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Le CIO permettra aux athlètes de s'exprimer sur les sites des JO de Tokyo

La statue de Tommie Smith et de John Carlos aux JO de 1968 à Mexico

La statue de Tommie Smith et de John Carlos aux JO de 1968 à Mexico

Photo : Getty Images / Chip Somodevilla

Agence France-Presse

Le CIO a finalement cédé et a fait une troisième mise à jour en 18 mois des directives pour permettre aux athlètes de faire des gestes de protestation sur les sites de compétition.

Cette troisième mise à jour offre pour la première fois aux athlètes une plus grande liberté à l'intérieur même du site de leur événement.

Les dernières directives semblent permettre aux athlètes d'imiter les gestes emblématiques du poing levé en soutien au mouvement Black Power des sprinters américains Tommie Smith et John Carlos aux Jeux olympiques de Mexico en 1968.

Tommie Smith et John Carlos, têtes baissées, poings levés à Mexico en 1968 / © Tim Dahlberg, AP

Tommie Smith et John Carlos, têtes baissées, poings levés à Mexico en 1968 / © Tim Dahlberg, AP

Photo : Tim Dahlberg, AP

Les athlètes ne devraient toutefois être autorisés à protester qu'avant le début de la compétition et non sur le podium pendant les cérémonies de remise des médailles, comme l'ont fait Smith et Carlos.

Les médaillés américains avaient été expulsés des Jeux olympiques.

Les gestes seront désormais autorisés à Tokyo par les athlètes après avoir quitté la zone d'appel ou lors de la présentation de l'athlète ou de l'équipe, précise le CIO.

Cela devrait inclure les blocs de départ ou la ligne de départ.

Les athlètes s'exposent toujours à des mesures disciplinaires si leur geste vise, directement ou indirectement, des personnes, des pays, des organisations ou s'ils perturbent le déroulement de la compétition, rappelle le CIO.

Ce qui peut inclure le fait de perturber la concentration ou la préparation d'un adversaire, en déployant une bannière ou un geste lors d'un hymne national.

À une époque où les athlètes affichent leur activisme par des gestes tels que mettre un genou à terre, le CIO a eu du mal à adapter l'article 50 de sa charte.

Aucune sorte de manifestation ou de propagande politique, religieuse ou raciale n'est autorisée dans un lieu, site ou autre emplacement olympique.

Une citation de :Article 50 de la charte olympique
Texte de l'article 50 de la charte olympique Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'article 50 de la charte olympique du CIO

Photo : CIO

Le renforcement par la commission des athlètes du CIO de l'article 50 en janvier 2020 avait été critiqué à l'époque par certains groupes d'athlètes, et elle semblait obsolète après le meurtre de George Floyd en mai 2020.

Une révision de la règle a été promise par le CIO au milieu d'une vague mondiale de soutien au mouvement Black Lives Matter et à plus d'égalité sociale.

Noah Lyles lève son poing droit ganté avant son 200 m à Monaco en 2020.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Noah Lyles avant son 200 m à Monaco en 2020

Photo : Twitter

En août 2020, le champion du monde américain Noah Lyles, qui est Noir, avait imité le geste des JO de Mexico.

Il s'était tenu dans les blocs de départ de sa course de 200 m à la Diamond League de Monaco, la tête baissée et le poing droit ganté de noir levé.

Noah Lyles participera au 200 m à Tokyo.

Cette mise à jour du CIO est limitée aux Jeux olympiques de Tokyo, et ne fait pas référence aux Jeux d'hiver de 2022, en février prochain, qui pourraient eux aussi faire l'objet de gestes ou de messages controversés.

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