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Chronique

Messi, c'est Paris

Le principal défi de l'entraîneur du Paris Saint-Germain sera de faire jouer ses vedettes en parfaite cohésion.

Dans la foule, un partisan présente une banderole sur laquelle il est écrit : Ici c'est Paris. En arrière-plan, un écran géant montre Lionel Messi dans l'uniforme du Paris Saint-Germain.

Lionel Messi a été accueilli comme un roi à Paris.

Photo : Reuters / YVES HERMAN

Lionel Messi est un joueur du Paris Saint-Germain.

Jamais je n’aurais imaginé prononcer cette phrase il y a encore quelques semaines.

Pourtant, les larmes versées par les partisans du club blaugrana confirment bien cette nouvelle réalité.

Il fallait que les planètes soient parfaitement alignées, dans une industrie du football en plein essor, pour que cette opération puisse se réaliser. Car nous parlons probablement du meilleur joueur de tous les temps.

Messi a marqué plus de 700 buts au cours de sa carrière, durant laquelle il a aussi remporté 4 titres en Ligue des champions et 10 championnats en ligue espagnole.

La gestion catastrophique du Barça, qui accumule des dettes avoisinant 1,6 milliard d’euros, conjuguée à l’ambition pharaonique du Paris Saint-Germain (PSG) aura rendu possible ce mouvement.

De plus, la masse salariale des blaugrana étant beaucoup trop élevée, il était impossible d’inscrire Messi (et son salaire annuel de 40 millions d'euros) dans l’effectif pour la saison 2021-2022.

C’était donc la fin de l’aventure barcelonaise pour Lionel Messi, qui était inconsolable au moment de faire ses adieux à ses ex-coéquipiers.

Sa conférence de presse a ému toute la planète sportive et a mis en lumière l’attachement qu’il pouvait avoir pour ce club qui lui a tant donné.

Il s'essuie le nez avec un mouchoir.

Lionel Messi n'a pu retenir ses larmes lors de la conférence de presse confirmant son départ du FC Barcelone.

Photo : Getty Images / Eric Alonso

Ces larmes ont rapidement laissé place aux joies de la découverte de l’une des plus belles villes du monde : Paris.

On a vu un Messi, accompagné de sa femme Antonella et de leurs trois enfants, heureux, presque surpris par l’accueil extraordinaire que les Parisiens leur ont réservé.

D’abord, à l’aéroport du Bourget à son arrivée en jet privé, puis lors de sa conférence de presse au Parc des Princes, où une foule immense s’est réunie afin d’applaudir le sextuple Ballon d’or.

Le slogan Paris est magique prenait dès lors tout son sens à mes yeux.

Mon imagination en venait même à transposer des lieux historiques de la ville à ces scènes hallucinantes : Messi était la place de l’étoile et faisait face à la grande armée de supporteurs parisiens.

Mes pensées lyriques ne se sont pas arrêtées en aussi bon chemin...

Le sourire esquissé par la Mona Lisa au Musée du Louvre traduisait, à mes yeux, son bonheur de retrouver un Léo tout près d’elle.

Un esprit aux antipodes de celui des Espagnols, qui évoquerait davantage le tableau Guernica de Picasso en termes d’ambiance...

La Liga donne bien l'impression qu'elle devra reconstruire sur des ruines, traduites par des dettes colossales et une image de marque nettement affaiblie.

En plus du lutin argentin, le PSG a réussi à arracher au championnat espagnol d’autres têtes d’affiche comme Neymar, Sergio Ramos, le gardien de but Keylor Navas et même le capitaine de la sélection néerlandaise Georginio Wijnaldum, qui a préféré signer un contrat avec Paris cet été plutôt qu’avec le FC Barcelone.

De quoi mettre en lumière toute la puissance économique de clubs tels que le Paris Saint-Germain ou même Manchester City, qui tranche avec les difficultés financières que vivent des clubs historiques, dont le Barça et le Real Madrid, ébranlés notamment par la crise de la COVID-19.

Bandeau consultez Tellement soccer

La question la plus importante qui se pose aujourd’hui : comment faire jouer toutes ces vedettes ensemble et en parfaite cohésion?

L’histoire nous a prouvé qu’au soccer, il ne suffit pas d’empiler les joueurs vedettes pour obtenir les meilleurs résultats.

Un problème de riche, diront certains, sauf que la tâche s’annonce compliquée pour l’entraîneur argentin Mauricio Pochettino, qui n’aura pas le droit à l’erreur après six mois mitigés à la barre de l’équipe parisienne.

Il devra se transformer en véritable chef d'orchestre afin de faire jouer ses troupes en parfaite harmonie, en plus de devoir gérer l'ego surdimensionné des supervedettes dans le vestiaire.

À l'instar du Da Vinca Code, les supporteurs parisiens placent tous leurs espoirs en celui qui les mènera enfin à l'objectif premier : remporter la Ligue des champions.

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