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Les Blackhawks de Chicago au cœur d'un scandale d'agression sexuelle

Mis au courant de deux allégations d'agression sexuelle d'un entraîneur adjoint contre des joueurs, l'état-major de l'équipe aurait refusé de porter plainte à la police.

Un joueur des Blackhawks s'échauffe, le logo de l'équipe étant projeté sur la glace.

Un ancien entraîneur adjoint des Blackhawks, Bradley Aldrich, aurait agressé sexuellement 2 joueurs de l'équipe en 2010.

Photo : Getty Images / Jonathan Daniel

Radio-Canada

Un ancien entraîneur adjoint des Blackhawks de Chicago, Bradley Aldrich, aurait agressé sexuellement deux joueurs de l'équipe lors des séries éliminatoires de 2010, des allégations qui se seraient rendues jusqu'à l'état-major de l'équipe, sans toutefois qu'elle n'intervienne, rapportent Athlétique et TSN.

Les faits reprochés remontent à 2010, lors de la conquête de la Coupe Stanley par les Blackhawks. Aldrich était alors spécialiste vidéo de l'équipe.

Une première poursuite a été intentée le 7 mai dernier contre l'équipe par un joueur de l'époque, rapporte le réseau TSN.

Ce joueur, dont l'identité reste protégée, allègue que Bradley Aldrich, alors à l'emploi des Blackhawks, lui envoyait régulièrement des messages textes inappropriés, le menaçant physiquement, financièrement, et émotionnellement s'il n'acceptait pas d'avoir des rapports sexuels avec lui.

La poursuite indique qu'un total de deux joueurs de l'équipe de 2010 ont été agressés sexuellement par Aldrich. Selon le site spécialisé Athlétique, tous les membres de l'équipe étaient au courant des faits allégués.

L'état-major des Hawks et la LNH savaient et n'auraient rien fait

Selon TSN, qui cite des sources au fait du dossier, l'incident entre Aldrich et les joueurs agressés avait été rapporté par ces derniers à Paul Vincent, alors entraîneur adjoint pour les Blackhawks.

Vincent avait averti l'état-major, à savoir John McDonough, président de l'équipe, Stan Bowman, directeur général, Al MacIsaac, vice-président des opérations hockey et James Gary, psychologue sportif attitré de l'équipe.

Vincent aurait demandé à l'état-major de porter plainte à la police, ce que la direction des Blackhawks a refusé de faire.

Parmi les autres dirigeants en 2010, on retrouve Joel Quenneville, alors entraîneur, et aujourd'hui entraîneur des Panthers de la Floride, et Marc Bergevin, alors directeur du personnel, et aujourd'hui directeur général du Canadien de Montréal.

Ni TSN ni Athlétique ne rapportent que Quenneville et Bergevin étaient au courant des faits, mais précisent que l'affaire était un secret de polichinelle dans le vestiaire.

John Torchetti, lui aussi un entraîneur adjoint au moment des faits allégués, a confirmé à TSN que cette réunion avait bel et bien eu lieu, et que Paul Vincent l'avait averti des accusations des deux joueurs à l'égard de Bradley Aldrich.

Le commissaire de la Ligue nationale de hockey (LNH), Gary Bettman, n'a toujours pas réagi aux allégations ni aux poursuites contre l'une des six équipes originales du circuit.

Son adjoint, Bill Daly, a quant à lui déclaré à Athlétique que la LNH avait été en contact avec les Blackhawks, mais qu'aucune enquête n'avait été mise sur pied. Daly a refusé de répondre à la question du site spécialisé, où on lui demandait quels éléments devaient être réunis pour qu'une enquête soit déclenchée.

Les Blackhawks ont eux aussi refusé de répondre aux questions de TSN et Athlétique, et ont demandé aux tribunaux d'abandonner les poursuites, sous prétexte qu'elles n'ont pas été intentées dans un délai raisonnable, indique TSN.

Une deuxième poursuite contre Aldrich

Le 26 mai dernier, une quinzaine de jours après la première poursuite intentée contre les Blackhawks concernant deux de leurs joueurs, une deuxième poursuite était intentée pour une allégation d'agression sexuelle impliquant Bradley Aldrich.

Dans cette deuxième poursuite, intentée une nouvelle fois contre les Blackhawks, un ancien joueur de l'école secondaire de Houghton, au Michigan, reproche à l'organisation de Chicago d'avoir fourni une lettre de recommandation à Aldrich dans sa recherche d'emploi. Ils estiment que les Blackhawks ont ainsi permis à Aldrich de faire d'autres victimes.

Aldrich avait quitté son poste d'entraîneur adjoint après la conquête de la Coupe Stanley en 2010, prétextant être à la recherche de nouvelles expériences professionnelles. Les Blackhawks n'avaient fourni aucune raison pour expliquer son départ.

Après avoir quitté les Blackhawks, Aldrich est devenu en juillet 2012 directeur des opérations hockey de l'Université Miami de l'Ohio, et avait l'habitude d'inviter de jeunes joueurs adolescents à sa demeure et de leur fournir illégalement de l'alcool pour des fêtes privées. C'est là qu'il aurait commis une agression sexuelle sur un mineur de 17 ans, au moment des faits allégués, rapporte TSN.

Aldrich a démissionné de son poste à l'Université Miami en novembre 2012 à la suite des doutes liés à un attouchement sexuel à l'égard d'un adulte, selon un rapport de police consulté par TSN.

En 2013, Bradley Aldrich avait plaidé coupable à une accusation d'abus sexuels sur un mineur. Il est officiellement reconnu comme un délinquant sexuel dans l'État du Michigan, où la plainte avait été déposée.

La semaine dernière, l'Université Miami de l'Ohio, où Aldrich travaillait à l'époque, a fait appel à une firme d'avocats pour conduire une enquête indépendante sur le séjour d'Aldrich.

Avec les informations de TSN et Athlétique

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