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La fin d’une longue carrière pour Joëlle Békhazi

Elle tente de décocher un tir devant une joueuse de l'équipe espagnole pendant un match aux Jeux de Tokyo.

Joëlle Békhazi

Photo : Getty Images / Justin Setterfield

Radio-Canada

Après avoir passé 17 ans au sein du programme canadien de water-polo et vécu son baptême olympique cet été aux Jeux de Tokyo, la Québécoise Joëlle Békhazi a choisi de mettre un terme à sa carrière sportive.

L’athlète de 34 ans de Pointe-Claire a été titularisée 581 fois dans l’équipe nationale et a participé sept fois aux Championnats du monde. Mais pour Békhazi, l’expérience olympique restera inégalable.

Le plus beau moment était probablement d’entendre l’hymne national avant notre premier match [contre l’Australie], a-t-elle expliqué. Savoir que tout le monde te regarde à 2 h 30 du matin, tous mes amis et les membres de ma famille... À ce moment, j’étais officiellement une olympienne. Je retenais vraiment mes larmes.

Le Canada a finalement perdu ce match 8-5 contre les médaillées de bronze des derniers mondiaux.

Ce premier match a été difficile. Il y avait beaucoup de nervosité et nous n’étions pas nous-mêmes. C’était difficile de nous voir jouer de cette manière, mais c’était normal. Nous n’aurions pas été humaines si ce premier match ne s’était pas déroulé ainsi.

Une citation de :Joëlle Békhazi

Savourer le moment

Les poloïstes canadiennes ont conclu le tournoi au 7e rang. Après avoir perdu trois matchs en phase de groupe, elles se sont retrouvées face aux Américaines, maintenant triples championnes olympiques en titre, en quarts de finale. Une défaite de 16-5 a alors enlevé aux Canadiennes tout espoir de médaille.

Elles ont néanmoins terminé la compétition avec force dans les matchs de classement. Après avoir perdu 14-12 en tirs de barrage contre les Australiennes, elles ont vaincu les Chinoises 16-7.

Je suis vraiment fière que nous ayons fait preuve de résilience. À la fin, nous avons vraiment montré qui nous sommes et ce pour quoi nous avons travaillé si fort, a ajouté Békhazi.

Nous avons montré que nous allions continuer de nous battre et d’aller de l’avant. Je suis contente que nous ayons élevé notre niveau de jeu à la fin, et pas juste joué pour en finir. Car ça aurait été la route la plus facile.

Je me répétais que nous devions continuer de nous battre pendant huit quarts, puis quatre... Dans ma tête, c'étaient les derniers de ma carrière. Je quitte ce sport en l’aimant tout autant qu’à mes débuts. Ça me rend très émotive, mais je suis vraiment chanceuse dans un sens.

Une citation de :Joëlle Békhazi

Plusieurs projets

Joëlle Békhazi ne manque pas de projets pour la retraite. En plus d’être représentante pour la compagnie de maillot de bain Jolyn, elle termine des études en ostéopathie. Elle espère fonder bientôt une famille avec son conjoint, l’ancien escrimeur et athlète olympique Étienne Lalonde Turbide.

Elle souhaite aussi s'impliquer dans le développement du water-polo au Canada. Je veux être là et aider d’une manière ou d’une autre. J’aimerais probablement être entraîneuse, car j’ai besoin de combler ma passion.

Selon Békhazi, la présence d’une première équipe féminine canadienne aux Jeux olympiques depuis ceux de 2004 à Athènes aidera à faire grandir son sport.

Le fait de revoir du water-polo à la télévision [pendant les JO], que les gens puissent voir à quel point notre sport est incroyable – il est difficile, différent et il englobe tellement d’aspects –, ça va aider à le développer à nouveau. Les gens vont s’inscrire davantage. Il y a eu un long creux de vague et je sais que le fait qu’on ne se soit pas qualifiées pendant trois cycles olympiques [avant Tokyo] y a contribué.

- Avec les informations de CBC Sports

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