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CF Montréal c. Toronto FC, un match « totalement différent »

Ils se bousculent pour saisir le ballon.

Deux joueurs de soccer

Photo : Jasen Vinlove-USA TODAY Sports

Olivier Tremblay

Quand le CF Montréal « accueillera » le Toronto FC au stade Saputo, vendredi, la dynamique d’avant-match sera presque inédite en huit ans.

Trouver une représentation du classico canadien pour laquelle Montréal profitait d’un avantage aussi net au classement devant Toronto n’est pas une mince affaire. Peut-être en 2018, avec des Reds exclus d’une course aux éliminatoires à laquelle l’Impact s’accrochait péniblement (et en vain, au bout du compte)? Encore là, l’écart en fin de saison n’était que de 10 points.

Vendredi soir, à l’ombre du mât du stade – oubliez un instant que le soleil ne se couche pas dans le bon angle –, les Torontois défieront les Montréalais avec un retard de 13 points au classement. Un gouffre comme on n’en a pas vu à partir de 2014, début d’une enfilade de saisons où le Toronto FC s’est classé soit tout près de Montréal, soit loin devant son rival historique, avec trois finales de la MLS et un championnat à la clé.

À la fin de la saison 2013, le cratère de Shackleton séparait l’Impact et le TFC : 20 points. Cette année-là, Montréal s’était offert la victoire la plus retentissante de toutes entre ces deux équipes, une claque de 6-0 en Championnat canadien. L’Impact s’était qualifié pour le premier tour éliminatoire à sa deuxième campagne en MLS, tandis que le TFC restait sur sept échecs en sept saisons.

Pourtant, en 2013, l’une des six victoires torontoises avait été acquise contre Montréal, en toute fin de saison. Cette rivalité est une succession de matchs pièges, les deux équipes vous le diront. Si un Impact en perdition a pu aller gagner 5-3 au BMO Field en 2017, le médiocre TFC de 2021 peut bien venir sonner le CF Montréal sur sa pelouse.

J’accorde très peu d’attention au classement de Toronto, car c’est un derby, a soutenu l’entraîneur-chef du CF Montréal, Wilfried Nancy, en point de presse virtuel. Du coup, derby veut dire que c’est un match différent. Les deux équipes veulent gagner pour leurs supporteurs. On est mieux en ce moment, mais c’est un match à part entière, totalement différent. Je m’en méfie dans le sens où c’est un bon défi à la maison, devant nos supporteurs. C’est un match qu’on veut gagner, tout simplement.

Montréal a déjà vaincu Toronto cette saison à la maison. C’était au premier match de 2021, quand l’équipe avait dû s’établir en Floride. Depuis, beaucoup de choses ont changé au sein du Toronto FC. L’entraîneur Chris Armas, qui devait imposer le style énergique à la Red Bulls de New York à l’équipe torontoise, l’a dirigée pour une petite quinzaine de matchs pour la plupart ratés. Le nouveau patron Javier Perez doit trouver un moyen de redonner au TFC ses bonnes habitudes.

Jozy Altidore, le tout meilleur buteur du classico canadien, manquera la rencontre parce qu’il a été opéré à un pied. Le nouveau joueur désigné Yeferson Soteldo, acquis neuf jours après la défaite contre Montréal, n’a rien cassé jusqu’ici. La défense a accordé 44 buts à l’adversaire en 21 matchs. Ce n’est pas le rythme du pire rendement défensif des 25 précédentes saisons de la MLS (les 75 buts en 34 matchs de Cincinnati en 2019), mais ce n’est pas loin.

Cet adversaire peut marquer des buts, a rappelé Nancy. Après tout, Montréal n’en a inscrit que deux de plus que Toronto.

Je ne suis pas à Toronto pour voir tout ce qui se passe et tout ce qui se dit, a-t-il ajouté. Mais sur les derniers matchs, les joueurs qui ont joué ont peut-être perdu, mais ils ont été dangereux offensivement, ils se sont procuré des occasions. C’est sûr qu’ils ont pris des buts lors de pertes de balle, lors de prises de risque dans la construction.[…] Mais ce que je sais, c’est que dans tous les derniers matchs que j’ai vus, ils ont été dangereux offensivement.

Je me méfie de ce match-là, pas parce que j’ai peur qu’on perde, mais parce que je veux qu’on l’attaque du bon pied, et quand on aura des moments difficiles, il faut être solide.

Une citation de :Wilfried Nancy, entraîneur-chef, CF Montréal

Pour Nancy, tout passera par la maîtrise des émotions au sein de ce groupe qui demeure très jeune, un groupe qui n’aura pas besoin de motivation supplémentaire pour affronter l’ennemi.

Cette saison plus que jamais, le CF Montréal compte sur de nombreux joueurs qui ont grandi avec cette rivalité. Le Belgo-Québécois Zorhan Bassong, par exemple.

Je m’attends à une ambiance encore plus formidable que ce qu’on a déjà eu, a indiqué Bassong. Déjà, je trouve que l’ambiance est superbe au stade Saputo, et là, ce sera un derby contre nos rivaux canadiens de Toronto. Je pense que les spectateurs seront super chauds pour ce match. Et nous aussi, on l’attend avec impatience. On a déjà joué contre eux en début de saison. Toronto, ils vont venir ici pour une revanche. Nous aussi, on est super motivés, et je suis super excité de jouer ce match-là.

Le jeune de 22 ans a toutes les raisons de l’être, et il a choisi la bonne saison pour revenir jouer à la maison après avoir quitté Montréal pour l’Europe en… 2013. On ne dit pas qu’il y a nécessairement corrélation, mais…

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