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Une filière Rouge et Or dans le rugby professionnel français

Évoluant en France pendant la pandémie, plusieurs joueuses retourneront en Europe la saison prochaine.

La joueuse de rugby Justine Pelletier sur le terrain.

Joueuse par excellence du Championnat canadien en 2019, Justine Pelletier ne sera pas de retour avec le Rouge et Or la saison prochaine.

Photo : Université Laval

En l’absence de saison, l’automne dernier, l’entraîneur-chef de l’équipe de rugby du Rouge et Or, Kévin Rouet, avait trouvé des places dans les rangs professionnels français à plusieurs de ses joueuses. Voilà toutefois que ces dernières ont si bien réussi que plusieurs retourneront en Europe la saison prochaine.

C’était une opportunité à saisir, mais aussi une chance à prendre. On ne sait jamais, dit Justine Pelletier, au sujet de l’état d’esprit dans lequel neuf joueuses du Rouge et Or s'étaient envolées pour la France, à la fin de l’été dernier.

On allait quand même dans un autre pays, mais ç'a vraiment valu la peine. Ça a été une saison très enrichissante, autant sur le terrain qu’au niveau culturel et humain, lance celle qui a porté les couleurs des Lionnes du Stade Bordelais.

Partie à Bordeaux avec Pelletier, Andréanne Valois explique que les deux coéquipières ont vite dû s'ajuster à un style de rugby beaucoup plus physique. On est vraiment dans l’affrontement. Ça m’a permis de pratiquer des choses que je ne peux pas pratiquer ici, explique la Gatinoise de 25 ans.

Un beau problème pour Rouet

Kévin Rouet a fait le même constat une fois sur place. L’entraîneur français a profité de l’annulation de la saison U Sports pour retourner dans son pays natal durant quatre mois et faire une tournée de toutes les équipes pour lesquelles ses joueuses s’alignaient.

Quasiment la totalité des filles ont été partantes dans leur équipe de première division française. Ça veut dire qu’on a un très bon niveau ici, ajoute-t-il fièrement.

Le hic, c’est que ses protégées ont si bien réussi que les équipes françaises leur ont proposé de revenir la saison prochaine.

Deux joueuses courent à l'entraînement.

À 25 ans, Andréanne Valois ne pouvait laisser passer la chance de retourner en France pour une deuxième saison.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Fraîchement rentrées à Québec après 10 mois de l’autre côté de l’Atlantique, Andréanne Valois et Justine Pelletier, joueuse par excellence du Championnat canadien en 2019, repartiront donc en France à la fin de l’été, laissant de côté la saison universitaire.

Rappelant qu’il n’y a pas d’assurance qu’il y aura une saison au Québec l’automne prochain, Rouet appuie la décision de ses joueuses.

C’était la bonne chose pour elles d’y aller cette année et je suis très content que certaines décident d'y retourner pour une deuxième année.

Une citation de :Kévin Rouet, entraîneur-chef du Rouge et Or rugby

Un titre à défendre

Certaines, mais pas toutes. Audrey Champagne, par exemple, sera de retour dans l’uniforme du Rouge et Or après une saison avec le Lons Rugby Féminin Béarn Pyrénées.

J’ai fait de très belles rencontres et vu de très belles affaires. J’ai beaucoup appris du point de vue technique et tactique et ça va juste m’amener plus loin ici, estime celle qui tenait à terminer ses études avant de possiblement retourner jouer en France.

Si elles ont pu disputer une saison complète en Europe, les joueuses étaient testées pour la COVID-19 toutes les semaines et la grande majorité de leurs parties se sont jouées à huis clos. Connaissant la popularité du rugby en France, Valois et Pelletier espèrent d’ailleurs avoir la chance de jouer dans des stades pleins la saison prochaine.

D’ici à leur retour sur le Vieux Continent, les deux joueuses ont toutefois repris l’entraînement avec leurs coéquipières universitaires. L’occasion de partager leurs apprentissages et d'aider l’équipe à se préparer pour la défense de son premier titre national remporté en 2019.

Peut-être qu’un jour quand elles reviendront de France, elles pourront finir leurs années universitaires, mais j’ai une bonne équipe qui s’en vient, alors je ne suis pas trop stressé avec ça, rassure Kévin Rouet.

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