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Une première pour Amélie Kretz à Montréal

Une athlète en maillot de bain pendant une épreuve de course.

Amélie Kretz

Photo : Gracieuseté : World Triathlon

Radio-Canada

Pour la première fois de sa carrière, Amélie Kretz prendra le départ de l’étape montréalaise de la Série de Championnat World Triathlon (WTCS) cette fin de semaine. Et elle le fera dans le cadre d’une toute nouvelle épreuve, le super sprint par élimination, qui en intrigue plus d’un.

La course aura un format complètement différent. Je ne sais pas à quoi m’attendre, comme tous les athlètes qui sont ici. On ne l’a jamais faite en Série de Championnat du monde, c’est tout nouveau, a indiqué la Québécoise de 28 ans.

La compétition se déroulera sur deux jours, vendredi et samedi, selon le format super sprint [300 m de natation, 6,6 km de vélo et 2 km de course]. La première journée sera consacrée aux qualifications. Les 10 premiers de chaque course et les 5 premiers des courses de repêchage avanceront aux derniers tours. Trois autres courses à élimination seront présentées samedi et seulement 10 triathlètes se qualifieront pour les grandes finales féminine et masculine. Le relais mixte, une autre nouveauté, sera présenté dimanche.

Dans le sport, il faut toujours trouver la manière qui est la plus excitante, pas juste pour les athlètes, mais aussi pour les spectateurs. Sur la scène internationale en triathlon, on l’a compris depuis des années, a expliqué Patrice Brunet, président de Productions Podium et du Triathlon Mondial Groupe Copley.

Avec un parcours urbain qui compte plusieurs boucles en vélo, en natation et en course à pied, le spectateur va voir l’athlète passer devant lui toutes les 6 à 7 minutes, a-t-il poursuivi.

« Si on revient 20 ans en arrière, les athlètes partaient pour 40 kilomètres et on ne les voyait pas avant qu’ils reviennent. Le triathlon est rendu ailleurs maintenant. La fédération internationale joue avec des concepts que l’on retrouve dans d’autres sports où il y a des éliminations pour finalement gagner. »

— Une citation de  Patrice Brunet

Devant les siens

Amélie Kretz aborde ce nouveau format sans trop se mettre de pression. Mon objectif principal, cette année, c’était les Jeux. Tout ce que je fais après, c’est comme un bonus, la cerise sur le sundae. Mais je suis vraiment dans une bonne forme et j’aimerais pouvoir le montrer ici, a expliqué l’athlète de Sainte-Thérèse, qui se réjouit surtout de pouvoir se produire devant les siens.

Des compétitrices à vélo dans un virage

Amélie Kretz

Photo : Gracieuseté : World Triathlon

Ma famille et mes amis seraient venus à Tokyo s’ils en avaient eu la chance. C’est vraiment une belle opportunité de courir devant eux au moins une fois cette année, a indiqué Kretz. Pour les remercier en quelque sorte pour le support des dernières années.

Deux semaines après avoir participé à l’épreuve individuelle des JO de Tokyo, où elle a réussi une surprenante 15e place, Kretz est encore un peu ambivalente face à son résultat, même s’il s’agit du meilleur jamais obtenu par une Canadienne aux Jeux olympiques.

Comme athlète, on veut toujours plus. Je sais que je n’ai pas eu une très bonne nage. En regardant mes temps, je sais que si j’avais nagé comme je suis capable de le faire, j’aurais pu avoir un résultat encore meilleur. Mais c’est difficile d’être déçue quand tu donnes tout ce que tu as. Tu ne peux pas avoir de regrets. Et c’est sûr qu’on s’attendait à une meilleure performance au relais. Ça a été une grosse contre-performance, a-t-elle lancé au sujet de sa 15e place au relais mixte avec Joanna Brown, Matthew Sharpe et Alexis Lepage.

« Mais je reviens de Tokyo fière de ce que j’ai accompli, surtout après les derniers mois et les dernières années. Je sais que j’ai encore beaucoup à donner. »

— Une citation de  Amélie Kretz

De grosses pointures

À Montréal, Kretz comptera notamment parmi ses rivales la Bermudienne Flora Duffy, championne olympique en titre et championne à Montréal en 2016, ainsi que l’Américaine Katie Zaferes, médaillée de bronze à Tokyo et gagnante de l’édition 2019 du triathlon montréalais.

Elle porte une banderole avec le logo olympique haut dans les airs et sourit.

La championne olympique du triathlon, Flora Duffy, a offert aux Bermudes sa première médaille d'or dans l'histoire.

Photo : Getty Images / Cameron Spencer

Du côté des hommes, le Néo-Zélandais Hayden Wilde, 3e à Tokyo, et le Belge Jelle Geens, couronné à Montréal en 2019, seront de la partie. Jérémy Briand est, jusqu’à présent, le seul Canadien inscrit à l’épreuve individuelle.

Gros plan d'un triathlète à son épreuve de course

Le triathlète belge Jelle Geens tentera de défendre son titre à Montréal.

Photo : belga mag/afp via getty images / ROB WALBERS

La réponse des athlètes a été relativement bonne, même si on aurait aimé avoir Alex Yee [médaille d’argent à Tokyo] qui a décidé de ne pas venir à Montréal. Mais on a Flora Duffy chez les femmes. Ça dépend où ça rentre dans leur planification, a dit Patrice Brunet.

Après les Jeux olympiques, il y a toujours des questions que les athlètes se posent : est-ce que ça vaut la peine que je continue? Est-ce que je viens pour continuer à avoir des points, des bourses? La course de Montréal est une course qui attire beaucoup d’attention. Mais comme chaque année, les athlètes vont faire leur choix, a-t-il conclu.

L’épreuve montréalaise est le dernier arrêt avant les finales de la Série de Championnat du monde de triathlon, qui auront lieu du 20 au 22 août à Edmonton.

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