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Les partenaires commerciaux satisfaits des excuses du Canadien

Ils donnent une conférence de presse.

Geoff Molson et Marc Bergevin

Photo : The Canadian Press / Graham Hughes

La Presse canadienne

Alors qu'un groupe montréalais aidant les victimes d'agressions sexuelles continue de critiquer la décision du Canadien d'avoir repêché un joueur reconnu coupable d'une infraction sexuelle en Suède, les commanditaires qui ont précédemment exprimé, jeudi, leurs inquiétudes disent qu'ils vont maintenir leur lien avec l'équipe.

Le Groupe St-Hubert et Desjardins sont satisfaits des excuses présentées la veille par le propriétaire de l'équipe, Geoff Molson. Les commanditaires avaient publiquement remis en question la décision du Tricolore de sélectionner Logan Mailloux vendredi dernier.

Les entreprises ont annoncé leur décision de poursuivre leur association avec le Tricolore. Nous apprécions le fait que M. Molson ait assumé la responsabilité de la décision et s'en soit excusé, a déclaré la porte-parole de St-Hubert, Josée Vaillancourt.

Desjardins a écrit dans un communiqué être également satisfait de la réponse de l'équipe. Nous avons contacté le Canadien lundi pour partager notre malaise face à cette décision, a dit la porte-parole de Desjardins, Valérie Lamarre. Nous sommes satisfaits de la sincérité des commentaires exprimés par Geoff Molson.

Pour Trêve pour Elles, un groupe à but non lucratif basé à Montréal qui lutte contre la violence sexuelle, le fait que la Sainte-Flanelle ne revienne pas sur ce choix de repêchage est une erreur.

Le message reste le même, que le bien-être et la sécurité des femmes valent moins que la carrière d'un homme, a déclaré Geneviève Brochu, travailleuse sociale du groupe.

Mailloux a été condamné à une amende par les autorités suédoises l'an dernier après avoir reconnu deux chefs d'accusation liés au partage, sans son consentement, d'une photo d'une femme en train d'accomplir un acte sexuel avec lui.

Par communiqué, Molson a exprimé que les actions de Mailloux ne reflètent en rien les valeurs de l'équipe, ajoutant que le Canadien n'avait aucune intention de nuire à la victime en repêchant Mailloux, et qu'ils se sont engagés à éduquer les gens sur le consentement sexuel.

Il a déclaré que le CH a demandé à Mailloux de ne pas participer au camp des recrues ni au camp d'entraînement, cet automne.

Le Groupe St-Hubert a indiqué dans un communiqué que l'entreprise est convaincue que le club prendra des mesures pour sensibiliser le public aux inconduites sexuelles.

Cela apportera, espérons-le, des changements positifs, a ajouté Mme Vaillancourt. Nous continuons de désapprouver les actes d'abus et les comportements répréhensibles, quel que soit le statut d'une personne dans la société.

Au Canada, la publication non consensuelle d'une image intime est une infraction au Code criminel et, dans les cas les plus graves, est passible d'une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à cinq ans.

C'est un crime. Tourner autour du pot et utiliser des expressions comme "erreur grave" ou "erreur de jeunesse" contribue à la banalisation et à la culture du viol.

Une citation de :Geneviève Brochu, travailleuse sociale, Trêve pour Elles

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