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Hamilton et Verstappen s'accrochent et pimentent la course au titre

Ils se félicitent l'un l'autre après la course sprint.

Max Verstappen (Red Bull) et Lewis Hamilton (Mercedes) au Grand-Prix de Grande-Bretagne

Photo : Getty Images / Mark Thompson

Agence France-Presse

Et maintenant? L'accident spectaculaire du Grand Prix de Grande-Bretagne fait entrer la rivalité entre Max Verstappen et Lewis Hamilton dans une dimension plus musclée que jamais sur la route du titre en formule 1.

Le directeur de l'écurie Mercedes, Toto Wolff, a voulu défendre son poulain, Lewis Hamilton. Il faut être deux pour danser le tango, a-t-il souligné. Hamilton est jugé par la direction de course principalement responsable de l'accrochage à haute vitesse qui a envoyé son rival dans le décor.

Si Toto Wolff se permet l'expression, c'est que Verstappen va bien. Sorti de l'hôpital en soirée, le Néerlandais a rassuré tout le monde : rien de cassé... Sauf la relation respectueuse entre les deux champions.

Pour le Néerlandais, Hamilton a été dangereux dans son pilotage, irrespectueux et antisportif dans ses célébrations. Pour le Britannique, son concurrent est l'un des pilotes les plus agressifs.

Qui est fautif? Chacun aura son avis sur l'accident à plus de 300 km/h. D'un côté du ring, un septuple champion du monde, plus beau palmarès de la F1 : King Lewis. De l'autre, le prodige batave, plus jeune pilote et vainqueur de la discipline : Mad Max. L'expérience contre la fougue.

Et si Verstappen est en F1 depuis 2015, leur rivalité ne fait que commencer. Car cette fois, les deux jouent dans la même catégorie. L'un avec une Mercedes auparavant sans égale. L'autre avec une Red Bull désormais parmi les poids lourds.

Le plus grand pilote de tous les temps se bat avec une machine qui n'est peut-être pas aussi bonne que l'autre, conduite par une étoile montante qui essaie de faire sa place, a résumé Wolff. Ils sont entrés en collision, mais nous avons déjà vu cela avec toutes les grandes rivalités de l'histoire.

Il se concentre.

Toto Wolff, directeur de l'écurie Mercedes

Photo : Getty Images / Drew Gibson

Avec 10 manches effectuées sur 23, l'avenir dira si cette saison s'inscrit effectivement dans les grands millésimes de la F1, aux côtés des duels Prost-Senna ou Mansell-Piquet.

Si l'on regarde dans le rétroviseur, tout a commencé dès la première manche à Bahreïn. Le Néerlandais, revenu dans les derniers tours sur le Britannique, a fini par le doubler, mais en sortant des limites. Il a cédé sa place, sans broncher. À Imola, dans le premier tour, Verstappen, parti 3e, a dépassé dès le premier virage Hamilton.

Au Portugal comme en Espagne, Verstappen a refait le coup, mais Hamilton, après avoir temporisé, a fini par revenir pour sortir vainqueur de la quinzaine ibérique.

S'en est suivi un énorme passage à vide pour Mercedes, avec cinq échecs (Monaco, Azerbaïdjan, France, Styrie et Autriche) pour cinq victoires de Red Bull, dont quatre de Verstappen.

Solide leader avec 32 points d'avance, il est arrivé en Angleterre pour prendre la forteresse de Silverstone. Mais devant plus de 140 000 spectateurs, dont Tom Cruise et Harrison Ford, sir Lewis ne pouvait pas laisser filer la victoire, surtout sur la ligne d'arrivée rebaptisée Hamilton en son honneur.

Alors, quand les feux se sont éteints, les deux se sont envolés avec la même détermination. À chacun des virages, ils ont évité l'impact de justesse dans un ballet vertigineux... jusqu'à celui de Copse, où aucun n'a accepté de céder.

Max a été très agressif cette année et, la plupart du temps, j'ai dû céder pour éviter les incidents [...] Mais une fois qu'il est en tête, il est trop rapide, donc quand une occasion se présente, je dois la saisir, a relevé Hamilton, dont la pénalité de 10 secondes reçue ne l'a pas empêché de doubler en fin de course Charles Leclerc de Ferrari.

Assis sur son auto, Max Verstappen lève les bras et serre les poings.

Max Verstappen à Monaco

Photo : Getty Images / Pool

Entre les deux patrons d'écuries, Toto Wolff et Christian Horner, comme entre les partisans sur les réseaux sociaux, la rivalité est aussi exacerbée. Mais des limites ont été dépassées : celle du respect, envers Verstappen, dont certains supporteurs se réjouissaient de l'accident et du passage à l'hôpital; et celle du racisme, envers Hamilton, seul pilote noir de la F1.

Des propos dénoncés unanimement. Bien que la rivalité soit intense sur le circuit, les émotions très fortes ne doivent jamais franchir la ligne des insultes racistes, a déclaré Christian Horner, directeur de l'écurie Red Bull.

En course, le duel reprend en Hongrie, le 1er août.

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