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Benoît Huot a redonné confiance à Aurélie Rivard à Tokyo

La nageuse est appuyée sur la ligne de couloir et elle savoure sa victoire.

La Canadienne Aurélie Rivard

Photo : Getty Images / Naomi Baker

La championne paralympique Aurélie Rivard est de retour au Canada avec ses cinq médailles des Jeux de Tokyo.

Si la dernière année en a paru cinq, la quinzaine paralympique est vite passée.

C’est un peu difficile à croire que ce soit déjà fini. Ça a été tellement long et ça a tellement passé vite en même temps que c’est encore un peu surréel, a-t-elle confié à Radio-Canada Sports.

Cinq médailles, dont deux d’or, ponctuées par des records du monde. On pourrait croire que ça a été facile, mais c’est loin d’avoir été le cas.

À sa première épreuve, le 50 m style libre, dont elle détient le record mondial, elle a décroché le bronze et le doute s’est installé. Elle s’est enfermée dans sa chambre jusqu’au lendemain après-midi.

Je ressentais tellement de choses, raconte-t-elle. J’ai même regardé les horaires de vol pour rentrer à la maison. J’avais peur que ça se reproduise dans chacune de mes épreuves.

Un de ceux qui l'a aidée à se recentrer est l'ancien nageur Benoît Huot, qui avait vécu quelque chose de semblable à ses troisièmes Jeux. Il a su trouver les bons mots.

Aurélie Rivard savait que ce n'était pas des paroles en l'air, puisque ça venait de quelqu'un qui l'avait vécu.

Moi et Ben, on se dit souvent qu’on vit la même vie à 12 ans d’intervalle.

Ses premiers Jeux, c’était magique. Les miens aussi. Mes deuxièmes Jeux étaient axés sur la performance. Et il m’avait dit que ses troisièmes Jeux étaient une déception avec juste des médailles de bronze, alors qu’il s’en allait pour gagner.

C’est ça qui s’est passé au jour un et je me suis dit : "Ah non...C’est le destin, on a exactement le même parcours."

Il m’a texté cette journée-là et c’est une des personnes qui m’a aidée à mettre ça derrière moi.

La nageuse québécoise s’est convaincue que les Jeux commençaient avec sa deuxième épreuve, le 100 m libre.

Et ça a fonctionné. Elle a remporté la médaille d'or en éclipsant son record du monde, exploit qu’elle a répété au 400 m.

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Quand vient le temps de regarder vers les Jeux de 2024, Aurélie Rivard se contente de dire que la porte est ouverte.

Si on creuse un peu, on s’aperçoit qu'elle n’a pas oublié les difficultés de la dernière année, mais que sa présence à Tokyo a ravivé la flamme de la compétitrice en elle.

Il y a des choses que j’avais oubliées, des choses dont je m’étais ennuyée, dit-elle. Il y a des choses que j’aurais faites différemment. Puis ça m’énerverait de terminer là-dessus.

En attendant, il y a quelques soupers de célébration au programme, deux cours à l'université, qui vont peut-être souffrir un peu des célébrations et de la fatigue liée à la dernière année.

Un retour à l'université à temps plein est prévu en janvier.

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