent que les vaccins n'éliminent pas le risque d'attraper la COVID-19, mais qu'ils le réduisent considérablement, en plus de fournir une protection efficace contre les risques de développer un cas grave nécessitant une hospitalisation.

Le variant Delta est tellement plus contagieux que des groupes de personnes non vaccinées sont extrêmement à risque.

Une citation de :Dr Amesh Adalja, chercheur principal au Centre Johns Hopkins

La responsable de la prévention des infections au Beth Israel Lahey Health de Boston, la Dre Sharon Wright, a aussi réitéré l'importance du port du masque. Elle a reconnu qu'ils ne sont pas parfaits, mais qu'ils offrent une certaine protection. Ils empêchent également les gens de se toucher le visage.

Les gens touchent beaucoup de choses dans les stades de sport, a-t-elle noté.

Une fois que les partisans ont rejoint leur siège, ils devraient essayer d'y rester autant que possible pour minimiser les contacts avec les personnes infectées, a ajouté M. Demmer.

Ne vous promenez pas pour rien dans le stade, a-t-il prévenu. Essayez de ne pas rester dans les files d'attente.

L'épidémiologiste a déclaré qu'il ne faisait aucun doute que les stades bondés cet automne entraîneraient davantage d'infections. Nous ne pouvons pas vivre pendant les 5 ou 10 prochaines années sans grands rassemblements, a-t-il ajouté.

J'aimerais simplement que tout le monde se fasse vacciner pour que nous puissions passer à autre chose une bonne fois pour toutes, a conclu M. Demmer.

Et au Canada?

Les règles sont plus strictes qu'aux États-Unis. Pour les matchs de la Ligue canadienne de football et de la Major League Soccer, des restrictions quant aux capacités des stades sont toujours en vigueur.

De plus, au Québec, le passeport vaccinal est maintenant obligatoire pour assister aux grands événements, dont les matchs de sport professionnel.

Tout cela n'a toutefois pas empêché les Sénateurs d'Ottawa d'indiquer, vendredi, qu'ils s'attendent à pouvoir faire salle comble à leur match d'ouverture à domicile contre les Maple Leafs de Toronto, le 14 octobre.

Les spectateurs devront cependant respecter plusieurs directives sanitaires afin d'accéder aux gradins du Centre Canadian Tire, dont la capacité en configuration hockey est estimée à 19 153 sièges.

Avec les informations de Associated Press, et La Presse canadienne

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