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Évelyne Viens a les yeux rivés sur la finale olympique

Elles se sautent dans les bras.

Évelyne Viens (à droite) célèbre un but en compagnie de ses coéquipières.

Photo : afp via getty images / GREGG NEWTON

Alexandra Piché

Évelyne Viens rêvait de Jeux olympiques depuis la sixième année du primaire, avant même de découvrir son indéniable talent pour le soccer. L’annonce de sa sélection dans l’équipe canadienne pour Tokyo a été toute une réalisation pour elle.

J’avais écrit dans mon album de finissants du primaire que j’irais aux Jeux olympiques, peu importe comment et dans quel sport. C’est sûr que quand j’ai reçu l’appel, je pensais que je rêvais. J’ai mis une journée ou deux à m’en remettre, a-t-elle raconté.

Terre-à-terre de nature, la joueuse de L'Ancienne-Lorette est cependant rapidement retombée sur ses pieds. C’est bien beau de participer aux Jeux olympiques, mais elle voit déjà plus loin.

Je ne veux pas seulement être une Olympienne. J’aimerais repartir avec une médaille, a affirmé Viens.

Et pas de n’importe quelle couleur. L’équipe canadienne de soccer féminin a été médaillée de bronze à deux reprises aux Jeux de Londres (2012) et de Rio (2016). Elle souhaite donc aider ses coéquipières à atteindre la finale pour la première fois.

Je n’ai pas eu trop le temps de penser aux derniers mois. Tout s’est passé tellement vite. J’ai essayé de le faire après avoir reçu l’appel de l’équipe, mais je ne pense pas que j’ai vraiment réussi. Je le ferai après les Jeux olympiques, idéalement avec une médaille d’or autour du cou, a dit Viens.

Elle avance avec le ballon au pied sur le terrain.

Évelyne Viens a été repêchée par le NJ/NY Gotham FC.

Photo : Getty Images / Elsa

Son parcours hors du commun était loin de laisser présager qu’elle aurait l’occasion d’un jour réaliser son rêve. La joueuse de 24 ans avait toujours été ignorée quand venait le temps des invitations pour les camps et les tournois de l’équipe canadienne, malgré tous les records qu’elle a enregistrés dans la NCAA.

Celle qui a fait son parcours universitaire avec les Bulls de South Florida est devenue la meilleure buteuse de l’histoire du programme avec 73 buts en 77 matchs. L’attaquante a ensuite été repêchée en NWSL par le NJ/NY Gotham FC.

Pour la première fois en 2021, elle a retenu l’attention de la nouvelle entraîneuse de la sélection, Bev Priestman. Elle a participé à un premier camp d’entraînement en janvier, puis à son premier tournoi dans le maillot de l’unifolié à la SheBelieves Cup, à Orlando.

Malgré tout, elle n’a jamais laissé tomber son rêve olympique.

Je n’ai jamais cessé d’y croire. Je pense que tout arrive pour une raison dans la vie. J’ai toujours continué de travailler fort et ç’a payé. Je suis contente du moment où je me suis fait appeler. Je suis prête mentalement et physiquement. Je suis vraiment contente d'où je me situe en ce moment, a expliqué Viens. 

Évelyne Viens à l'entraînement, le 13 février

Évelyne Viens à l'entraînement avec Jade Rose, le 13 février, en Floride

Photo : Soccer Canada

La joueuse québécoise est à Los Angeles, en Californie, pour participer au dernier camp de préparation de l’équipe avant de s’envoler pour le Japon. Durant les premiers jours, les athlètes ont pris le temps de se délier les jambes et de s’habituer à jouer ensemble.

Viens a indiqué qu’une chimie de groupe plus forte qu’auparavant était déjà en train de s’installer. Dans les prochains jours, la sélection commencera à travailler sur des éléments plus ciblés.

C’est sûr que je n’étais pas là aux derniers Jeux, mais c’est en demi-finales que ça n’a pas passé. Il faut donc travailler sur de petits détails pour réussir à passer cette phase et changer la couleur de la médaille. Je pense vraiment que ça va se jouer sur notre chimie et de petits détails, a-t-elle dit.

Évelyne Viens ne sait pas encore le rôle qui lui sera attribué à Tokyo. La formation compte plusieurs joueuses de bon calibre à l’attaque, dont la vétérane Christine Sinclair.

 Je ne sais pas encore quel sera mon rôle. Je pense que ça va se passer plus à Tokyo. Pour l’instant, l’accent est vraiment mis sur le développement de l’équipe. Le camp vient juste de commencer. Mon rôle va se préciser davantage une fois à Tokyo , a-t-elle ajouté.

Chose certaine, peu importe la place qu’elle occupera, la Québécoise fera de son mieux pour servir l’équipe et profitera de chaque occasion pour parfaire son jeu.

L’équipe canadienne de soccer féminin disputera le match d’ouverture du tournoi olympique contre la nation hôtesse, le 21 juillet, à Sapporo.

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