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Mieux gérer les fins de match, le chantier du CF Montréal

Un bras sur l'épaule d'un coéquipier, il tire la langue après avoir marqué.

Djordje Mihailovic (à gauche) a été l'unique buteur du CF Montréal à Philadelphie.

Photo : Mitchell Leff-USA TODAY Sports

Olivier Tremblay

Les chiffres le montrent : le CF Montréal, sur la pelouse de l’Union de Philadelphie, a rendu samedi une copie admirable. L’ancien Impact n’a accordé qu’une occasion franche à ses rivaux. Les modèles statistiques prédictifs — les fameux « buts attendus » — suggèrent que, sur l’ensemble du match, Montréal a créé davantage de jeu que Philadelphie.

Sauf que le match a fini 1-1. Le seul tir cadré de l’Union — pour lequel le terme technico-tactique exact est une garnotte de l’extérieur de la surface — s’est rendu au fond. Un tir de 19,8 mètres qui a voyagé à la vitesse de 106,5 km/h et qui avait 7 % de chances de devenir un but, selon les données de la MLS.

Beaucoup de positif, bref, mais un regret. Un gros, puisque le CF Montréal n’avait plus qu’à protéger son avance, acquise avec un but de Djordje Mihailovic, pour environ une dizaine de minutes.

C’est avec ces situations que les joueurs gagnent de l’expérience, a souligné Mihailovic en visioconférence lundi. Nous sommes une équipe assez jeune, et certains joueurs expérimentés sont blessés. Dans ces situations, c’est par-dessus tout une question de mentalité. Quand il y a de la fatigue physique vers la fin, l’aspect technique ou tactique ne compte plus. C’est ta mentalité qui te permet de tenir jusqu’à la fin et d’aller chercher les trois points.

Les Montréalais ne vont quand même pas jeter le bébé avec l’eau d’un bain qu’on espère frais avec cette chaleur. Ils viennent de jouer trois matchs en huit jours. Ils ont gagné leur rendez-vous à domicile et sont repartis des deux rencontres à l’extérieur avec un point. Un bon bilan après une vilaine séquence d’un seul point récolté sur une possibilité de 15.

Il écarte un adversaire avec son bras gauche pendant qu'il tente de maîtriser le ballon.

Joel Waterman (à gauche) faisait partie du trio de défenseurs centraux contre Philadelphie.

Photo : Eric Hartline-USA TODAY Sports

L’entraîneur-chef Wilfried Nancy avait expliqué, la semaine dernière, que ces mauvais résultats lui avaient fait souhaiter que son groupe soit moins nice, comme disent les jeunes. Le message semble s’être frayé un chemin jusque dans la tête des joueurs, qui avaient peut-être perdu de vue au fil du temps certains de leurs objectifs communs.

Après notre match contre D.C., nous avons repensé à nos objectifs de début de saison, à la manière dont nous voulions jouer, a raconté le défenseur Joel Waterman. Et nous voulions notamment que ça écœure l’adversaire, jouer contre nous. Ça, nous l’avions perdu un peu pendant les matchs qui nous échappaient. Et nous voilà revenus à l’essentiel de notre style de jeu, particulièrement sur le plan défensif.

Défensivement, il faut être désagréable, il faut écœurer l’adversaire, il faut jouer de manière physique. C’est comme ça qu’on gagne des matchs dans cette ligue.

Une citation de :Joel Waterman, arrière central, CF Montréal

Il n’en reste pas moins que le corps doit suivre la tête. Six joueurs de champ ont amorcé les trois rencontres en huit jours : Mihailovic, Kamal Miller, Victor Wanyama, Zachary Brault-Guillard, Mathieu-Choinière et Joaquin Torres. Mihailovic et Miller ont joué trois fois les 90 minutes.

Le moins utilisé des six, Choinière, n’a joué que 74 % des minutes à sa disposition pendant la semaine. Même si on sentait de plus en plus de familiarité sur le terrain entre ces fréquents partenaires — il fallait voir l’enthousiasme de Mihailovic pour les montées de Choinière dans le couloir gauche contre Philadelphie —, un brin de repos s’impose.

Heureusement, il n’y a pas d’autre rencontre avant celle de vendredi contre l’ennemi juré, le Toronto FC. Et le CF Montréal ne jouera de nouveau que le 12 septembre, à domicile, contre le Nashville SC. L’objectif est clair.

Pour moi, ça prend trois points, et je suis certain que pour les autres aussi, ça prend trois points, surtout contre Toronto, a indiqué Mihailovic. Je suis encore en apprentissage sur la rivalité, mais je sais à quel point c’est important de gagner pour la ville, pour les supporteurs et pour nous-mêmes. Ces trois points seraient précieux au classement. Et nous aurons une pause ensuite, alors il n’y aura aucune retenue de notre part.

Comme l’avait annoncé Wilfried Nancy la semaine dernière, les renforts s’amènent : l'attaquant Romell Quioto était de retour lundi dans le groupe principal, si on peut l’appeler ainsi.

Les joueurs les plus sollicités dans la dernière semaine ont passé la séance au gymnase, et ce sont les réservistes, accompagnés d’un Rudy Camacho ou d’un Emanuel Maciel, par exemple, qui ont foulé le terrain naturel du Centre Nutrilait.

Quioto, qui s’était blessé à une jambe pendant la Gold Cup, le mois dernier, n’était pas le seul revenant. Ballou Tabla, qui traînait aux dernières nouvelles une blessure à l’aine quelques fois aggravée, a lui aussi pris part aux exercices avec ses coéquipiers.

Les dernières minutes du Québécois en MLS remontent à l’époque jurassique où Thierry Henry était l’entraîneur-chef. C’était le 24 octobre dernier.

Par ailleurs, le club a confirmé le retour du gardien Jonathan Sirois en prêt au Valour FC, dans la Première Ligue canadienne. Le Québécois avait été rappelé par son club formateur après le départ de Clément Diop, la semaine dernière.

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